Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale

Par Guedi | 04 février 2009
6,073 vues
Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale

Source: ADI

Lundi dernier, le Gouvernement, représenté par le Premier ministre et par plusieurs ministres s'est soumis à la traditionnelle séance de "questions au Gouvernement". Ouverte par le président de l'Assemblée nationale, M Idriss Arnoud Ali, la séance a été retransmise en direct à la Télévision, permettant ainsi aux téléspectateurs de suivre les débats. Les ministres ont été interpellés sur diverses questions d'ordre général. Le chômage des jeunes diplômés, le problème des déscolarisés, la TVA récemment introduite et la hausse des prix ainsi que la baisse du pouvoir d'achat des ménages djiboutiens, le dysfonctionnement au sein du département de l'éducation, et l'inexistence d'infrastructures sportives dans les nouveaux établissements, le mauvais fonctionnement du service d'Etat civil, les mille et unes difficultés que rencontrent les détenteurs des anciennes cartes de résidence attribuées par l'administration coloniale à la veille de l'indépendance pour obtenir la nationalité djiboutienne, la pénurie d'eau à Dikhil, etc. Les ministres des Finances, de l'Intérieur, de l'Emploi, de l'Agriculture, et de l' Education nationale se sont succédé au micro pour expliquer, exposer, présenter, défendre leur département et faire valoir les actions entreprises pour améliorer la qualité des prestations des services publics. Pour notre part, nous avons résumé les questions pertinentes adressées aux ministres de l'Agriculture et de l'Education. Abordant la question de la pénurie d'eau à Dikhil, le ministre de l'Agriculture Abdoulkader Kamil Mohamed a évoqué le forage d'un nouveau puits qui semble prometteur puisque, a-t-il dit, son débit se situe entre 50 et 70 mètres cubes. Réalisé récemment à 12 km de Dikhil, prés de l'oued Gamé, ce puits qui est encore sous observation, va être débité pendant trois jours pour voir si la qualité ne se dégrade pas et si la nappe phréatique ne baisse pas. Si ces tests sont bons, "nous trouverons les moyens financiers pour raccorder ce puits à la ville de Dikhil", a ajouté le ministre. Selon Abdoulkader Kamil, trois forages qui produisent 1000 m 3 d'eau par jour, sont actuellement exploités à Dikhil. Une quantité insuffisante aux yeux du ministre qui a en outre précisé que les efforts pour augmenter les capacités de production se sont poursuivis tout au long des années écoulées. Enfin, le ministre de l'Agriculture a rappelé que la république de Djibouti comptait prés de 20 000 hectares de terres arables dont 10 000 hectares se trouvent dans la région de Dikhil. Le ministre de l'Education, M Abdi Ibrahim Absieh, a pour sa part précisé dans son intervention que son département reçoit prés de 30% du budget national dont 1,2 % est consacré à l'Université de Djibouti. "Vous parlez de dysfonctionnement d'une manière globale et vous n'apportez aucune précision là-dessus," a déploré le ministre en s'adressant au parlementaire qui l'a questionné. Vous avez lu dans "La Nation" une annonce d'un concours additif, a expliqué le ministre avant de rappeler que "les concours de recrutement de profs d'EPS sont lancés au mois d'août et non pas maintenant. "En dépit du recrutement et de l'embauche de la totalité des sortants de la filière de Deug Staps, Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives depuis septembre, nous manquons quand même d'enseignants d'EPS. C'est pour cette raison que nous avons relancé ce concours additif", a-t-il précisé. "Si dans cette branche, vous trouvez un chômeur diplômé de l'université, je vous assure que le jour suivant, nous allons l'embaucher", a promis le ministre. En ce qui concerne le préscolaire, le ministre a fait savoir qu'il existait une dizaine d'écoles expérimentales dans l'enseignement public avant de rappeler la mise en place de programmes avec le secteur privé tournés vers les milieux difficiles ou pauvres. Le ministre de l'Education a réfuté l'idée d'un enseignement à deux vitesses.

Tags

Partager cette histoire