Ali-Sabieh : 500 personnes rémunérées pour avoir effectué des travaux d’intérêt public dans le cadre d’un projet mis en œuvre conjointement par le ministère de l’Agriculture et le PNUD

Par AGI | 28 juillet 2012
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Ali-Sabieh : 500 personnes rémunérées pour avoir effectué des travaux d’intérêt public dans le cadre d’un projet mis en œuvre conjointement par le ministère de l’Agriculture et le PNUD

Source: La Nation

Voilà une idée intéressante : cash contre travail. Une idée plutôt simple qui a la particularité de motiver les gens au-delà de toute espérance. Il s’agit là d’un projet initié par le PNUD et qui consiste à faire travailler les sinistrés de la sécheresse dans la réfection des pistes et leur donner un salaire pour qu’ils puissent subvenir aux besoins de leurs familles, vu que leurs traditionnels moyens de subsistance ont été décimés. Ainsi, dans la région d’Ali-Sabieh, près de 500 personnes ont effectué des travaux d’intérêt public dans le cadre de ce projet. Une délégation du PNUD et du ministère de l’Agriculture s’est déplacée hier en pays assajog pour que chacun de ces travailleurs puisse toucher son dû. Pendant deux semaines, ils ont fait un travail remarquable afin de rendre praticables les pistes reliant les localités d’Ali-Addé et d’Assamo au chef-lieu de la région. Financé par un pays européen à travers le PNUD, le chantier a permis la création d’environ 500 emplois journaliers au profit des natifs de la région. Ainsi, les instigateurs et maîtres d’œuvre de ce programme visent par ce biais à impulser le retour à la normale pour les populations victimes de la sécheresse. Il s’agit donc de redonner espoir aux bénéficiaires via les activités génératrices de revenus grâce auxquelles ils peuvent continuer de mener une vie décente malgré le coup du sort. Harbi Omar Chirdon, chargé de programmes au PNUD et Rachid Elmi, conseiller technique du ministre de l’Agriculture ont évoqué avec insistance l’intérêt du projet "cash contre travail" qui offre, estiment-ils à juste titre, une protection sociale aux communautés pastorales d’Ali Sabieh. Parions que l’expérience sera renouvelée dans les autres régions de l’intérieur du pays où elle contribuerait à coup sûr à l’amélioration des conditions de vie des populations devenues vulnérables sous les effets conjugués de la sécheresse et la spirale inflationniste des prix des denrées alimentaires.

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