Le Ministre de l'Economie prend part au sommet de Haut Niveau de SENDAI (Japon)organisé par la Banque Mondiale

Par AAS | 10 octobre 2012
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Le Ministre de l'Economie prend part au sommet de Haut Niveau de SENDAI (Japon)organisé par la Banque Mondiale

Source: ADI

En marge des Assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du F.M.I, qui se tiennent à TOKYO (Japon) jusqu'au 14 octobre 2012, le Ministre de l'Economie et des Finances, chargé de l'Industrie et de la Planification, M. ILYAS MOUSSA DAWALEH, a participé à une visite du site de SENDAI, fortement touché par le Tsunami du 11 mars 2011, et au Dialogue de Haut Niveau de SENDAI organisé par la Banque Mondiale. Le dialogue de SENDAI était axé sur la  Gestion des risques et des catastrophes dans un monde en profonde mutation et de plus en plus confronté a des chocs exogènes. Les panélistes pour ce dialogue, outre le Ministre des Finances, étaient la Directrice Générale du FMI, Mme Christine LAGARDE, le Ministre des Finance du Japon, M. Koriki JOJIMA, la Commissaire de l'UE pour la Coopération Internationale en charge de la gestion de l'aide Humanitaire et de la réponse aux crises, Mme kristalina GEORGIVEVA, le Président de la Banque Asiatique de Développement, M. Haruhiko KURODA ainsi que le Président de la Banque Mondiale, M. Jim YONG KIM. Les discussions ont portées sur la nécessité d'un consensus de la communauté Internationale afin d'intégrer la gestion des risques dans le développement international. Le défi à relever vise a soutenir la mise en œuvre des actions au niveau national et niveau local pour réduire les risques et de protéger les population vulnérables. Il a été également souligné la nécessité de mettre en œuvre des stratégies de résilience et une réflexion à long terme au delà des mécanismes de réactions aux chocs exogène et  des solutions ad-hoc. Les panélistes ont convenus que les dirigeants et les décideurs devaient systématiquement intégrer et de manière permanente dans leur stratégies de développement la gestion des risques. La Directrice Générale du F.M.I. Mme LAGARDE à mentionné la bonne relation et le partenariat entre le F.M.I. et la Banque Mondiale pour la prévention des risques et des désastres ainsi que pour la mise en œuvre de stratégie de réponse. Elle a par ailleurs rappelé a titre d'illustration, l'action concerté des banques centrales des pays du G20, présidé à l'époque par la FRANCE alors qu'elle occupait le poste de Ministre des Finances et de l'industrie, suite au Tsunami et des attaques spéculatives contre le Yen. Elle a pour autant rappelé que si le FMI intégrait dans ses politiques avec les pays la gestion des risques et la prévention aux catastrophes, ceci n'était pas pour autant le rôle du FMI mais plutôt celui de la Banque Mondiale.  M. Ilyas Moussa Dawaleh à fait pour sa part un exposé sur la situation à DJIBOUTI. Il a souligné que la République de Djibouti avait été fortement éprouvée par des phénomènes de sécheresse récurrents. La pluviométrie est en baisse constante et atteint 150 mm par an ces dernières années ce qui fait de DJIBOUTI un pays en stress hydrique. Il a par ailleurs rappelé que la communauté internationale a tardivement pris conscience en 2011 de la gravité de la sécheresse qui affecte la Corne de l’Afrique et « à fortiori » DJIBOUTI depuis 2008. Le Ministre a mentionné la récurrence de ce phénomène ces dernières années qui a affecté plus de 120 000 personnes à travers le pays et causé beaucoup de dommages, affectant surtout la population déjà vulnérable, les cultures et le cheptel. Il a également précisé les mesures immédiates prises par les autorités visant à atténuer les effets de la sécheresse, à travers la suppression de taxe sur les produits de premières nécessités, la mobilisation d'assistance d’urgence pour répondre aux besoins les plus pressants des personnes dans les régions touchées avec l'acheminement d'une aide aide alimentaire, ainsi que la mise en œuvre de mesures structurelles par le développement de terres arables à Djibouti à travers la mobilisation des eaux de surface, le projet de dessalement de l'eau de mer, le développement de périmètres agricoles mais aussi dans la région avec l'acquisition de terres arables en Éthiopie et au Soudan.

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