Djibouti réaffirme sa détermination à lutter contre les MGF

Par AGI | 06 février 2012
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Djibouti réaffirme sa détermination à lutter contre les MGF

Source: ADI

La journée Internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines a été célébrée ce lundi au siège de l’UNFD. Cet événement lancé à l’initiative du Ministère de la Promotion de la Femme, des Affaires sociales et du planning familial (MPF) a réuni, outre Mme Hasna Barkat Daoud, ministre de tutelle, d’autres membres du gouvernement, des parlementaires, des représentants du système des agences des Nations Unies ainsi que des représentants de la société civile. L’objectif de cette journée, est selon l’expression employée par Mme la ministre de la Promotion de la Femme, "de réaffirmer la détermination du gouvernement à lutter de toutes ses forces contre cette pratique néfaste d’un autre temps". D’après Madame la Ministre Mme Hasna Barkat Daoud, le combat que mène depuis 30 ans les instituions gouvernementales contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF), et dans lequel se trouve placée en première ligne l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD) n’est pas un peine perdue. Au contraire a-t-elle annoncé, ‘’le taux de prévalence a chuté de 5% passant, entre ce laps de temps, de 98% à 93%’’. Madame la ministre s’est ainsi réjouit de ce résultat qui sont elle’’ forts encourageants’’. Ils ont été obtenus grâce au lancement d’un vaste programme de sensibilisation de la population et des autorités du pays sur les MGF. ‘’Nous avons franchi deux importantes étapes tendant vers un abandon total de toutes les formes d’excision au niveau national’’ a-t-elle ajouté. La première étant, l’annonce faite publiquement, le 03 juillet 2011, par 92 mouvements communautaires de Djibouti-ville et des régions de l’intérieur, de mettre à terme définitivement la pratique de l’excision sous toutes ses formes. La seconde étape, plus historique fut l’adoption en 2009 par le Parlement d’une loi permettant aux associations œuvrant dans la lutte contre les MGF, de se porter partie civile en lieu et place des victimes qui ne sont pas en mesures de recourir à la justice pour de multiples raisons ; dont la peur, la honte ou l’existence de pressions de l’entourage immédiat de la victime. ‘’Malgré tous ces efforts la bataille contre les MGF est loin d’être gagnée à Djibouti’’ a-t-elle tenu à préciser. Partant de ce constat et dans la perspective du renforcement de la politique dite « Tolérance Zéro » où aucune exciseuse ne sera plus pardonnée et sera déférée devant les instances judiciaires, Mme la ministre a profité de cette journée pour inviter tous les acteurs institutionnels et les communautés à se mobiliser plus encore pour faire de Djibouti un sanctuaire contre cette pratique.

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