Discours du chef de l’Etat à l’occasion de l’ouverture du symposium sur la santé

Par Guedi | 11 mars 2009
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Discours du chef de l’Etat à l’occasion de l’ouverture du symposium sur la santé

Source: ADI

Le symposium sur la santé qui s’est ouvert aujourd’hui au Palais du Peuple de Djibouti a notamment été marqué dans sa première journée d’ouverture par un important discours du Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh. Discours de lancement des travaux du symposium que nous reproduisons ici dans son intégralité. "Je suis très heureux de me retrouver parmi vous et de présider ce premier symposium sur la santé. Aussi, permettez-moi de vous souhaiter, en mon nom et en celui des responsables du ministère de la Santé et du Secrétariat à la Solidarité Nationale, la bienvenue, à tous. Comme vous le savez, la tenue de ce symposium, le premier en son genre, représente un évènement majeur pour le pays tant le sujet qu'il aborde est d'une importance capital pour nos concitoyens. C'est pourquoi, mon gouvernement, depuis 1999, a axé sa politique en matière de santé sur deux principes directeurs en vue de répondre concrètement à la demande de la population : Le droit à la santé pour tous et la décentralisation du système. En effet, à l'issue du forum de réflexion sur la santé, qui s'était tenu en Avril 2006, il avait résulté d'un certain nombre de priorités, notamment celui d'assurer la disponibilité et l'accessibilité aux médicaments, de garantir la qualité des prestations médicales et de mettre l'accent sur la santé préventive et l'hygiène. Ces mesures devaient permettre, à terme, d'agir sur les inégalités face aux soins et intégrer notre politique en matière de développement durable dans sa lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, et ce, dans la lignée de l'INDS, l'Initiative Nationale pour le Développement Social. Nous sommes déterminés à assurer l'accessibilité aux services sociaux de base, à savoir les services de santé et l'éducation pour tous et plus particulièrement aux plus démunies. L'aide octroyée aux personnes en situation de détresse sociale comme les enfants abandonnés, les femmes démunies, les vieillards ou les orphelins et la prise en charge des soins des indigents, va justement dans le sens de cette politique solidaire. A cinq années de 2015, année butoir des Objectifs de développement du Millénaire, nous avons, certes, réalisée quelques avancées, toutefois nous restons confrontés à de nombreux défis. Si nous investissons autant dans l'amélioration de l'état de santé de la population, c'est que cela permet, d'une part, de réduire le taux de morbidité et la mortalité de la population d'une manière générale d'autre part. Aujourd'hui, nous pouvons nous montrer fiers des avancées dans le secteur de la santé notamment au niveau de renforcement des ressources humaines. Sur le court terme, cela s'est traduit par la revalorisation des émoluments ainsi que le recrutement substantiel de personnel de santé. Sur le long terme, beaucoup d'espoirs reposent sur la création de l'école de médecine à Djibouti. Cette structure permettra au pays de ne plus dépendre de l'extérieur dans les années à venir puisque nous espérons qu'à l'horizon 2014, plus de 30 médecins sortiront diplômés de la faculté de médecine nationale. Ce seront des médecins formés sur place, par une équipe nationale dans sa grande majorité, dans le respect de notre culture et nos coutumes et qui contribueront, sans aucun doute, à l'extension de la densité médicale. Autre avancée notable que nous avons enregistré : la décentralisation du système qui a permis à de nombreux postes de santé de se doter de personnels qualifiés. Le cas des sages-femmes est un cas assez emblématique dans le sens où, en pourvoyant les régions intérieures de sages-femmes agrées, ces régions ont vu se réduire le taux de mortalité maternelle et e, de manière conséquente. Il nous faut amplifier cela à toutes les autres catégories médicales pour que nous puissions enfin remplir les Objectifs du Millénaire pour le Développement que nous nous sommes assignés. Nous devons en outre, saluer l'initiative en matière de politique du médicament qui a favorisé la création des pharmacies communautaires ; une pratique qui donne déjà des résultats forts encourageants. La mise en place d'une ouverture sanitaire pour toute la population constituera une des préoccupations majeures des années à venir. Le constat actuel étant que malgré les efforts du gouvernement et de tous les partenaires au développement, les coûts des dépenses de santé ne peuvent être totalement couverts d'une manière pérenne. Aussi faudra-t-il réfléchir à un système qui nous permette d'asseoir la solidarité nationale mais également assurerait un maintien de la qualité et l'accessibilité aux soins. Le projet de la charte de la promotion de la santé est une des pistes importantes pour l'implication de tous les secteurs et de la population dans l'amélioration de la santé pour tous. Ayant une population analphabète assez importante surtout féminine, nous sommes persuadés que la mise en œuvre de cette charte va permettre de dépasser ces freins pour l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement du secteur de la santé. En effet, la mobilisation communautaire et sociale sur le front de la santé est un des facteurs de réussite. Nous pouvons constater jour après jour à quel point les communautés, lorsqu'on leur donne les opportunités auxquelles elles aspirent et les programmes qu'elles peuvent s'approprier, acquièrent le pouvoir de changer positivement le cours de leur vie. Il me parait judicieux, par ailleurs, de réfléchir davantage à la collaboration multisectorielle et la partenariat. Certains domaines de la santé comme la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose, ont déjà une expérience prouvée dans la collaboration multisectorielle. Nous réitérons une fois de plus notre engagement pour que nous puissions atteindre notre objectif à savoir "la santé pour tous". Nous sommes persuadés qu'ensemble, nous pourrons atteindre nos objectifs. Nous devons croire en notre capacité à atteindre les OMD en 2015, mais pour cela il nous faut travailler dur et rester vigilant si nous ne voulons pas manquer le rendez vous d'"une meilleure santé pour tous nos concitoyens".

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