Filets sociaux de sécurité : Une solidarité bien ordonnée

Par MOF | 28 mai 2012
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Filets sociaux de sécurité : Une solidarité bien ordonnée

Source: ADI

La stratégie nationale des filets sociaux de sécurité comporte plusieurs volets que ses instigateurs veulent complémentaires des actions à caractère social de différents ministères sectoriels et des prestations de services du système formel et contributif de sécurité sociale. Ces filets seraient sous forme de transferts sociaux visant à soutenir le pouvoir d’achat, le revenu et l’accès des populations cibles aux services sociaux universels comme l’éducation, la santé et l’assistance sociale. Les populations nomades ont perdu l’essentiel de leurs moyens de subsistance sous les effets conjugués de la sécheresse récurrente et de la spirale inflationniste des prix des denrées alimentaires de base ces dernières années dans les zones reculées des régions de l’intérieur. Nombreux sont dès lors les membres des communautés pastorales qui ont pris le chemin de la capitale où ils sont venus grossir les rangs des nécessiteux sans qualification ni emploi ni source de revenus. Près de 120.000 nationaux, toutes classes d’âges confondues, connaissent les aléas de la précarité dans les poches de pauvreté des zones périurbaines. Le chiffre parle de lui-même. Le désarroi des femmes et des hommes, des jeunes et des moins jeunes en situation de vulnérabilité a motivé jusqu’à présent des réponses ponctuelles des pouvoirs publics, des organisations non gouvernementales et des partenaires au développement au gré des crises humanitaires. Celles-ci ont consisté en la couverture des besoins alimentaires et sanitaires les plus pressants ici et là. Elles ne peuvent durer éternellement car elles servent de terreau au cercle vicieux de l’assistanat social. La question a nourri les cogitations des éminences grises du Secrétariat d’Etat à la Solidarité qui ont élaboré les contours d’une stratégie nationale des filets sociaux de sécurité. Le programme est novateur. Et ses instigateurs le veulent complémentaire des actions à caractère social de différents ministères sectoriels et des prestations de services du système formel et contributif de sécurité sociale. Autrement dit, ces filets sont conçus comme des transferts sociaux au bénéfice des individus ou foyers pauvres. Des mesures qui visent à soutenir le pouvoir d’achat, le revenu et l’accès des populations cibles aux services sociaux universels tels l’éducation, la santé et l’assistance sociale. Elles devraient absorber un peu plus d’1% du produit intérieur brut du pays suivant les estimations du Secrétariat d’Etat à la Solidarité. La projection décomplexe les forces vives djiboutiennes qui pensent gagnables les défis des filets sociaux de sécurité. A raison d’ailleurs pourvu qu’elles mettent en œuvre de concert un meilleur ciblage des actions sur le terrain dans ce domaine précis. Les pouvoirs publics, les organisations non gouvernementales et les partenaires au développement doivent disposer d’une cartographie de la pauvreté, des critères communs de vulnérabilité et d’un registre unique des bénéficiaires de l’assistance sociale. Des outils grâce auxquels les parties prenantes pourront éviter le chevauchement géographique et les doublons des aides. C’est tout le sens de la stratégie nationale des filets de sécurité qui prône les principes d’équité et de solidarité bien ordonnée pour mieux éradiquer les risques d’une fracture sociale en République de Djibouti.

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