La République de Djibouti a fait de grands progrès dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines, selon l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Djibouti

Par YHB | 14 février 2012
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La République de Djibouti a fait de grands progrès dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines, selon l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Djibouti

Source: ADI

Dans une tribune libre publiée ce mardi et dont l’ADI a reçu copie, l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Djibouti, Mme. Geeta Pasi, a réitéré la position ferme de son pays à l’égard des Mutilations Génitales Féminines. « Le gouvernement des États-Unis est solidaire des gens de par le monde et d’ici à Djibouti qui ont observé, le 6 février dernier, la neuvième Journée internationale annuelle « Tolérance Zéro » envers les mutilations génitales féminines (MGF) », écrit Mme Pasi. La diplomate se félicite par ailleurs dans cette tribune libre que nous publions intégralement, qu’à travers « le Ministère de la Promotion de la Femme et du Planning Familial, la République de Djibouti a fait de grands progrès dans la lutte contre cette pratique ». " En ce jour, le gouvernement des États-Unis est solidaire des gens de par le monde et d’ici à Djibouti qui ont observé, le 6 février dernier, la neuvième Journée internationale annuelle « Tolérance Zéro » envers les mutilations génitales féminines (MGF). A travers le Ministère de la Promotion de la Femme et du Planning Familial, la République de Djibouti a fait de grands progrès dans la lutte contre cette pratique. La semaine dernière, des manifestations à travers tout le pays ont mis en évidence la cause et ont essayé de sensibiliser les hommes et les femmes sur cette pratique atroce. La pratique des MGF consiste à procéder à l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou de la fillette. On estime qu'entre 100 et 140 millions de femmes de par le monde ont subi une excision et que trois millions de fillettes courent ce risque chaque année. Cette intervention est fréquemment pratiquée par des personnes sans formation et elle se fait sans anesthésie, souvent à l'aide de morceaux de verre, de couvercles de boîtes de conserve, de ciseaux ou de rasoirs non stérilisés, par exemple. Outre les douleurs intenses et le traumatisme psychologique qu'elle provoque, l'excision comporte de sérieux risques pour la santé, à court et à long termes, notamment un risque d'hémorragie, d'infection, y compris par la transmission du VIH, de complications au moment de l'accouchement et même de décès. La pratique des MGF est ancrée dans les croyances sur les « dangers » de la sexualité des femmes et elle est associée à un rite de passage qui a des conséquences extrêmement négatives sur la santé et le bien-être mental des femmes et des fillettes à travers le monde. C'est une pratique qui entrave l'accès des femmes à l'égalité et qui bafoue les droits et la dignité des femmes et des fillettes. Mais comme l'a réitéré la secrétaire d'État Hillary Clinton, la violence envers les femmes et les filles n'est pas une pratique culturelle. C'est une pratique criminelle. Comme dans le cas de l'esclavage, ce qui était autrefois justifié comme étant sanctionné par Dieu est aujourd'hui honni, à juste titre, comme étant une violation inadmissible des droits de l'homme. L'excision est une pratique qui s'observe indépendamment des cultures et des religions, et ce, bien qu'aucune religion n'en fasse mention. Elle est infligée à des fillettes de nombreux pays d'Afrique de même qu'en Asie et au Moyen-Orient. Aux États-Unis, elle est pratiquée dans certaines communautés d'immigrants, et nous avons travaillé avec les praticiens de la santé et du droit afin de les sensibiliser aux conséquences négatives des MGF. À travers le monde, les approches communautaires faisant intervenir les femmes et les hommes, les fillettes et les garçons, les dignitaires religieux et tous les membres de la société se révèlent les seules solutions durables. En fait, les intervenants communautaires ont constaté que les hommes, lorsqu'ils avaient compris le traumatisme physique et psychologique lié aux MGF, finissaient par être les militants les mieux placés pour éradiquer cette pratique, à commencer par les pères de famille qui refusent sans équivoque que leurs filles y soient soumises. Les communautés doivent agir collectivement pour abandonner cette pratique, et ce afin que les fillettes et leur famille qui s'y soustraient ne soient pas traitées en parias. Les communautés qui travaillent ensemble pour éliminer les MGF ont le moyen d'assurer un avenir plus solide et plus sain aux fillettes, aux jeunes femmes et à leur famille. Le gouvernement des États-Unis est fier de soutenir les femmes et les hommes de par le monde qui dénoncent cette pratique innommable et qui cherchent à l'abolir. Il est fort stimulant de voir les communautés ici à Djibouti, nos partenaires du Ministère de la Promotion de la Femme et du Planning Familial et des populations du monde entier s'élever contre les MGF pour changer des normes sociales profondément ancrées et qui nuisent non seulement aux femmes et aux fillettes, mais aussi à nos communautés et à nos sociétés". Mme. Geeta Pasi Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République de Djibouti

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