Cérémonie de lancement du 1er forum franco-djiboutien des affaires

Par NF | 14 mars 2009
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Cérémonie de lancement du 1er forum franco-djiboutien des affaires

Source: ADI

Le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, a pris part samedi, au Djibouti palace Kimpinski, à la cérémonie officielle de lancement du 1er forum franco-djiboutien des affaires, en présence du président de l’Agence Française de Développement, M. Pierre-André Wiltzer, et d’une vingtaine d'hommes d'affaires français. Ce forum, qui réunit pour la première fois à Djibouti, une délégation d’entreprises françaises conduite par le président du comité Afrique du Medef International, M. Patrick Lucas, les acteurs institutionnels et privés djiboutiens, les bailleurs de fonds et investisseurs étrangers, a vu la présence des membres du gouvernement et du parlement, des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, ainsi que de nombreux acteurs économiques du pays. Organisé par le Ministère chargé des Investissements, l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements et la Chambre de Commerce de Djibouti, avec le précieux appui de l’ambassade de France, cet événement a pour objectif principal de créer, selon Wiltzer, "des liens durables entre tous ces acteurs en vue d’accompagner la République de Djibouti dans la mutation économique dans laquelle elle s’est engagée depuis quelques années". Pour M. Pierre-André Wiltzer, ancien ministre et président de l’AFD, le chef de l’Etat djiboutien, M. Ismail Omar Guelleh, a fort bien analysé les profonds changements qu’allait apporter la mondialisation mais aussi les nouvelles chances qui s’offraient à Djibouti, plaque tournante entre l’Europe et l’Asie, le monde arabe et l’Afrique de l’Est. "En France, quand nous disons dans le "Livre blanc de Défense et de Sécurité" publié l’an dernier que l’axe prioritaire de nos engagements, de nos intérêts et de nos solidarités va de l’Atlantique jusqu’à la mer d’Oman et à l’Océan Indien, nous ne faisons que reconnaître ce que Djibouti avait anticipé", a-t-il dit. "La République de Djibouti a effectivement pour ambition d’être une porte d’entrée et un centre de rayonnement pour tout le Comesa (Marché commun de l’Afrique orientale et australe qui représente plus de 400 millions d’habitants", a expliqué le chef de la délégation française. "Avec une croissance forte et continue ces dernières années, elle présente de nombreuses opportunités dans différents secteurs tels que les télécommunications, l’énergie, le transport, l’eau, le commerce etc.… ", a-t-il ajouté avant de préciser que "dans la plupart de ces domaines, plusieurs projets d’importance sont actuellement en cours ou vont être mis en œuvre avec des financements nationaux, de bailleurs de fonds internationaux ou des financements privés". "Cette croissance est due à la à la valorisation de son positionnement, grâce à une diplomatie active dont, a affirmé M. Wiltzer, la mise en œuvre des accords de Djibouti signés en août dernier qui ont permis le retardement en ce moment même d’une autorité légitime à Mogadiscio sous la présidence de Cheikh Charif et l’amorce d’une stabilisation de la situation". "Ce résultat est dû aux efforts persévérants du Président Ismail Omar Guelleh et de son gouvernement", a-t-il poursuivi. "La France est un allié et un partenaire sûr et fidèle, qui n’hésite pas à s’engager concrètement lorsqu’une menace apparaît pour l’intégrité et la sécurité de la République de Djibouti", a par ailleurs rappelé Pierre-André Wiltzer, estimant que "la preuve en a encore été apportée récemment". "Je souhaite vivement que ce forum permette de montrer à tous ceux qui ont fait le déplacement ici, et aussi à tous les observateurs extérieurs, le dynamisme qui caractérise Djibouti", a-t-il lancé à l’issue de son intervention, tout en souhaitant également qu’"après ces quelques jours passées dans ce pays attachant mais encore trop méconnu, des liens concrets et pérennes puissent se tisser dans l’intérêt de tous". "Située à la croisée des voies maritimes entre l’Europe et l’Asie, pont entre la péninsule arabique et la façade orientale de l’Afrique, Djibouti est au cœur des enjeux stratégiques du monde actuel", a quant à lui mis en évidence le sénateur Louis Duvernois, président du groupe d’amitié France-Djibouti-Corne de l’Afrique. Considérant que "la garantie apportée par les forces françaises et la francophonie du pays constituent un environnement exceptionnel pour la France", M. Duvernois a rappelé que l’idée de la tenue de cette rencontre économique est née lors de la visite à Djibouti d’une délégation du groupe interparlementaire d’amitié en mai 2004. "Je voudrais rendre hommage au Président Ismail Omar Guelleh pour le soutien total apporté à l’organisation de ce forum", a renchéri le sénateur, selon lequel le dirigeant djiboutien a été "le premier à promouvoir la coopération économique entre la France et Djibouti en accueillant dès 1684 une délégation du Conseil du Patronat Français, région Ile-de-France". "Le groupe interparlementaire que je préside au Sénat s’est donc naturellement inspiré de cette initiative pour l’élargir, cette fois-ci, à l’échelon national par la présence aujourd’hui, à nos cotés, d’une délégation du Medef International conduite par le président Patrick Lucas", a-t-il fait remarquer. Le sénateur Louis Duvernois a, par ailleurs, relevé que "dans un contexte mondial géo-politique et géo-économique complexe et souvent violent, promouvoir le commerce, le développement économique dans sa diversité, c’est se doter d’armes offensives pour lutter contre la pauvreté et les injustices diverses". "Nous voici aujourd’hui rassemblés autour des autorités de Djibouti et de forces économiques venant de France, à la rencontre de partenaires potentiels djiboutiens et régionaux pour progresser ensemble dans la paix et la prospérité", s'est-il enfin réjoui. "Fruit d’une volonté politique commune", l’ambassadeur de Djibouti en France s’est dit convaincu, quant à lui, que ce nouvel élan en faveur du renforcement des relations économiques entre les deux pays a été initié par le Président Ismail Omar Guelleh et son homologue français, Nicolas Sarkozy, durant leurs rencontres en décembre 2007 et octobre 2008. "Oui, la politique volontariste menée par le chef de l’Etat en vue de faire de son pays le Singapour de l’Afrique a pris son envol", a insisté M. Rachad Farah, affirmant que "nous sommes plus que satisfaits que nos amis français s’embarquent avec nous". L’ambassadeur de France à Djibouti a, pour sa part, soutenu que la tenue de ce forum constituait une réponse positive au défi que le Président djiboutien nous avait lancé : "Ou est la France à Djibouti ?" "Dès la remise de mes lettres de créances le 18 juin 2007, il m’avait interpellé : la République de Djibouti ne veut plus seulement être pour la France une base militaire et une escale marine ; elle ne veut plus être assistée, quelle que soit la qualité de la coopération ; la mondialisation passe par Djibouti, Djibouti veut être pour la France un partenaire économique de plein exercice. A condition que la France le veuille", a dévoilé le diplomate français. Selon lui, "le volet économique et le volet militaire et diplomatique sont complémentaires". Et c’est pourquoi, a-t-il dit, "la relation bilatérale entre Djibouti et la France doit être équilibrée en marchant sur ces deux pieds ou en respirant de ses deux poumons". "Notre responsabilité à tous, mais aussi notre intérêt mutuel, au général comme à l’ambassadeur, au chef d’entreprise et au salarié comme au ministre, est de la faire vivre", a suggéré l’ambassadeur. Parmi les personnalités qui se sont succédé au micro, ce fut au Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, de s’adresser finalement à l’assistance et d’évoquer en premier lieu les grandes perspectives de l’économie djiboutienne, les conditions propices à l'investissement, ainsi que la stabilité politique et sociale dont jouit le pays. "C’est cette paix sociale qui est le véritable garant de vos investissements à long terme", a indiqué le PM djiboutien, selon lequel "cette approche a déjà été abordée par des investissements étrangers à Djibouti avec le succès que vous connaissez". Revenant à "un autre aspect qui caractérise la vie djiboutienne, celui de l’écoute et du dialogue qui existent entre la société civile et le gouvernement", M. Dileita a déclaré que "le Président de la République tient beaucoup à connaître la manière, dont sont perçus, par la population, les mesures gouvernementales et le fonctionnement administratif". "L’expression de cette perception, qu’elle soit directement faite par des personnalités, par le parlement, ou par l’intermédiaire d’institutions de la société civile, est toujours très attentivement écoutée", selon le Premier ministre. Le Premier ministre a, en outre, tenu à "souligner le caractère très spécifique de ce forum des affaires qui, a-t-il enchaîné, pourrait apparaître semblable à d’autres. Je veux faire référence aux liens qui unissent un grand pays, la France, et un tout petit pays africain, la République de Djibouti, différent des autres pays voisins, par la taille, la langue, l’histoire et l’économie". "Si notre Président de la République est si désireux de voir des entreprises françaises intervenir à Djibouti, c’est parce qu’il est très attaché aux liens privilégiés qui unissent nos deux pays. Certes des français ont, dans le passé, implanté des entreprises à Djibouti, mais ils sont déjà considérés comme des djiboutiens", a-t-il dit.

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