Le chef de l’Etat préside la célébration de la Journée internationale de la Femme

Par Arteh | 08 mars 2009
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Le chef de l’Etat préside la célébration de la Journée internationale de la Femme

Source: ADI

Le chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, a présidé aujourd’hui, au Palais du peuple, les festivités commémoratives de la Journée internationale de la Femme qui avait pour thème cette année : "Unissons nous pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes et des filles". La célébration de la Journée, le 08 mars de chaque année, a vu la participation de la Première Dame et présidente de l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD), du Président de l’Assemblée nationale, des membres du gouvernement, des représentants du Corps diplomatique accrédité à Djibouti, des représentantes du mouvement associatif ainsi qu’un parterre d’officiels issus de divers horizons. Cette année, la Journée internationale de la Femme, a coïncidé avec le 10ème anniversaire de la création du ministère de la Promotion de la Femme, mais aussi avec le 10ème anniversaire du Grand Prix du Chef de l’Etat. Ce Grand prix présidentiel qui, depuis son institution, a permis de rendre hommage à toutes celles qui ont contribué au leadership de la djiboutienne, a été dédié cette année à nos vaillantes femmes en uniforme compte tenu du contexte de crise lié à l’agression de notre pays par l’Erythrée. Quant au choix du thème retenu cette année par la communauté internationale pour la célébration du 8 mars, il traduit la persistance de la violence fondée sur le genre que les femmes et les filles subissent aux différentes étapes de leur cycle de vie. A Djibouti comme partout ailleurs, à des degrés divers, les femmes et les filles sont victimes de formes discrètes de violences. En Afrique, sous le couvert des pratiques à la fois ancestrales, traditionnelles et coutumières, les femmes et les filles qui subissent les mutilations génitales féminines, ont très peu accès aux ressources économiques nécessaires à leur épanouissement et émancipation politique et sociale. A Djibouti, les MGF constituent sans doute la principale violence dont souffrent les djiboutiennes. Les efforts visant à réduire cette pratique néfaste ont été intensifiés mais, selon les spécialistes, un long chemin reste à parcourir du fait de la prévalence qui reste élevé. Pour ce qui est des violences physiques, les statistiques enregistrées auprès de la cellule d’écoute, d’information et d’orientation mise en place le 08 mars 2007, font état de quelque 2350 cas de violences à l’encontre des 97% des femmes et filles djiboutiennes. En constante augmentation, les données recueillies par cette cellule sont alarmantes et démontrent que beaucoup de femmes osent, de plus en plus, briser le mûr du silence et parler leurs souffrances dans l’espoir de les voir cesser. "C’est pourquoi, il nous faut marquer notre condamnation face à ces actes abominables", a martelé le chef de l’Etat dans un discours qu’il a prononcé à cette occasion. Pour le Président Guelleh, "il nous faut marquer notre désapprobation face à ces actes abominables d’une grande lâcheté" car, a-t-il ajouté, "bien que nous ayons réalisés des avancées notoires dans les domaines de la protection des femmes et de l’impunité face à ces crimes, il est impératif que nous renforcions nos actions et nous engagions davantage en vue de l’élimination de la violence contre femmes". "Je pense notamment que la mise en place de la cellule d’écoute, d’information et d’orientation des femmes contribuera énormément à réduire la violence contre elles", a-t-il dit. "Nous sommes conscients que ce fléau ne disparaîtra pas demain, néanmoins, nous sommes fermement résolus à l’éradiquer", a fait remarquer le Président Ismail Omar Guelleh. Quant à la ministre de la Promotion de la Femme, elle n’a pas manqué de condamner, à l’instar du chef de l’Etat, les violences fondées sur le genre qui, a-t-elle dit, ne sont nullement justifiables et portent atteinte à la dignité humaine. "Nous devons tous, chacun à son niveau, agir pour dire non à toute violence à l’égard des femmes et nous engager dans la construction d’un monde digne de la femme", a-t-elle ajouté. Concernant la Secrétaire générale de l’UNFD, elle a salué "toutes celles qui ont osé briser le mur du silence", mettant en exergue les conséquences de la violence qui, selon elle, affecte "la famille et les enfants surtout et la société toute entière". Estimant qu’"elle peut anéantir des vies sans que pour autant elle soit punie", Mme Degmo Mohamed a déploré cette terrible impunité qui, a-t-elle martelé, constitue avec le silence le nerf vital de la violence que subissent quotidiennement les femmes djiboutiennes. La SG de l’UNFD a, à cet effet, a lancé un appel à tous les partenaires pour rétablir une chaîne d’actions en vue de lutter efficacement contre l’impunité et la récidive. "Trop de femmes et de filles souffrent en silence pour que nous puissions nous permettre de bâillonner celles qui osent dénoncer les violences dont elles sont victimes", a-t-elle expliqué. Au terme de la cérémonie dédiée à cette Journée commémorative, le Président de la République a remis le premier Prix au Sergent Chef Fozia Ali Darar, militaire de rang et figure emblématique de la troupe artistique "Harbi" des Forces armées djiboutiennes. Le second Prix est revenu à la première classe Bouho Ali Said de la Gendarmerie Nationale qui, certes, n’est autre que la première femme militaire parachutiste. Pour ce qui du Sergent Khadija Said Mohamed de la Police Nationale, doyenne des lauréates, elle a reçu des mains du Président Guelleh le troisième Prix.

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