Le ministre de l’Equipement et des Transports participe à une conférence de haut niveau sur la sûreté de l’aviation civile

Par AGI | 19 septembre 2012
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Le ministre de l’Equipement et des Transports participe à une conférence de haut niveau sur la sûreté de l’aviation civile

Source: ADI

Le ministre de l’Equipement et des Transports, M. Mohamed Moussa Ibrahim Balala, a participé Du 12 au 14 septembre dernier à Montréal, au Canada, à une conférence internationale sur la sûreté de l’aviation civile qui a eu lieu au siège de l’Aviation civile internationale (OACI). M. Balala était accompagné dans ce déplacement d’une délégation composée de M. Hassan Ahmed Mowlid, directeur par intérim de l’Aviation civile, et de M. Dileita Soultan Mohamed, assistant technique. Cette conférence à laquelle ont pris part près de 548 délégations représentant plus de 130 pays et 23 organismes internationaux, a porté sur les nombreux défis auxquels aura à faire face l’aviation civile dans les années à venir. Les délégués de plusieurs pays dont le nôtre ont débattu des mesures appropriées pour assurer la sûreté de l’aviation civile, vu que le nombre de voyageurs passera de 2, 5 milliards par an à 5 milliards d’ici une quinzaine d’années. "Il faut chercher un système de sûreté pérenne" car si l'on garde les mesures actuelles, "les aéroports connaîtront des problèmes majeurs de congestion", a dit le secrétaire général de l’OACI pour qui la menace sur l’aviation civile demeure constante et "globale". La réponse de l'OACI est le progrès technique: les scanners corporels les plus récents, qui ne montrent plus le corps du passager, protégeant ainsi sa vie privée, et les "couloirs de contrôle" par où le passager "passe sans s'arrêter, sans enlever manteau ni chaussures". S'y ajoute l'échange d'informations sur les passagers, critiqué par les défenseurs de la vie privée. Un accord en ce sens fonctionne depuis quelque temps. Enfin, l'OACI propose de "modifier l'étendue des mesures de sûreté en fonction de l'évaluation des risques", dit M. Benjamin, secrétaire général de l’OACI. Une formule générale, mais qui suggère l'assouplissement de certains contrôles, devenus très lourds après le 11 septembre 2001. Le secrétaire général de l'OACI avait envisagé publiquement il y a deux ans la suppression rapide de l'interdiction des liquides dans les bagages à main. Il reconnaît aujourd'hui avoir été trop optimiste: "Cela s'est révélé plus difficile que je ne le pensais"."Des moyens considérables sont mis en œuvre "pour faire progresser les équipements nécessaires aux aéroports, mais ce n'est pas encore au point". Sur d'autres fronts, des divergences empêchent parfois de progresser rapidement. Les pays de l'UE voudraient que le personnel navigant subisse les mêmes contrôles que les voyageurs- c'est déjà le cas chez eux. Les Américains et les Canadiens trouvent le "contrôle physique" inutile, faisant valoir que ce personnel fait l'objet d'enquêtes permanentes. En marge de haut niveau, le ministre de l’Equipement et des Transports, M. Balala a eu des discussions en aparté avec de nombreux hauts responsables de l’OACI qu’il a réussi à convaincre d’envoyer très prochainement des experts à Djibouti pour évaluer les besoins de l’aviation civile djiboutienne en matière de sûreté. Il est prévu que l’organisation de l’aviation civile internationale apporte une assistance technique à la République de Djibouti en matière de sûreté aérienne.

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