Le chef de l’Etat visite la “palette de couleurs” du peintre Bamakhrama

Par ABS | 16 mai 2012
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Le chef de l’Etat visite la “palette de couleurs” du peintre Bamakhrama

Source: ADI

L’exposition “palettes de couleurs” de l’artiste-peintre Rifki Abdoulkader Bamakhrama, au Djibouti Kempinski Palace, a reçu ce mercredi la visite du président Ismaïl Omar Guelleh, venu admirer les œuvres de son ancien ministre de la Culture et ami personnel. Outre le chef de l’Etat et le Premier ministre, l’exposition a attiré de nombreux Djiboutiens. Passionné d’art et de culture depuis son plus jeune âge, l’ancien ministre de la Communication et de la Culture, Rifki Abdoulkader Bamakhrama, expose ses œuvres depuis hier au Kempinski palace. Après avoir fait le tour du hall d’exposition, le chef de l’Etat a félicité son ami qu’il a encouragé à poursuivre ce “magnifique travail”. Le chef de l’Etat a acheté quelques-unes des plus belles toiles de l’expo. En tout, 53 toiles sur les 118 œuvres de M.Bamakhrama ont été exposées. 43 d’entre elles ont été vendues en l’espace de quatre heures. “On disait que les Djiboutiens ne s’intéressaient pas à l’art abstrait, ce qui est totalement faux puisque l’exposition a attiré des centaines de visiteurs”’, souligne l’artiste qui ne doute pas que les dix autres tableaux encore exposés seront achetés dans les jours qui viennent. Quinquagénaire affable, Rifki Abdoulkader Bamakhrama a eu un parcours atypique. Né dans une famille d’artistes, il est baigné par les langoureuses mélodies des chansons de son père Abdoulkader Bamakhrama qui fut en son temps une star de la chanson djiboutienne arabe. Aujourd’hui encore, certains de ses morceaux passent régulièrement sur les ondes de la RTD et même, au-delà de nos frontières, sur les médias d’Aden. Bien qu’il fût prédisposé, du fait de l’influence de son père, à une carrière de musicien, c’est l’art au sens large qui a les faveurs du jeune homme: le théâtre, les chorégraphies, la peinture. C’est cette passion-là qui aura le dessus. Mais Rifki n’est pas seulement un doux rêveur. L’action publique ne le laisse pas indifférent. Militant politique engagé au sein du RPP, il entre au Gouvernement dans les années 90 et y restera pendant près de 15 ans. Ministre dans la journée, Rifki était peintre le soir. En vingt ans, entre 1992 et 2011, il peint 118 tableaux. Libéré de ses obligations publiques depuis l’année dernière, Rifki peut aujourd’hui être peintre au grand jour. Un retour sur la scène politique ne l’intéresserait-il pas? L’homme répond sans hésiter. “J’ai été heureux de travailler aux côtés du président Guelleh et de servir mon pays. Mais il faut savoir regarder devant soi; la politique, c’est derrière moi; j’ai tourné la page. Je peins la vie, ses moments de bonheur, de joie, de peines, de craintes”, dit-il. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet homme-là est en train de démontrer de la plus belle manière qu’il y a une vie après la politique. Et que l’on n’a aucune raison de déprimer à l’évocation même d’un éventuel départ.

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