Entretien avec le candidat UMP aux élections législatives dans la 10ème circonscription des Français établis hors de France

Par MAS | 30 mai 2012
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Entretien avec le candidat UMP aux élections législatives dans la 10ème  circonscription des Français établis hors de France

Source: ADI

En marge de sa visite auprès du Premier ministre, M. Alain Marsaud, ancien député UMP de Haute-Vienne, actuellement candidat dans la 10ème circonscription des Français établis hors de France, a accepté de répondre aux questions de La Nation. La dixième circonscription législative des Français établis hors de France correspond à celle de l'Afrique de l'Est, de l'Afrique Australe et du Moyen-Orient. 92 413 personnes sont inscrites sur les listes électorales consulaires de cette circonscription. Interview. La Nation : Vous venez d’avoir un tête-à-tête avec le Premier ministre djiboutien Dileita Mohamed Dileita. De quoi avez-vous discuté ? M. Alain Marsaud : Tout d’abord, je voudrais remercier le Premier ministre et les autorités Djiboutiennes dans leur ensemble de laisser des partis étrangers faire campagne ici même à Djibouti. C’est une preuve de plus du fonctionnement démocratique des Institutions de votre pays. J’ai pu évoquer des sujets d’intérêt commun pour Djibouti et la France avec le Premier Ministre. Nous avons parlé de la présence militaire française à Djibouti mais au-delà même, c’est-à-dire en Afrique et dans le monde. Ce sujet revient assez souvent dans les discussions que j’ai avec mes compatriotes établis hors de l’Hexagone. Cela fait partie de leurs préoccupations car il en va de leur sécurité et de leur assurance. Au Tchad, au Gabon et ailleurs, j’ai été saisi sur cette même question qui ressurgit aujourd’hui avec l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête de l’exécutif français. Le député qui représente les Français établis hors de France doit jouer ce rôle de relais entre la métropole et les pays tiers où nos compatriotes choisissent de s’établir. Le cas de Djibouti est assez intéressant à ce titre car votre pays et devenu un centre névralgique des tensions internationales du fait de sa position géostratégique. Djibouti est entre la Somalie, l’Erythrée et l’Ethiopie où il se passe beaucoup d’évènements. Et à ce titre, il me parait indispensable que l’armée, l’hôpital et les intérêts français plus généralement restent ici de manière pérenne de telle manière que l’on puisse répondre aux menace et rapidement. Et surtout pour protéger nos compatriotes. La Nation : Pourquoi a-t-on décidé de fermer le consulat général de France à Djibouti ? M. Alain Marsaud : Il a été décidé que, partout où la France dispose d’une ambassade, le consulat général soit supprimé. Et Djibouti ne fait pas exception à la règle. Mais je tiens à préciser que les services assurés par le Consulat général seront repris intégralement au niveau de l’ambassade. Pour votre information, cette mesure va dans le sens de la réduction des postes de fonctionnaires partout dans les ministères et les représentations diplomatiques en période de crise aigue. La Nation : Comment interprétez-vous le fait que lors de la dernière présidentielle, votre candidat, M. Sarkozy, ait obtenu ses plus mauvais résultats en Afrique ? M. Alain Marsaud : Rectification ! M. Sarkozy est arrivé en tête dans tous les pays francophones. C’était le cas ici à Djibouti, au Gabon, au Tchad, aux Seychelles ou à Madagascar et d’autres pays. La tendance inverse s’est produite dans les sphères anglophones où il été devancé par M. Hollande. La Nation : Cela nous renseigne-t-il sur le vote des militaires qui auraient un ancrage plutôt à droite ? M. Alain Marsaud : Je ne dirais pas cela comme ça. Je pense que les militaires sont très attachés à l’ordre et à la sécurité. Le gouvernement de M. Sarkozy a multiplié les signes dans ce sens notamment avec l’ouverture d’une nouvelle base à Abu Dhabi. Plus globalement, cela reflète les clivages entre les esprits de la Droite et de la Gauche française. Nous avons plutôt la promptitude d’aller au devant des menaces qui pèsent sur le monde tandis que nos adversaires politiques sont plus attentistes et préfèrent voir les menaces s’exécuter pour réagir. Et pour les militaires, les choix sont assez clairs entre le laxisme et la promptitude qui les met en sécurité. La Nation : Comment en êtes-vous venu à briguer ce siège de député dans la 10ème circonscription des Français établis hors de France ? M. Alain Marsaud : Ben écoutez, mon parcours professionnel s’est passé à exercer de hautes fonctions dans les sphères de la justice avant d’être investi comme député de la région de haute vienne dont je suis issu à deux reprises successives. Mais des réformes électorales ont abouti à la suppression de 11 circonscriptions nationales dont la mienne, de Haute Vienne au profit de 11 autres dédiées aux Français de l’étranger. J’ai été Secrétaire National de l’UMP chargé des Français de l’étranger et aussi Président du groupe d’amitié France-Emirats Arabes unis. Et laissez-moi ajouter que mes fonctions actuelles de chef d’entreprise m’amènent à travailler dans 14 pays dont celui-ci d’ailleurs. C’est donc avec un solide capital que je me représente dans cette partie du monde. J’ai déjà travaillé ici, et je continue d’ailleurs, c’est ce qui me donne de sérieux motifs de porter mon choix sur cette 10ème circonscription que je brigue. La Nation : Un dernier mot sur les luttes intestines et la guerre de chefs qui s’est déclarée au sein de l’UMP ? M. Alain Marsaud : Je pense honnêtement qu’il n’en est rien. J’ai participé samedi dernier à une réunion au sommet avec tous les leaders de l’UMP à Paris. Nous sommes tous mobilisés pour réaliser un seul objectif: reprendre l’avantage sur la gauche lors des législatives dans quelques jours. Nos leaders politiques dont MM. Fillon, Copé et Juppé ont bel et bien à l’idée que la base du parti attend de leur part un message d’union et de mobilisation pour remporter les législatives. Les fausses rumeurs font le jeu de la gauche qui ne réussira pas à nous diviser. Nous y sommes attachés car nous sommes déterminés à battre en brèche la gauche, ne serait ce que pour effacer les souvenirs de la présidentielle qui s’est jouée à peu de choses.

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