Le chef de l’Etat participe aux travaux du 10ème sommet du MAEP à Addis Abeba
Par YHB
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31 janvier 2009
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Source: ADI
Le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, a pris part samedi après-midi à Addis-Abeba, en Ethiopie, à l’ouverture du 10ème forum des chefs d'Etat et de gouvernement du Mécanisme d’évaluation par les pairs (MAEP).
Cette conférence, placée sous la présidence du Premier ministre éthiopien, Meles Zénawi, président du Comité des Etats participant, a regroupé plusieurs dirigeants africains, avec comme points focaux le renouvellement du Panel des Eminentes personnalités et le financement de la structure.
Selon le Premier ministre éthiopien, qui s’exprimait à l’ouverture de ce sommet, "le but ultime de ce mécanisme est d’aider les pays à améliorer les processus décisionnels, à adopter les meilleures pratiques qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays, et à se conformer aux normes et standards internationaux, tout en impliquant toutes les parties prenantes du pays".
Rappelant que la multiplication des adhésions au MAEP qui, a-t-il souligné, sont passées de 10 pays pionniers en 2003 à 29 pays en 2008, M. Zenawi a ajouté que "plus de 75% de la population du continent a volontairement accédé à cette initiative innovante d’auto-évaluation de la gouvernance qui est continuellement acclamée par le monde entier".
Le PM éthiopien a également fait remarquer que le rythme de progression des évaluations s’est beaucoup amélioré en 2008, où quatre pays ont été évalués contre cinq de 2003 à 2007.
Ce qui porte à neuf le nombre de pays évalués , à savoir le Ghana, le Rwanda, le Kenya, l'Afrique du Sud, l'Algérie, le Bénin, l'Ouganda, le Nigeria et le Burkina Faso.
Pour M. Zenawi, il ne fait aucun doute que le MAEP apporte une réelle plus- value aux efforts entrepris en faveur de la bonne gouvernance et du développement socio-économique en Afrique.
Cependant, il a estimé que de nombreux défis restent à relever, notamment celui du financement du MAEP et a exhorté les pays membres à remplir leurs obligations financières afin "de sauvegarder l’appropriation de ce processus pour l’Afrique".
Quant au président du Panel des Eminentes personnalités du MAEP, le Professeur Adebayo Adedeji, il a fait part de sa préoccupation face à l’absence générale de progrès dans certains pays qui ont accédé au mécanisme, mais n’ont pas encore entamé sa mise en œuvre.
Il a demandé aux Etats de se mettre au service de cet "idéal de bonne gouvernance qui devrait permettre d’aboutir à la stabilité politique, à une croissance économique élevée, à un développement durable et à une intégration économique régionale et continentale accélérée".
Il convient de rappeler enfin que le MAEP, qui est une émanation du Nouveau partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), est un programme stratégique de l’Union africaine pour le "renouveau du continent".
A la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, 38ème session ordinaire de l’Organisation de l’unité africaine du 8 juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), les chefs d’Etats africains ont adopté une déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises.
Au point 28 de cette déclaration, on peut retenir : "Nous sommes convenus, individuellement, de mettre sur pied un Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) sur la base d’une adhésion aux engagements pris dans la présente Déclaration et leur respect.
Il définit les institutions et processus qui guideront les évaluations futures entre pairs sur la base des codes et des normes de gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises, convenus d’un commun accord".
Selon le document de base du MAEP, le mécanisme se définit comme "un instrument auquel les Etats membres de l’Union Africaine adhèrent volontairement et qui sert de mécanisme de contrôle des Africains par les Africains".
Il vise à favoriser l’adoption des politiques, des normes et des pratiques qui visent la stabilité politique, la croissance économique accrue, le développement durable et l’intégration économique sous-régionale et continentale accélérée à travers l’échange d’expériences et le renforcement des meilleures pratiques, y compris l’identification des faiblesses et l’évaluation des besoins de renforcement des capacités.
Sur le plan de la démocratie et la gouvernance politique, l’objectif visé est de consolider un ordre constitutionnel politique dans lequel la démocratie, le respect des droits de l’homme, l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs et une fonction publique efficace et responsable, la lutte contre la corruption dans la sphère politique doivent être une réalité concrète pour assurer un développement durable et asseoir une société paisible et stable.
Une démocratie constitutionnelle, y compris la concurrence et l’opportunité de choix politique et l’alternance politique doivent être de mise. Sans oublier la séparation des pouvoirs et la protection de l’indépendance du pouvoir judiciaire et d’un parlement efficace.
Pour la gouvernance et la gestion économique, les objectifs doivent concourir à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Il s’agit notamment de mettre en œuvre des politiques économiques transparentes, prévisibles et crédibles, lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent, promouvoir une gestion saine des finances publiques.
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