La Journée des Nations Unies célébrée à Tadjourah

Par ABS | 28 octobre 2012
1,010 vues
La Journée des Nations Unies célébrée à Tadjourah

Source: ADI

La journée des Nations Unies a été célébrée le mercredi 24 octobre dernier dans la ville blanche de Tadjourah qui avait revêtu pour l’occasion les couleurs des Nations Unies, une organisation sexagénaire toujours aussi impliquée dans l’amélioration des conditions de vie des communautés à travers le monde. Tadjourah, place de l’indépendance. Mercredi 24 octobre, cette place historique où l’on intronise les sultans et où on célèbre chaque année l’indépendance nationale, un évènement peu banal avait réuni une foule compacte autour du préfet, du président du conseil régional et des officiels onusiens et gouvernementaux : la journée des Nations Unies. La coordinatrice résidente du système des Nations Unies, Hodan Haj Mahmoud, les responsables des différentes agences onusiennes, le ministre délégué à la coopération internationale, Ahmed Ali Silay, la ministre de la Promotion de la Femme, Hasna Barkat Daoud, son collègue de l’Habitat et de l’Environnement Hassan Omar Mohamed et de nombreux hauts responsables djiboutiens et onusiens avaient fait le déplacement. Placée sous le thème « Renforcer la résilience des communautés face aux crises humanitaires », la journée des Nations Unies célébrée à Tadjourah a permis à Mme Haj Mahmoud et aux responsables djiboutiens d’aller à la rencontre des communautés, de voir les résultats de l’action du système des Nations Unies sur le terrain et de discuter avec les bénéficiaires. Ce fut aussi le temps des discours officiels. A commencer par celui de la coordinatrice résidente, Hodan Haji Mahmoud. La « patronne » du système des Nations Unies à Djibouti est une figure très connue dans le pays dans la mesure où son affectation dans notre pays a coïncidé avec le « pic » de la sécheresse, ce qui a nécessité des mesures d’urgence qui ont mis du baume au cœur des sinistrés, aussi bien dans la banlieue de la capitale qu’en zone rurale. La coordinatrice du système des nations Unies qui a commencé son discours par quelques formules de politesse en afar a axé son discours autour du thème de la journée, c’est-à-dire les actions visant à l’amélioration de la résilience des communautés face aux crises humanitaires. Djibouti connaît une sécheresse sans précédent. « Dans ce contexte de sécheresse, nous avons lancé depuis 2010 un appel humanitaire à travers lequel le système des Nations Unies a pu mobiliser des ressources financières et en nature très significatives », a souligné Mme Hodan Mahamoud qui a remercié tous les partenaires internationaux au développement de Djibouti pour leur contribution généreuse à la mobilisation de ces ressources. Elle les a appelés à poursuivre leur appui humanitaire jusqu’à ce que la crise soit surmontée. « Nous sommes actuellement pleinement engagés dans la formulation de l’appui humanitaire consolidé de 2013 », a-t-elle ajouté. Au-delà de cette réponse humanitaire, le système des Nations Unies est conscient, selon Mme Mahmoud, du besoin de mettre en place une stratégie de long terme visant à mettre un terme à cette vulnérabilité extrême devenue cyclique, voire chronique. « C’est à cette fin que le gouvernement de Djibouti et le système des Nations -Unies ont décidé d’un commun accord de formuler en cette année charnière d’achèvement de l’UNDAF 2008-2012, un nouvel UNDF pour la période 2013-2017dont un axe entier sur les trois à la résilience face aux aléas naturels et à l’insécurité alimentaire », a-t-elle annoncé dans un tonnerre d’applaudissements avant de dire la fierté qui est la sienne de travailler en étroite collaboration avec ses collègues du système des Nations Unies dans la volonté « commune » et « solidaire » de mettre en place une approche des Nations Unies avec, à la clé, des programmes et projets conjoints dans l’accompagnement des politiques gouvernementales de développement et de réduction de la pauvreté sous le leadership éclairé du président Ismaïl Omar Guelleh. « Permettez-moi aussi de vous affirmer que nous, système des Nations Unies, avons l’ambition non seulement de faire de cette année celle de l’accélération des objectifs du millénaire pour le développement mais aussi d’appuyer le pays dans la réflexion sur la position de Djibouti sur l’agenda global du Développement post-2015 », a-t-elle ajouté. Le ministre délégué à la coopération internationale, Ahmed Ali Silay, a rendu hommage dans son discours au système des Nations Unies en général et à sa coordinatrice résidente en particulier pour l’appui constant au gouvernement dans son action de lutte contre les aléas climatiques mais aussi pour la réduction de la pauvreté. Ce matin-là à Tadjourah, il y eut de nombreux discours, notamment celui du préfet Banoïta et du président du conseil régional, Hassan Houssein mais le programme était autrement plus chargé. Action symbolique, s’il en est, Hodan Haji Mahmoud et les autres officiels ont planté quelques arbres au carrefour de l’hôpital de Tadjourah avant de se rendre à Kalaf, village côtier situé à quelques kilomètres de Tadjourah. Ce village où vit une communauté soudée et déterminée abrite de nombreux projets agro-pastoraux appuyés par le système des Nations Unies. Et au cours des discussions engagées avec les représentants de la communauté villageoise, les responsables onusiens ont pu mesurer l’impact des programmes mis en œuvre sur la vie des gens. Après Kalaf, le Day, à plus de 1400 mètres d’altitude. Au Day, c’est le PROMES-GDT, le programme de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres, qui était l’objet de la visite de la délégation onusienne. Accueillis par le coordinateur de l’unité de gestion des projets du ministère de l’Agriculture, M. Baragoïta, en charge de la mise en œuvre de ce projet financièrement soutenu par les organisations du système des nations Unies mais aussi par d’autres bailleurs, notamment européens, les visiteurs onusiens ont été agréablement surpris par les résultats. Au Day, dans le cadre du PROMES-GDT, un projet de régénération de la forêt primaire est en cours d’exécution. Une surface non négligeable de la forêt a été mise en défens et les éleveurs locaux sont les premiers à en assurer la surveillance. Des milliers de genévriers ont été plantés. Des barrages en pierre sèche empêchent les eaux de pluie de s’écouler loin de la forêt, arrosant les jeunes plants à chaque averse. La forêt, figée depuis des siècles, reprend des couleurs. Hodan Haji Mahmoud a notamment pu discuter avec le coordinateur du PROMES-GDT, l’ingénieur agronome Baragoïta Saïd et avec les responsables communautaires. Ici, chacun participe, directement ou indirectement au projet et tous semblent convaincus de ses bénéficies durables. La coordinatrice résidente du système des Nations Unies, Hodan Haji Mahmoud l’a dit dans son discours à Tadjourah : les communautés de base sont au cœur de l’action des Nations Unies. L’enthousiasme de la population de Tadjourah en disait long sur la manière dont est perçue l’action du système des nations Unies aux côtés du gouvernement djiboutien. Le mot de la fin revient au chef de village de Kalaf, M.Soubourou qui, après avoir laissé les jeunes cadres originaires du village parler des détails techniques de projets divers, a dit : « Merci et bonne fête au système des Nations Unies ».

Tags

Partager cette histoire