Journée internationale de la Femme : discours du président de la République
Par IOH
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08 mars 2012
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Source: ADI
Dans une importante allocution prononcée ce jeudi lors de la cérémonie de la célébration de la journée internationale de la Femme, le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a insisté sur le rôle prépondérant de la femme dans notre société.
Le président Ismail Omar Guelleh a également mis l’accent sur le sort des femmes vivant dans les zones rurales dans un contexte marqué par la vague de sécheresse sans précédent qui a durement affecté nos compatriotes de l’arrière-pays.
L’Adi vous propose ci-dessous le discours du chef de l’Etat dans son intégralité.
"Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons
Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,
Nous nous retrouvons ici aujourd’hui pour un rendez-vous qui m’est cher et qui est l’occasion pour nous tous de prendre la pleine mesure du rôle crucial de nos concitoyennes.
Je vous le concède, la place des femmes dans notre société ne saurait se résumer à cette journée symbolique.
Cependant, il est essentiel pour chacun de nous de marquer ce moment fort tant pour revenir sur les progrès réalisés que pour développer les mesures nécessaires pour améliorer sans cesse le quotidien des Djiboutiennes.
C’est ce quotidien qui, pour nombre de nos compatriotes, est souvent synonyme de difficultés, de privations, de luttes et de sacrifices. C’est ce quotidien que nous devons nous attacher à rendre un tant soit peu moins difficile, plus supportable.
Dans cet esprit, je voudrais rendre ici hommage à toutes ces femmes qui chaque jour se battent pour leurs familles, parfois dans des conditions extrêmes.
Je pense en particulier à nos consœurs vivant dans le monde rural, et pour lesquelles les aléas de la vie sont souvent liés à ceux du climat et qui, chaque jour, doivent faire des choix difficiles.
Ces femmes et ces jeunes filles sont le plus souvent victimes de discriminations, autrement plus marquées qu’elles sont ancrées dans les normes sociales.
C’est à elles qu’échoient les tâches les plus rudes sans qu’elles n’aient accès à aucune ressource productive.
C’est à elles que revient également la lourde tâche d’assurer la sécurité alimentaire de leurs familles.
C’est à elles toujours qu’il revient de soigner et de protéger leurs enfants et de faire face à toutes les contraintes structurelles qui freinent leur épanouissement.
Mesdames et Messieurs,
Le sort de nos compatriotes des zones rurales est d’autant plus alarmant que notre pays vient de traverser une longue période de sécheresse qui a été dévastatrice pour les populations de nos régions.
Encore une fois, les femmes étaient en première ligne, non seulement parce qu’elles étaient les plus affectées – et, à travers elles, leurs enfants - mais aussi et surtout parce qu’elles étaient les premières à se mobiliser pour la survie de leurs communautés.
Pour toutes ces raisons, je me réjoui que les Nations Unies aient, cette année, choisi comme thème central l’autonomisation des femmes rurales et leurs rôles dans l’éradication de la faim.
Pour toutes ces raisons également, nous devons redoubler d’efforts pour mettre en place les mesures nécessaires en vue de leur permettre de faire face à toutes ces difficultés.
A nous de leur donner les moyens économiques de subvenir à leur besoins et d’assurer une vie décente à leurs familles.
A nous de mettre en place les infrastructures nécessaires pour permettre à ces femmes de se décharger des tâches quotidiennes afin de se consacrer à un travail productif.
A nous de prendre en compte leur réalité dans la conception de nos politiques publiques.
A nous, enfin, de veiller à ce que leurs droits fondamentaux ne soient plus bafoués.
Mesdames et Messieurs,
Cette journée, au delà de sa symbolique, est là pour nous rappeler chaque année que notre action en faveur de l’égalité des droits se doit d’être collective.
Elle également la pour nous rappeler que le changement nécessaire pour améliorer la condition féminine doit s’opérer avant tout dans nos comportements et nos mentalités.
Cependant je tiens à réaffirmer ici le rôle prépondérant que joue les pouvoirs publics et notamment judiciaires pour faire respecter ces droits qui sont la pierre angulaire de notre politique de lutte contre toutes les discriminations.
En ce sens je veux dire ici que la première des égalités est celle devant la loi !
Car si notre pays a connu des avancées remarquables telle que l’égalité salariale, il n’en demeure pas moins que les femmes djiboutiennes tant qu’elles vivent en zone urbaine ou rurale sont encore trop souvent les premières victimes de nombreuses injustices.
Il nous faut donc faire en sorte que les droits de la femme soient respectés et que leurs vies ne se résument plus en une succession de choix difficiles et de sacrifices."
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