Le Président de la République plaide communément avec les autres leaders de l’IGAD un renforcement de sanctions à l’égard de l’Erythrée
Par OOM
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05 décembre 2011
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Source: ADI
Le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, a plaidé l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU des sanctions plus importantes à l’égard de l’Erythrée.
Cette doléance de Djibouti est intervenue lundi après-midi à Addis-Abeba, en Ethiopie, dans le cadre d’une vidéo conférence permettant aux Chefs d’Etat et de Gouvernement des Pays de l’IGAD à s’adresser directement aux membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Il est à noter que c’est à la demande des pays de l’IGAD que cette réunion du Conseil de sécurité consacrée au dossier érythréen s’est tenue.
Au cours d’une importante allocution faite dans le cadre de cette vidéo conférence, le Président de la République a informé le Conseil de Sécurité des activités de déstabilisation que l’Erythrée mène à Djibouti, révélant aussi bien les efforts du régime d’Asmara visant à créer une rébellion au Nord de Djibouti que le processus d’intrusion d’armes à feu dans notre territoire.
Le Président de la République qui a indiqué au Conseil de Sécurité que notre pays avait naturellement déjà soumis les preuves de tous ces actes de déstabilisation à l’IGAD, à l’Union africaine et aux Nations Unies a fait part de son deuil de voir l’Erythrée renouer avec la paix et le bon voisinage.
Le Chef de l’Etat a dans la foulée saisi l’occasion de cette allocution pour fustiger la lenteur manifeste qui caractérise le régime d’Asmara dans le cadre de la médiation conduite par le Qatar en vue de trouver une issue négociée et définitive au litige frontalier qui nous lie à ce pays.
« Le silence assourdissant, depuis 3 longues années, sur le sort de nos prisonniers de guerre est intolérable et inadmissible » a dit le Chef de l’Etat, alertant l’entorse que constitue un tel comportement sur l’accord de Médiation du Qatar qui stipule que « les deux parties sont tenues à mettre à la disposition du Médiateur toutes les informations relatives aux soldats disparus ».
Démagogie et irresponsabilité sont deux traits de caractères qui vont comme très bien à l’Erythrée à entendre le Président de la République, dénonçant la propension au mensonge et à la violence du régime d’Asmara et le mépris effarent de ce dernier à tourner inlassablement en ridicule la Communauté internationale.
Pour le Président de la République, la Communauté internationale se doit d’accroitre le niveau de sanctions qu’elle afflige à l’Erythrée que, ce pays ne semble pas renoncer à son comportement belliqueux et, à ses efforts visant à déstabiliser la sous-région..
En dehors des multiples sources de problèmes que crée l’Erythrée à Djibouti, le Chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, n’a pas omis de signaler au Conseil de sécurité tous les actes de déstabilisation et d’insécurité dont le régime d’Asmara est responsable à l’échelle de la sous-région.
« L’Erythrée menace non seulement la paix et la stabilité des pays de la Corne mais elle continue également à narguer la Communauté Internationale en soutenant directement les actes terroristes des Shebabs somaliens » a déclaré en substance le Président de la République.
Outre le Président de la République, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi s’est également adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies par le biais de cette vidéo conférence.
Abondant dans le même sens que le Président djiboutien, M. Zenawi a requis, du Conseil de sécurité, un renforcement de sanctions à l’égard de l’Erythrée.
« Il s’agit d’un régime totalement réfractaire à la paix et au règlement des litiges par la voix du dialogue » a affirmé le Premier Ministre éthiopien.
« Nous déplorons le manque de disponibilité de ce pays pour trouver une issue négociée et dans le cadre du différend foncier qui nous oppose à lui au sujet de la région du Badmé », a dit M. Zenawi.
Le Président djiboutien, le Premier Ministre éthiopien et le Président de l’Autorité de Transition de la Somalien sont les Chefs d’Etat et de Gouvernement de pays membres de l’IGAD qui ont pris part aux travaux de cette vidéo conférence.
Le Kenya a quant à lui été représenté par son ministre des Affaires étrangères. L’Ouganda, autre pays membre de l’IGAD, a été représenté par son ambassadeur en Ethiopie.
Parti à Addis-Abeba le lundi en début d’après-midi, le Président de la République est revenu au pays quelques heures après seulement, en début de soirée, à l’issue de sa participation aux travaux de cette vidéo conférence.
Au cours de ce déplacement, le Chef de l’Etat était accompagné d’une importante délégation nationale comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères et de Coopération, M. Mahamoud Ali Youssouf.
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