Tenue de la 2ième session plénière de l’Assemblée Nationale

Par MAAS | 02 octobre 2011
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Tenue de la 2ième session plénière de l’Assemblée Nationale

Source: ADI

L’assemblée nationale a entamé hier les travaux de sa 2ème session plénière budgétaire de l’année 2011/2012 dans les murs de ses locaux provisoires, sis à l’ancien mess des officiers. La première séance de cette session ordinaire du parlement s’est tenue sous la conduite de son président Idriss Arnaoud Ali. Elle a vu la participation des membres du gouvernement dont le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita, des élus nationaux, des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, et un parterre de responsables des secteurs public et privé. L’évènement a été ponctué d’importants discours que le président Idriss Arnaoud Ali et le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita ont prononcés au perchoir de l’Assemblée nationale. Dans son mot d’ouverture de la séance plénière, le président de l’Assemblée nationale a jeté un regard rétrospectif sur les activités parlementaires de l’année 2011. Ce faisant, il a d’emblée évoqué le vote des textes dont l’impact sur la vie des ménages djiboutiens est palpable. Citons les amendements apportés au système de retraite, le texte sur la création d’un centre national de référence en matière de santé de reproduction. D’autres lois promulguées ont eu le même écho. Telles les nouvelles dispositions légales qui régissent le secteur bancaire et financier, l’aide judiciaire. La ratification aussi d’instruments juridiques internationaux qui portent notamment sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique, dite Convention de Kampala, les statuts de l'agence internationale des énergies renouvelables (IRENA). Outre le travail purement législatif, le président Arnaoud a mis en exergue l’intérêt de renouveler diverses expériences comme la caravane parlementaire qui a motivé des contacts et causeries de proximité entre les députes et leurs électeurs des régions de l’intérieur avec l’appui du PNUD, les débats entre les élus nationaux et les lycéens et étudiants de l’Université de Djibouti sur le rôle et le fonctionnement du pouvoir Législatif dans le renforcement des acquis de notre jeune démocratie. Aussi, le président Arnaoud a fait part de son analyse prospective des chantiers de demain que la représentation nationale se doit de mener à terme. Le plus immédiat concerne la mise en place de son propre outil audiovisuel pour mieux tâter le pouls de l’opinion publique et connaître par la même occasion les aspirations de ses différentes composantes. L’objectif démontre l’attachement du président Arnaoud au développement d’une communication de proximité et de qualité de l’Assemblée nationale à l’endroit des masses laborieuses et des élites du pays. D’autres et non des moindres prévoient un recrutement de nouveaux cadres sur concours, l’organisation d’un séminaire de formation sur les comptes-rendus analytiques au profit des députés et de l’administration parlementaire, la mise en place d’une cellule de femmes parlementaires et du comité MAEP au sein de l’Assemblée nationale et l’élaboration du règlement intérieur du Sénat. Cela dit, le président Arnaoud a su trouver les mots justes quand il a abordé la conjoncture considérée comme la plus longue et la plus profonde récession depuis la Seconde Guerre mondiale qui frappe à présent les pays les moins avancés dont le nôtre. Avec comme conséquences un recouvrement des recettes fiscales au ralenti, une baisse des investissements directs étrangers (IDE), le non respect des engagements de l’aide publique au développement (APD). Autant de contraintes handicapent sérieusement la marge de manœuvre des tenants des pouvoirs de Exécutif et celui du Législatif. Tant elles débouchent sur un besoin crucial en liquidités pour lutter efficacement contre les préoccupations de citoyens djiboutiens. Telle est la situation à Djibouti selon le constat du président Arnaoud qui a par ailleurs livré le fonds de sa pensée sur plusieurs sujets d’actualité brûlants et relevant de l’intérêt national. Les plus préoccupants demeurent à ses yeux les effets de la pire sécheresse de ces soixante dernières années auxquels sont confrontés Djibouti et ses voisins de la Corne d’Afrique, le contexte sécuritaire somalien malgré des milices Al Shabab de Mogadiscio, le non règlement à ce jour du différend frontalier djibouto-érythreen sous la médiation du Qatar pour cause d’atermoiements réitérés du régime d’Asmara devant la communauté internationale. Dernière note d’optimisme : les printemps arabes ou les différents processus de transition démocratique entamés dans les pays arabes se dérouleront conformément aux aspirations de leurs peuples. C’est du moins la conviction affichée du président Arnaoud qui a réaffirmé le soutien total et inconditionnel de Djibouti dans la volonté de la Palestine de devenir membre à part entière de l’organisation des nations unies. De nos frères palestiniens qui entendent enfin jouir de tous les droits de leur souveraineté nationale. De son côté, le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita a fait hier une intervention fort remarquée au micro de la tribune de l’Assemblée nationale. Elle a valeur de bilan de l’action gouvernementale de l’année 2011. Une année qui se situe dans une phase charnière entre la période de forte croissance économique antérieure à la crise financière internationale de 2008 et le nouvel élan de développement national consécutif au contrat de confiance que les électeurs djiboutiens ont accordé au Président de la République depuis sa réélection à la magistrature suprême de notre pays depuis avril 2011. De ce fait, la politique gouvernementale actuelle sera donc axée sur la consolidation de nos acquits et sur la recherche de tous les moyens nouveaux pour retrouver une croissance soutenue. De manière plus explicite, la consolidation des acquits, économiques et sociaux implique aux yeux du Premier ministre la poursuite et le renforcement de la politique commencée en faveur des djiboutiens les plus défavorisés, pendant la période même de notre forte croissance économique, donc bien avant la crise financière mondiale. Le Premier ministre l’a rappelée avec force et conviction, chiffres à l’appui. Pour l’année 2011, 530 millions de FD ont déjà été engagés par les autorités compétentes en vue de développer les micros entreprises, directement, ou indirectement par l’intermédiaire de la micro finance, soit par la réalisation des travaux d’amélioration de quartiers populaires dans le secteur de l’eau et de la voirie, soit encore par des initiatives dans le domaine du développement communautaire comme des campagnes d’alphabétisation ou des cycles de formation professionnelle. Autant de détails significatifs laissent entrevoir les principaux axes d’intervention dans la riposte nationale contre la pauvreté pour les cinq prochaines années. Le Premier ministre les a dévoilés dans son discours de politique générale. De 2012 à 2016, les objectifs de l’initiative nationale pour le développement social concernent le développement des régions, la micro finance, l’emploi des jeunes, le développement urbain, la réduction de la dépendance alimentaire, le renforcement de la protection sociale, la généralisation alimentaire, le renforcement de la protection sociale, la généralisation de l’accès à l’énergie renouvelable et la préservation de l’environnement. Dans l’immédiat, le gouvernement va mener une communication et une vulgarisation des programmes qui cibleront les populations pauvres et les groupes les plus vulnérables au cours de l’année 2012. Lesquels vont s’articuler autour des activités de renforcement des capacités, d’échanges d’expériences, de diffusion de bonnes pratiques dans l’optique d’un développement des mécanismes efficaces de mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté et d’optimisation de leur impact. De telles priorités devront aller de pair avec les efforts consentis par le gouvernement dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Avec comme traduction tangible une croissance des dépenses publiques afférentes dans le budget national qui résulte d’une volonté politique qui vise l’élargissement de l’accès à l’éducation et aux soins de santé de base pour le plus grand nombre. Sur le volet diplomatique, le Premier ministre nous a donné sa lecture personnelle des vibrants plaidoyers que le Président de la République a prononcés devant ses pairs lors de la récente 66ème conférence annuelle des nations unies à New York. Ses propos viennent conforter le bien-fondé des prises de positions du chef de l’Etat sur les conditions du retour de la paix en Somalie, la crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique, le règlement du différend frontalier entre Djibouti et Érythrée.

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