Le Conseil des droits de l'homme décide de nommer un rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée

Par NF | 08 juillet 2012
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Le Conseil des droits de l'homme décide de nommer un rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée

Source: ADI

La vingtième session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies s’est clôturée vendredi, à Genève, avec l’adoption d’une résolution condamnant les violations "massives et systématiques" des droits de l’homme en Erythrée. Le projet de résolution sans précédent au Conseil a été adopté sans vote à la demande du groupe africain et présenté par trois pays, la Somalie, Djibouti et le Nigéria. Présidés par Mme Laura Dupuis-Lasserre (Uruguay), les travaux de cette session, qui se sont étalés sur trois semaines, ont été l’occasion pour les membres du Conseil de créer un nouveau mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Érythrée. Les membres du Conseil ont condamné les exécutions sommaires, disparitions, cas de torture, détentions sans jugement et dans des conditions inhumaines, ainsi que les restrictions graves aux libertés fondamentales. L’organe de l’ONU a dénoncé aussi "les pratiques de tir à vue utilisées aux frontières érythréennes pour empêcher la fuite de ressortissants érythréens et la perception forcée de taxes par les autorités au sein de la diaspora érythréenne". Il a exhorté enfin l'Érythrée à communiquer des informations sur les combattants djiboutiens disparus au combat depuis les affrontements qui ont eu lieu du 10 au 12 juin 2008 pour que les parties concernées puissent s'assurer de la présence et de la situation des prisonniers de guerre djiboutiens. Le chef de la mission permanente de Djibouti auprès de l'Office des Nations Unies à Genève a notamment évoqué, dans un discours prononcé devant les membres du Conseil, le calvaire qu’endurent les prisonniers djiboutiens qui ne bénéficient à ce jour d’aucun soin depuis leur capture en juin 2008. Dressant un état accablant de la répression en Erythrée, M. Mohamed-Siad Doualeh a rappelé "la nécessité impérieuse pour le Conseil d’agir en envoyant un signal unanime et clair que la communauté internationale ne doit et ne peut plus tolérer". "Madame la présidente, nous formons le vœu que le gouvernement érythréen coopère pleinement avec le rapporteur spécial, l’autorise à se rendre dans le pays et à lui fournir toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de son mandat", a indiqué le diplomate djiboutien en s’exprimant au nom du groupe africain. M. Mohamed-Siad Doualeh s'est dit convaincu qu’"une coopération fructueuse avec le mandat sera bénéfique pour toutes les parties concernées et pourrait aider à une amélioration significative de la situation des droits de l’homme sur le terrain". Rappelons que le rapporteur spécial présentera, en juin 2013, au Conseil des droits de l’homme un rapport sur ses visites, dans lequel il fait état de ses constatations, ses conclusions et ses recommandations.

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