La 5ème réunion du conseil exécutif de l’union interparlementaire des Etats membres de l’IGAD entame ses travaux à l’hôtel Kempinski

Par HM | 07 janvier 2012
1,060 vues
La 5ème réunion du conseil exécutif de l’union interparlementaire des Etats membres de l’IGAD entame ses travaux à l’hôtel Kempinski

Source: ADI

Le président de l’Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud Ali, a inauguré aujourd’hui à l’hôtel Kempinski les travaux de la 5ème réunion du conseil exécutif de l’union interparlementaire des Etats membres de l’IGAD. La cérémonie inaugurale a vu la présence de nombreuses personnalités dont le président du parlement soudanais et président en exercice du conseil exécutif de l’union des parlementaires des pays de l’IGAD, M. Hago Gasm AlSid, le secrétaire général, M. Bourhan Daoud Ahmed, ainsi que des délégations parlementaires issues des Etats membres de l’IGAD. Dans un discours qu’il a prononcé lors de la conférence, le président de l’Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud Ali, a mis l’accent sur le "rôle de premier plan" que joue notre pays à l’échelle régionale. C’est à la République de Djibouti, a-t-il dit, que revient le mérite d’avoir lancé l’initiative qui a abouti à la création de l’union interparlementaire des pays de l’IGAD, "fruit d’une longue réflexion et d’une volonté commune". M. Idriss Arnaoud Ali a rappelé par ailleurs que "l’objectif était d’élaborer un cadre unique en son genre, faire de l’union interparlementaire une enceinte régionale où le débat législatif récupère toute sa raison d’être". "Il revient à nous d’utiliser toujours nos prérogatives et pouvoirs à bon escient, d’être à la hauteur des espoirs qui sont placés en nous", a-t-il déclaré, avant d’ajouter que " force est de constater que les parlements ne sont plus ce qu’ils étaient : la légitimité du pouvoir législatif, loin d’être contestée, est renforcée et appréciée à sa juste valeur". Le président de l’Assemblée nationale a souligné dans la foulée que " les raisons qui ont précédé la mise en place de cette union interparlementaire sont la promotion de la paix, des valeurs de la démocratie et de l’Etat de droit ainsi que le progrès et le développement socio-économique de notre sous-région". "La région de la corne de l’Afrique reste confrontée aux mêmes défis majeurs et il nous appartient de les relever", a-t-il poursuivi. Invoquant au passage le destin tragique de la Somalie, il a indiqué que "voila deux décennies maintenant que ce grand Etat ami et voisin, ce peuple frère, traverse une crise politique interminable qui ne trouve point d’issue." "Le pays, a-t-il insisté, déchiré par les rivalités claniques, sombre depuis cette date fatidique dans une guerre fratricide aux conséquences multiples : politique, économique, sociale et humanitaire". Selon lui, face à ce qu’il est convenu d’appeler le drame somalien, "notre pays, sous l’impulsion du président Ismail Omar Guelleh, s’est engagé dans une politique de réconciliation permanente en Somalie". "A l’intérieur de l’IGAD, la diplomatie parlementaire pourrait jouer un rôle de premier plan dans le règlement pacifique des différends, dans le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit", a déclaré M. Idriss Arnaoud Ali. Et d’ajouter : "l’union interparlementaire constitue le cadre parfait pour dégager des solutions politiques et des positions communes". Pour sa part, le secrétaire général de l’union interparlementaire des Etats membres de l’IGAD, M. Bourhan Daoud Ahmed, a affirmé que "la République de Djibouti a une histoire particulière" avec son organisation "dans le sens où elle a accueilli la première conférence constitutive au cours de laquelle les présidents des parlements des pays de l’IGAD se sont mis d’accord, avec la déclaration dite déclaration de Djibouti, sur la constitution de l’union interparlementaire de l’IGAD". "Depuis sa mise en place effective à Addis Abeba le 9 décembre 2009, l’union a, entre autre chose, accompli la formation des trois commissions permanentes et de leurs bureaux qui avait été décidée par la 3ieme conférence. Egalement, des projets ont respectivement été élaborés dans le domaine de la sécurité et la prévention des conflits, du renforcement des capacités législatives, ainsi qu’une étude comparative des lois et leur harmonisation, de la promotion de l’égalité des sexes et de la lutte contre le VIH / SIDA", a-t-il fait savoir.

Tags

Partager cette histoire