La forêt du Day en proie aux effets conjugués de la désertification et de la raréfaction des pluies

Par Isman O. | 18 décembre 2011
1,109 vues
La forêt du Day en proie aux effets conjugués de la désertification et de la raréfaction des pluies

Source: ADI

De plus en plus fragilisée devant les effets conjugués de la désertification et de la raréfaction des pluies, la forêt du Day est plus que jamais exposée à tous les dangers. Aux injures du temps s’ajoutent depuis de longues années les injustices des hommes ; des hommes nullement conscients de l’importance de l’enjeu ainsi que l’ampleur du désastre sur la nature. Face à ce terrible constat, les spécialistes sont unanimes : la forêt du Day ne sera plus ce qu’elle était. C’est dans ce sens que l’un d’eux écrivait dernièrement dans les pages du magazine "Human village" édité à Djibouti : "la junipéraie du Day ne redeviendra pas une forêt dense mais il semble envisageable de maintenir l’espèce sur des sites appropriés à Garab, Adonta et Bara Barré, en se basant sur l’observation des conditions favorables à sa croissance et à sa régénération." Dr. Charles Moncousin, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a, dans ses travaux sur le véritable patrimoine national qu’est la forêt du Day, formulé quelques recommandations afin de sauver ce qui peut l’être. Il préconise ainsi un "aménagement du Day" qui doit être réalisé non seulement "au niveau de la forêt, mais aussi dans les alentours. "Pour réduire la pression sur la forêt, il faut promouvoir la plantation d’espèces fourragères en périphérie de la forêt où les conditions le permettent", note-t-il. "La régénération assistée, ajoute-t-il, permettra de créer des conditions favorables à la croissance de jeunes plants, traités individuellement ou en groupes. Elle permettra également d’identifier les jeunes plants de genévrier, mais aussi les autres ligneux d’intérêt pastoral (acacia, combretum, ficus)." Parmi les recommandations du Dr. Monconsin visant à la préservation de la forêt du Day, figure aussi "la création d’une pépinière forestière [qui] permettra d’analyser la capacité de résistance des genévriers de diverses origines à la pression des pathogènes (oomycètes en particulier)." La mise en place "d’une petite pépinière" est, selon lui, d’autant plus "souhaitable" qu’elle "offre plusieurs avantages tels que l’autonomie dans l’organisation des aménagements, la facilité de distribution, l’engagement et la responsabilisation de la communauté dans des actions environnementales et de production fourragère et/ou fruitière."

Tags

Partager cette histoire