Six athlètes djiboutiens aux JO de Londres

Par HM | 29 juillet 2012
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Six athlètes djiboutiens aux JO de Londres

Source: ADI

A Londres où la délégation djiboutienne a défilé vendredi soir sous les yeux du Premier ministre Dileita Mohamed Dileita, les compétitions ont commencé depuis hier. Et c’est la toute jeune pongiste Yasmin Hassan Farah qui a eu hier l’honneur de croiser le fer, ou plutôt la raquette, avec une championne internationale. Confrontée à la championne du Brésil et d’Amérique latine, la jeune Yasmin a été battue lors de cette première rencontre, mais elle entend bien se rattraper. En athlétisme, la grande question est de savoir si Ayanleh Souleiman, l’homme qui fait rêver tout Djibouti, participera ou non à ces jeux. L’homme fait en effet partie de la délégation mais il n’est pas, semble-t-il, en état de courir en raison d’une blessure subie lors d’une récente compétition. Le sacre d’Aïcha. Quoi qu’il en soit, le moral de nos athlètes serait bon en ces premiers jours de compétitions. Car à la veille de l’ouverture officielle des JO, un événement, et non des moindres, a marqué les esprits djiboutiens ici comme à Londres. En effet, la présidente du comité national olympique et sportif djiboutien, Aïcha Garad Ali, a été élue membre du comité exécutif du CIO pour un mandat de huit ans lors de la 124ème session de l'organisation sportive mondiale tenue jeudi à Londres. L’élection de cette grande dame du sport national à la plus haute instance de l’olympisme est une fierté pour la nation djiboutienne dans son ensemble et une motivation de plus pour les athlètes djiboutiens à Londres. Mme Garad est en effet la 4ème femme à siéger au sein de cette instance, ce qui n’est pas rien. Ancienne prof d’éducation physique formée en Côte d’Ivoire, Aïcha Garad est une battante qui n’a jamais baissé les bras. Ancienne entraîneuse de l’équipe nationale de hand-ball, elle dirige depuis huit ans le comité national olympique à la tête duquel elle fait un travail remarquable au service du sport national. Cette femme au caractère bien trempé a été remarquée par les dirigeants du CIO pour ses compétences mais aussi pour son amour du sport et de l’olympisme. Et son élection au sein du comité exécutif de cette énorme machine qu’est le CIO est une consécration pour elle et une source de fierté pour les Djiboutiens dans leur ensemble. Jeudi dernier lors de son élection, Mme Garad n’a rien laissé paraître de son émotion. Elle a rendu hommage au CIO pour les valeurs qu’il perpétue depuis plus d’un siècle et pour ce qu’il fait pour le sport en Afrique en général et dans notre pays en particulier. Elle a aussi salué l’action du Président Ismaïl Omar Guelleh au service du sport national. A charge maintenant pour Aicha Garad Ali d’être la voix djiboutienne au service du sport national et africain au sein de l’exécutif du comité international olympique. Une mission que notre "dame de fer", la quatrième femme au monde et la seconde Africaine à siéger au CIO, devrait accomplir avec toute la ténacité qui la caractérise.

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