"L’implication de l’ensemble des acteurs est cruciale pour mettre en place une politique de décentralisation basée sur l’intégration économique de nos régions", déclare le chef de l'Etat

Par IOH | 14 mai 2012
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"L’implication de l’ensemble des acteurs est cruciale pour mettre en place une politique de décentralisation basée sur l’intégration économique de nos régions", déclare le chef de l'Etat

Source: ADI

Dans une importante allocution prononcée aujourd’hui lors de l’inauguration à l’hôtel Kempinski des assisses de validation de la politique nationale en matière de décentralisation, le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, est revenu sur les principales difficultés sur lesquelles a butté le processus de décentralisation depuis son lancement en 2002. "Je forme le vœu qu’à l’horizon fixé par ce document cadre, c’est-à-dire à l’horizon 2020, nous puissions avoir réussi à transformer nos régions pour que celles-ci agissent comme de véritables pôles de croissance et de développement économique", a-t-il déclaré en substance. Nous reproduisons ci-dessous le discours du président de la République dans son intégralité. "Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons Distingués Invités, Mesdames et Messieurs, "Il m’est agréable d’assister au lancement des assises nationales sur la décentralisation. Assises au terme desquelles sera validé le document fixant les orientations stratégiques qui seront prises au cours de la décennie à venir sur, non pas la mise en place de la Décentralisation dans notre pays, puisque ce processus est en cours depuis 2002, mais plutôt sur les avancées et les éventuelles corrections à apporter à certaines politiques qui ne remplissent pas leur mission. Malgré la volonté politique constante, le processus de décentralisation est demeuré poussif. Il s’est heurté à des lacunes que les politiques n’ont pas réussi à combler, mais a, également, beaucoup souffert de la lassitude des populations locales face à une réforme qui a manqué de substance. Je ne dis pas pour autant que tout est à refaire, nous avons eu quelques réussites notamment sur l’aspect politique à travers la participation affirmée et massive de la population aux élections locales. Cependant, il reste énormément à faire sur le plan administratif mais plus encore sur le plan économique. En effet, l’un des principaux enjeux, c’est de permettre à nos populations de se fixer dans nos régions. Mais pour cela, il est impératif que la décentralisation économique devienne une réalité. A ce titre, l’implication de l’ensemble des acteurs est cruciale pour mettre en place une politique de décentralisation basée sur l’intégration économique de nos régions, seules capables de rendre tangible cette réforme et d’en récolter les fruits. Je vous le demande : Quel intérêt d’avoir une trésorerie régionale s’il n’y a ni tissu économique, ni administrés à servir ? Quelle nécessité d’avoir fait un découpage régional si aucune mesure n’est prise pour valoriser la singularité, le potentiel économique de chacune de nos régions ? Quel intérêt également d’avoir réussi à implanter des écoles et des postes de santé jusqu’aux localités les plus reculées, si les populations qui doivent utiliser ces services sociaux se retrouvent déplacés à cause des réalités économiques de leur région ? Pour toutes ces questions, mesdames et messieurs, le prisme à travers lequel doit être abordé la décentralisation aujourd’hui doit être, avant tout, économique. C’est donc cette logique qui doit animer le débat durant ces assises. Je finis en formant le vœu qu’à l’horizon fixé par ce document cadre, c’est-à-dire à l’horizon 2020, nous puissions avoir réussi à transformer nos régions pour que celles-ci agissent comme de véritables pôles de croissance et de développement économique. Je vous remercie."

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