Démarrage du programme national de sécurité alimentaire (PNSA) : Discours du ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage, chargé des Ressources Halieutiques
Par IOH
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19 avril 2012
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Source: ADI
Dans un discours prononcé lors de la cérémonie de lancement du programme national de sécurité alimentaire (PNSA), le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage, chargé des Ressources Halieutiques, M. Mohamed Ahmed Awaleh, a indiqué que celui-ci "a pour objectif de consacrer au moins 10% du budget national au développement de l’agriculture avec une croissance agricole annuelle de 6% conformément aux recommandations du sommet de l’Union Africaine à Maputo en juillet 2003."
L’ADI vous reproduit ci-dessous l’allocution du ministre de l’Agriculture dans son intégralité.
"C’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole devant vous ce jour, à l’occasion de la cérémonie de signature du Palace National de Djibouti du Programme Détaillé sur le développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA).
La signature de ce pacte est d’une importance capitale pour Djibouti dans la mesure où c’est une étape décisive dans le processus PDDAA.
En effet, le PDDAA est le cadre du NEPAD pour le développement du secteur agricole en Afrique.
Il a pour objectif de consacrer au moins 10% du budget national au développement de l’agriculture avec une croissance agricole annuelle de 6% conformément aux recommandations du sommet de l’Union Africaine à Maputo en juillet 2003.
Le Pacte national, soumis à notre agriculture, offre la perspective d’un appui politique, technique et financier à Djibouti par les partenaires au développement. Il est le fruit de la qualité de la conceptualisation, de la consultation avec la société civile, le secteur privé, les associations professionnelles du secteur primaire ainsi que les donateurs.
Le gouvernement et en particulier le ministère de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage chargé des ressources halieutiques s’est fixé comme objectif la lutte contre la pauvreté, le développement rural et l’amélioration de la sécurité alimentaire.
La réalisation de ces objectifs implique un développement soutenu du secteur primaire qui malgré sa faible contribution à l’économie nationale (4,2% du PIB EN 2010) concentre environ 30% de la population djiboutienne.
Ce pacte a pour objet également un cadre de partenariat entre l’administration, les partenaires au développement, le secteur privé, la société civile et les associations des professionnelles. Ce pacte lie les parties en vue de :
• créer les conditions d’une meilleure coordination des politiques en matière de développement rural et de sécurité alimentaire,
• d’assurer la mise en cohérence et l’harmonisation de l’ensemble des interventions menées par les pouvoirs publics et les partenaires au développement conformément au programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), aux engagements du sommet du Maputo en 2003 et la déclaration de paris en 2005 sur l’efficacité de l’aide publique au développement et le plan d’action d’accra en 2008.
La signature de ce pacte permettra à Djibouti d’accéder aux fonds mondiaux supplémentaires importants comme le programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) et du programme mondial de réponse à la crise alimentaire (GFRP), il permettra également de soumettre pour financement le programme national de sécurité alimentaire (PNSA).
Suite au lancement du processus PDDAA à Djibouti en novembre 2007, la République de Djibouti a élaboré plusieurs documents importants notamment le programme national d’investissement agricole intitulé programme national de sécurité alimentaire (PNSA) pour la période 2012-2017.
Le PNSA validé par toutes les parties prenantes le 09 avril 2012, s’articule autour de 3 axes à savoir :
• La sécurité alimentaire dans le cadre de la coopération régionale
• L’assistance aux groupes vulnérables
• Introduction des technologies modernes et appui aux exportations nationales facteurs de croissances et de créations d’emplois.
Ces axes sont fortement complémentaires et remplissent pleinement les objectifs d’efficacité de l’aide et de l’alignement sur les priorités nationales.
Le programme national de sécurité alimentaire initié par le ministère de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et des ressources halieutiques ne peut prétendre à couvrir à lui seul l’ensemble des actions nécessaires à une approche holistique de la lutte contre l’insécurité alimentaire par essence multisectoriel ; à contrario il ne peut, au risque d’un impact mitigé, se limiter à des mesures ne portant que sur le seul développement du secteur primaire.
C’est pourquoi, par une démarche interactive le programme a visé à introduire dans son approche et sa conception des dimensions plus larges et des axes d’intervention touchant d’autres secteurs en restant cependant dans son domaine de compétences ; ainsi peuvent être considérés :
• la santé par des actions ciblées sur l’accès à l’eau potable, l’amélioration des conditions nutritionnelles et alimentaires ;
• l’éducation par une attention particulière portée au renforcement des capacités et notamment celui des femmes et des jeunes filles ;
• l’environnement par les effets induits des actions envisagées sur les ressources naturelles et la prise en considération de la dimension « changement climatique ».
• le genre qui entend redonner à la femme rurale tout son rôle d’actrice dans le développement agricole et rural et pour garantir au sein de son foyer une alimentation satisfaisante sur le plan quantitatif et nutritionnel pour les membres de la famille et en particulier les enfants.
Pour ce programme comprend 26 fiches des projets détaillées pour un montant global de 129,559 millions U$ soit 23 milliards de Francs Djibouti pour la période 2012-2017.
Les résultats attendus du programme sont :
• la mise en valeur des fermes mises à notre disposition par des pays amis voisins (Ethiopie - Soudan) avec une production correspondant à 30% du niveau des importants alimentaires et une contribution significative à la production fourragère ;
• La construction d’un stock stratégique qui doit assurer la couverture de 30% de besoins en aliments de base
• La mise en œuvre de la composante "développement rural" doit assurer une fourniture annuelle de 65 millions m3 parla mobilisation des eaux superficielles ;
• L’assurance d’une production additionnelle de 3000 tonnes de fruits et légumes ;
• Une meilleure sécurisation de la santé animale avec augmentation sensible des exportations du bétail ;
• L’augmentation de 50% des prises de la pêche artisanale
• Enfin une meilleure condition de vie rurale
La signature du pacte national de Djibouti permettra aux partenaires au développement de soutenir les programmes définis dans le PNSA par la mobilisation d’un appui politique, financier et technique indispensable pour sa réalisation dans la période 2012-2017.
Je profite de cette occasion pour vous annoncer d’ici la fin de l’année 2012, l’organisation, d’une table ronde pour la mobilisation de ressources financières nécessaires pour la mise en œuvre du PNSA et où tous les partenaires au développement seront conviés afin de mobiliser les ressources financières nécessaires à son exécution.
Avant de conclure, permettez-moi de remercier tous les partenaires ici présents en particulier le COMESA, l’union africaine, le NEPAD, la FAO et les organisations internationales ainsi que les partenaires au développement rural pour le soutien constant qu’ils apportent au développement socio-économique de la République de Djibouti."
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