La caravane parlementaire à Obock

Par HM | 19 juin 2012
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La caravane parlementaire à Obock

Source: ADI

Après ses précédentes étapes, la caravane parlementaire a fait sa dernière halte mercredi et jeudi dernier dans la vieille ville de "Hayu" où ses membres ont tenu des réunions de concertation avec les élus locaux et les leaders de la société civile de la région d’Obock. Parmi les membres de la délégation parlementaire figuraient l’ancien ministre et parlementaire Houmed Mohamed Dini et son collègue Ali Hassan Houmed qui étaient accompagnés des cadres administratifs de l’Assemblée nationale, notamment le secrétaire général Ismaïl Goudal. Ainsi, les députés ont rencontré le préfet de région Abdallah Ahmed Dagueh avec lequel ils ont abordé les objectifs de cette caravane. Cela dit, l’hôte du jour a souhaité la bienvenue aux parlementaires qu’il a par la suite escortés jusqu’au siège du Conseil régional d’Obock. Les visiteurs y ont tenu des réunions de concertation avec les élus locaux. Le coup d’envoi de ces consultations a été donné par le préfet Abdallah Ahmed Dagueh qui a demandé dans sa brève intervention aux députés et aux élus locaux d'étudier attentivement et soigneusement les problèmes de la région. "De vos travaux de concertation et de réflexion dépendront l'avenir de toute la région et pour cette raison je vous invite à ne négliger aucun secteur", a-t-il indiqué en substance. De son côté, le président du Conseil régional d’Obock, Ali Houmed Hassan, a salué cette initiative qui "permet, a t-il dit, de prendre le pouls de la région". C’était ensuite au tour du chef de la délégation parlementaire de prendre la parole devant l’assistance. Le député Bourhan Mohamed Ali a évoqué la raison d’être et la portée du périple de la caravane parlementaire dans les régions de l’intérieur du pays. Ses collègues Houmed Mohamed et Ali Hassan apportèrent des précisions sur cette démarche et la nécessité d'installer une permanence parlementaire dans chacune des cinq régions du pays. En réponse, le premier des élus locaux d’Obock a brossé un tableau exhaustif des problèmes auxquels est confrontée la région. Arguments à l’appui, M. Ali Houmed a pointé du doigt l'extrême pauvreté dans laquelle vit la majorité de ses administrés obockois, le chômage endémique, les conditions de vie dramatiques des populations rurales, le manque d'eau, l'insuffisance de la couverture sanitaire, l'absence totale de tout projet de développement régional et la faiblesse des actions du gouvernement dans cette partie du pays. Notons au passage que cette région porte encore les séquelles du conflit fratricide armé des années 90. Sur ce point, les élus locaux ont demandé la réhabilitation des sites et maisons détruits du côté d’Obock. Comme dans la plupart des précédentes étapes de la caravane parlementaire, les deux parties ont eu des échanges francs qui se sont déroulés dans un climat convivial. Outre les députés et les élus locaux, il y avait également parmi les intervenants quatre jeunes qui représentaient le parlement des enfants. Après la journée de mercredi dernier bien remplie, les membres de la caravane parlementaire -un programme soutenu par le PNUD- ont tenu le lendemain une réunion similaire avec les acteurs de la société civile, les leaders communautaires et religieux d’Obock. Ainsi, les deux parties ont soulevé diverses questions d’intérêt commun. Cette rencontre fut suivie d’une visite au centre hospitalier d’Obock où les parlementaires ont constaté de visu l’état des installations médicales. Sur place, le médecin chef de la région leur a exposé les différents problèmes auxquels est confronté l’hôpital. Ensuite, les membres de la caravane parlementaire ont fait un détour par la cité construite dans le cadre de la réhabilitation de la région par le PNUD. Nullement alimentée en eau ni en électricité, cette cité abrite près 150 familles qui ont perdu leurs habitations lors du conflit fratricide des années 90. Profitant de cette occasion, les porte-voix de ses habitants ont expliqué aux élus les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent depuis plusieurs années. Touchés par le calvaire de ces habitants contraints chaque jour de parcourir quelques kilomètres pour s’approvisionner en eau, les députés ont pris l’engagement de mettre fin à cette situation le plus rapidement possible.

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