Le ministère de la Promotion de la Femme présente le guide de lutte contre les violences genre aux professionnels de la justice
Par Arteh
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14 septembre 2011
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Source: ADI
Le ministère de la promotion de la femme et du planning familial chargé des relations avec le parlement, en collaboration avec le FNUAP a organisé aujourd'hui, au Kulan Center, un atelier de présentation du guide pour les professionnels de la justice pour la prise en charge judiciaire des violences y compris les Mutilations génitales féminines.
Animées par le Président de la commission nationale de Droits de l’homme, M. Mohamed Abdou, ces assises ont vu la présence de la Secrétaire générale du ministère de la Promotion féminine, Mme Halo Aboubaker, ainsi que la représentante de la FNUAP, Mme Amina Abdillahi.
La lutte contre les violences fondées sur le genre est permanente et universelle. Dans un but de sensibilisation et d’accessibilité du droit, un guide juridique pratique a été élaboré à l’attention des officiers de la police judicaire.
En effet, à Djibouti comme dans beaucoup d’autres endroits du monde, les femmes sont encore trop souvent les principales victimes d’actes de violence fondée sur le genre.
Comme l’a rappelé M. Mohamed Abdou, ce guide a été conçu à l’attention des officiers de police et plus généralement à tous ceux qui luttent contre les violences fondées sur le genre afin de leur servir d’aide mémoire des procédures judiciaires applicables en cas de constations de violences fondées sur le genre, c'est-à -dire "d’actes portant atteinte à l’intégrité physique et morale des individus en raison de références aux différences culturelles, sociales, coutumières construites par la société dans laquelle elles évoluent".
Les OPJ et autres combattants de la lutte contre les VFG doivent en permanence rappeler les recours dont dispose la victime et les tiers devant la justice afin de pouvoir obtenir une réparation juste et équitable du préjudice subit.
Citant les premiers alinéas de la Constitution djiboutienne, le Président de la commission nationale de Droits de l’homme a déclaré que « la personne humaine est sacrée et l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger et d’ajouter que tous les êtres humains sont égaux devant la loi ».
La constitution du 15 septembre 1992 de la République de Djibouti proclame dès son article 3, l’importance de la protection de la personne humaine dans tous les domaines de sa vie et démontre son attachement à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 et à la charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
En outre, la République de Démocratique de Djibouti a prouvé sa volonté de lutter contre les violences fondées sur le genre, par l’adoption d’une législation nationale réprimant sévèrement tout acte de violence et la ratification de nombreuses conventions et déclarations internationales en faveur de la protection des personnes les plus touchées en raison de leur vulnérabilités comme les femmes et les filles.
La République de Djibouti a ainsi adhéré aux principales conventions de lutte contre toutes formes de violences et de discriminations à l’égard des personnes les plus vulnérables : les deux pactes internationaux de 1996 concernant les droits civils et politiques, les droits sociaux, économique et culturelles, la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, ratifiées le 27 mai 1998, la convention sur les droits de l’enfant, ratifiée en 1990, le protocole à la charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, relatifs aux droits des personnes handicapées.
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