Le chef de l’Etat préside une importante cérémonie à l’occasion de la journée internationale de la Femme

Par IOH | 08 mars 2012
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Le chef de l’Etat préside une importante cérémonie à l’occasion de la journée internationale de la Femme

Source: ADI

"Les femmes dans le secteur informel", c’est le thème retenu cette année pour la journée internationale de la Femme qui a été célébrée ce jeudi à Djibouti comme dans le reste du monde. A été organisée à cette occasion une importante cérémonie présidée par le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, et à laquelle ont été conviés les membres du gouvernement et de l’Assemblée nationale, les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales ainsi qu’un parterre de personnalités civiles et militaires. La ministre de la Promotion de la Femme et du Planning familial, chargée des relations avec le Parlement, Mme Hasna Barkhat Daoud, qui a pris la parole lors de cette cérémonie, a déclaré en substance que "les femmes djiboutiennes, à l’instar de celles des autres nations, aspirent à la dignité, à la justice sociale, à l’égalité en droit et devoir ; bref, à une vie décente, dépourvue de toute violence et où homme et femme s’épaulent et évoluent en harmonie." S’adressant au président de la République, Mme Hasna Barkhat Daoud a ajouté que "toutes ces vertus sont bel et bien inscrites dans le projet de société que vous avez initié lors de votre arrivée à la magistrature suprême en 1999." La ministre de la Promotion de la Femme, qui s’est exprimée ensuite sur les objectifs poursuivis à travers le thème qui a été choisi cette année pour la journée internationale de la Femme, a affirmé que celui-ci est motivé avant tout par "la volonté ferme de promouvoir les activités des femmes opérant dans le secteur informel." "Ces femmes qui, quelles que soient les difficultés et les circonstances, font preuve d’ingéniosité, de ténacité et de créativité pour échapper à la chape de pauvreté et subvenir aux besoins de leurs familles", a-t-elle insisté. Selon Mme Hasna Barkhat Daoud, il est indéniable cependant que "ces femmes laborieuses se trouvent malgré tous leurs efforts dans une situation de précarité due particulièrement aux aléas qui caractérisent le secteur informel." "C’est pourquoi, a-t-elle fait savoir, nous allons travailler de concert avec le ministère délégué chargé du Commerce, des PME, de l'Artisanat, du Tourisme et de la Formalisation, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle et le secrétariat d’Etat à la Solidarité nationale afin d’accompagner le travail de ces femmes en les aidant notamment à légaliser leurs activités et à accéder aux services et mécanismes de crédit". Mme Safia Elmi Djibril, représentante de l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), a rendu elle aussi un vibrant hommage au courage de "ces femmes commerçantes communément appelées "charcharies", qui sont devenues, grâce à leur talent de négociantes, le moteur d’un véritable business féminin." "Souvent illettrées, parfois en délicatesse avec la douane, mais toujours ingénieuses, elles possèdent un grand savoir-faire et un sens du commerce hors du commun", a-t-elle dit. Mme Safia Elmi Djibril a prévenu toutefois que "reconnaître l’utilité de ce commerce informel ne veut pas dire encourager le laisser-aller et l’anarchie dans l’économie nationale." Invitée à son tour au micro, la représentante de l’UNICEF à Djibouti, Mme Josefa Marrato, qui s’est exprimée au nom de la coordinatrice du système onusien dans notre pays, a rappelé qu’"au niveau national, la journée internationale de la Femme coïncide cette année avec le treizième anniversaire de la création du ministère de la Promotion de la Femme institué en 1999 par le chef de l’Etat dès son arrivée au pouvoir." "Au cours des treize dernières années, des progrès remarquables ont été accomplis, notamment dans les domaine de l’institutionnalisation du genre, l’autonomisation et la protection de la femme par la reconnaissance et le respect de ses droits, l’accès à l’éducation et aux soins, et la lutte contre toutes les formes de violence faite aux femmes, y compris la pratique des mutilations génitales féminines", a-t-elle souligné. "Ces accomplissements, a poursuivi Mme Josefa Marrato, méritent notre appréciation et je souhaiterais féliciter toutes les personnes qui ont contribué à cette œuvre." Sur cette même lancée, elle a indiqué que "durant ces dix dernières années, le système des Nations Unies a apporté un appui multiforme au gouvernement et au peuple djiboutiens dans leurs efforts pour la promotion et la protection des droits des populations vulnérables, notamment les femmes, en empruntant une approche qui intègre la question du genre dans les secteurs d’activités." Dans une intervention faite à cette occasion, le président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, s’est incliné à son tour devant le courage et la détermination de "toutes ces femmes qui chaque jour se battent pour leurs familles, parfois dans des conditions extrêmes." "Je pense, a-t-elle ajouté, en particulier à nos consœurs vivant dans le monde rural, et pour lesquelles les aléas de la vie sont souvent liés à ceux du climat et qui, chaque jour, doivent faire des choix difficiles." "Le sort de nos compatriotes des zones rurales est, selon les propres termes du président Guelleh, d’autant plus alarmant que notre pays vient de traverser une longue période de sécheresse qui a été dévastatrice pour les populations de nos régions." "Encore une fois, les femmes étaient en première ligne, non seulement parce qu’elles étaient les plus affectées – et, à travers elles, leurs enfants - mais aussi et surtout parce qu’elles étaient les premières à se mobiliser pour la survie de leurs communautés", a-t-il rappelé. "Il nous faut donc faire en sorte que les droits de la femme soient respectés et que sa vie ne se résume plus en une succession de choix difficiles et de sacrifices", a conclu le chef de l’Etat.

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