Participation djiboutienne à la réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine à Bamako

Par HM | 22 mars 2012
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Participation djiboutienne à la réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine à Bamako

Source: ADI

Le Ministre délégué à la Coopération Internationale, M. Ahmed Ali Silay, à la tête d’une délégation comprenant également l’Ambassadeur de Djibouti en Ethiopie et représentant permanent de notre pays auprès de l’UA, M. Mohamed Idriss Farah, a participé à la réunion ministérielle du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union Africaine organisée le 20 mars 2012 à Bamako, au Mali, sous la présidence de M. Amadou Toumani Touré, Président en exercice du CPS.  Il convient de noter également la participation du Président de la Commission de l’Union Africaine, M. Jean Ping, et du Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine du Benin, représentant le Président en exercice de l’UA, M. Yayi Boni du Benin. Cette réunion qui a vu la participation l’ensemble des pays  membres du CPS, de la Commission de l’UA ainsi que les Organisations régionales et Internationales et des pays membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, a été organisée en vue d’approfondir l’examen de la situation sécuritaire et humanitaire de la région du Sahel suite au conflit libyen.   En effet, le CPS, dans le prolongement des décisions prises par les Chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Addis-Abeba lors du 18ième Sommet de l’Union Africaine, et suite à la mission inter-institutions (UA-NU) d’évaluation de l’impact du conflit libyen dans la région Sahel , conduite du 7 au 23 décembre 2011, a examiné le rapport du Président de la Commission de l’UA sur la situation dans la région qui prévaut au Sahel en vue de l’adoption des recommandations pertinentes pour répondre à l’urgence sécuritaire et humanitaire touchant l’ensemble des pays de cette région du Sahel de 8000 km2 composée de l’Algérie, l’Egypte, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et la Tunisie. Il s’agissait de trouver les voies et moyens de parvenir à répondre efficacement au besoin d’appui aux efforts déjà engagés par les pays du champ face aux bouleversements provoqués par la chute du régime libyen, avec notamment l’afflux de centaines de milliers de rapatriés traumatisés et démunis et la circulation des armes provenant de l’arsenal libyen.  Les membres du CPS ont reconnus que les bouleversements issus de la chute du régime de libyen ont considérablement aggravé la situation et les menaces qui affectent les pays de la région, notamment en ce qu’elles alimentent les activités criminelles des terroristes qui sévissent dans le Sahel. Ils ont, par ailleurs, souligné avec insistance que le contexte humanitaire, déjà critique à cause du déplacement des populations rapatriées de la Libye, est soumis aujourd’hui à la menace d’une crise alimentaire et nutritionnelle imminente causée par la sécheresse qui sévit dans cette même région.  C’est à cet égard que l’ensemble des participants ont appelé à l’adoption d’une démarche intégrée, coordonnée, coopérative, et urgente, appuyée par l’UA et la Communauté Internationale, afin de répondre à la situation dans le Sahel susceptible de fragiliser la paix, la sécurité et la stabilité africaine. Les membres du CPS se sont engagé dans ce contexte à suivre de près l’évolution de la situation dans la région.

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