Vague de froid à Ali-Sabieh et sa région

Par IOH | 24 février 2012
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Vague de froid à Ali-Sabieh et sa région

Source: ADI

En ce mois de février finissant, le froid fait parler de lui à Ali-Sabieh et sa région. A la fraîcheur de la journée, succède l’humidité glaciale de la nuit. Difficile de mettre de s’aventurer hors de sa maison. Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors. On grelotte. On craque des dents, les deux bras en forme de croix sur la poitrine. On s’enveloppe dans une large couverture, ne laissant percer que les yeux. Pour le visiteur non averti, circuler dans de telles circonstances relève quasiment de l’impossible. Pour certains habitants du chef-lieu assojog, cette vague de froid est tout simplement sans précédent. Pour d’autres, surtout les anciens qui préfèrent relativiser, Ali-Sabieh en a déjà vu pire par le passé. Et puis, ce n’est pas ici le coin où il fait le plus froid du district. Si le cœur vous en dit, allez faire un tour du côté de la localité d’Assamo, et vous verrez de quoi l’on parle. Là-bas, parait-il, à cette période de l’année, la température descend tellement bas que tout vous glace le sang. Les souffles d’air comme l’eau puisée au puits. "Même les chiens se taisent, eux qui sont d’ordinaire si bruyants le soir", ironise un homme en uniforme qui affirme avoir passé tout récemment une semaine dans ce village où, dit-il, il vient de rendre visite à son père malade, extrêmement éprouvé déjà par le poids de l’âge. Quelle que soit l’intensité du froid, la situation reste (pour l’instant en tout cas) nettement meilleure quand on sait qu’il y a quelques années encore, le phénomène avait bouleversé la vie de certains éleveurs de la région dont les bêtes, déjà affaiblies sous les effets dévastateurs de la sécheresse, disparaissaient du fait du climat qui sonnait soudain comme un sérieux danger. Une souffrance de plus pour les pauvres populations qui ne savaient plus à quel saint se vouer. Dans la ville d’Ali-Sabieh, le froid ne se montre pas heureusement aussi compromettant. Ses conséquences sont plutôt insignifiantes comparées à ces ravages en milieu urbain. En tête des maux plus ou moins ressentis (par les habitants) qu’on lui impute, figure la recrudescence des moustiques. Il en est ainsi de la prolifération de certaines pathologies comme la grippe, le paludisme, la diarrhée et la bronchite. Loin d’impliquer seulement le quotidien des populations des districts de l’intérieur, c’est là un souci habituellement partagé par tous en saison fraîche, y compris les habitants de la capitale.

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