Promotion de la Femme : l’avenir est prometteur pour la Djiboutienne
Par Arteh
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05 mars 2009
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Source: ADI
Depuis 10 ans, date de la création d’un département ministériel de la Promotion de la Femme, le quotidien des djiboutiennes s’est considérablement amélioré. Le gouvernement et les associations se sont attachés à promouvoir l’image d’une femme forte et indépendante. Les victoires sont nombreuses, même si la guerre n’est pas encore gagnée. Tour d’horizon.
Les djiboutiennes vivent mieux. Le gouvernement du Président Ismaïl Omar Guelleh a multiplié les politiques pour promouvoir leur place au sein de la société. Il y a une année de cela, le Chef de l’Etat créait l’événement en instituant un ministère plein, de la Promotion de la Femme, du Bien-être et des Affaires Sociales, après neuf ans d’un ministère délégué auprès du Premier Ministre.
Les femmes à Djibouti constituent un pilier économique. Elles travaillent dur pour subvenir aux besoins de leur famille. Par manque d’enseignement ou de formation, certaines exercent leur savoir faire dans des activités informelles. Il s’agit principalement de la confection d’objets ou des vêtements qu’elles revendront ensuite sur le marché.
Pour soutenir leurs activités commerciales, des sociétés de micro-crédits donnent des coups de pouces. L’année 1999 a vu la création du Fonds Social de Développement (FSD), aujourd’hui devenu Agence Djiboutienne de Développement Social. Le FSD a rehaussé le niveau de vie des djiboutiennes et cela s’est ressenti sur l’accès au soin, à l’éducation et sur leur niveau de vie de manière générale.
Par ailleurs, la volonté du Chef de l’Etat en faveur de l’intégration de la femme au développement du pays s’est manifestée par la création, le 3 février 2000 d’un prix.
Le Grand Prix du Chef de l’Etat pour la Promotion de la Femme qui donne l’opportunité à toutes les femmes djiboutiennes de concourir et de gagner tous les ans sur un thème précis.
En outre, la Première Dame, par le biais de son rôle de présidente de l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD), ONG doyenne en matière de militantisme féminin, œuvre constamment pour améliorer au quotidien le bien-être des femmes djiboutiennes en luttant avec le ministère de la Promotion de la Femme, contre l’analphabétisme, les mutilations génitales féminines, la lutte contre la pauvreté par le biais du micro-crédit
Les femmes éduquées se sont imposées à des postes aux profils variés.
Les djiboutiennes sont avocates, médecins, magistrats ou chefs d’entreprise, directrices dans des postes administratives. Les femmes djiboutiennes ont aussi intégré la sphère de décision. Certaines ont de lourdes responsabilités.
En politique, une nouvelle donne a poussé les femmes sur le devant de la scène. Le parlement a voté un texte qui oblige les partis à introduire un quota de femmes sur leurs listes. Ainsi aux élections législatives de janvier 2003, cinq femmes ont été élues dans la seule circonscription de Djibouti. 7 sièges puis 9 l’année dernière. Un timide début. Mais les politiciens ont compris qu’elles constituaient un atout de poids. Elles l’ont toujours prouvé avec force lors des débats au parlement. Leur principal combat : promouvoir le droit des femmes.
Signalons aussi que la prise en compte du genre dans l’élaboration des lois et politiques ainsi que la mise au point des programmes dans différents secteurs sont palpable dans tous les domaines.
L’action conjuguée du ministère de la Promotion de la Femme et des organisations internationale, le PNUD en tête, a fait de la question genre une donne incontournable.
L’enseignement a été déclaré obligatoire jusqu’à 16 ans en l’an 2000. Une mesure plus qu’opportune. Le taux d’illettrisme s’élève à 56% chez les femmes djiboutiennes, contre 38% chez les hommes. Une situation due en grande partie au fait que les parents préfèrent envoyer les garçons en classe.
Un problème qui recule dans les villes et depuis quelques temps dans les régions reculées parce que des mesures incitatives comme le repas offerts aux enfants dans les cantines scolaires, la distribution de fournitures scolaires, de vêtements aux orphelins et enfants vulnérables ont commencé a changé la donne.
Rappelons également que la lutte contre l’analphabétisme féminin se traduit par la mise en place de vastes programmes d’alphabétisation fonctionnelle accompagnée de programmes de post alphabétisation (activités génératrices de revenues).
La lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) est également sur la bonne voie. La ministre de la Promotion de la Femme, du Bien-être Familial et des Affaires Sociales, Nimo Boulhan Houssein a mis un point d’honneur à faire respecter la loi interdisant la pratique des mutilations génitales féminines.
Des campagnes de prévention ont été lancées par le gouvernement par le biais du ministère de tutelle avec la coopération des leaders religieux et traditionnels et conférence régionale a été organisée à Djibouti.
Objectif : Protéger les 98% de fillettes et de femmes exposées au danger des MGF.
Le message est passé. Aujourd’hui, la femme djiboutienne a fait un bond en avant mais même si des batailles ont été remportées, la guerre est loin d’être terminée.
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