La croissance économique est appelée à se redresser en 2011
Par MAAS
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06 septembre 2011
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Source: ADI
Le gouvernement a misé sur une stratégie opérationnelle de développement axée sur la transformation de Djibouti en une plateforme commerciale régionale qui a porté ses fruits, drainant ainsi la croissance économique malgré les pressions inflationnistes au niveau mondial.
Le constat émanait du ministre de l’Economie et des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, lors de la réunion d’échanges et d’informations avec les nouveaux ambassadeurs djiboutiens, organisée dimanche 04 septembre dernier au palace Kempinski.
Diverses leçons sont à tirer des propos du grand argentier national sur l’évolution de notre économie. Ainsi, la croissance annuelle du PIB a connu une forte progression durant la décennie écoulée, chiffres à l’appui. Elle est passée d’une moyenne de 3% en 2001-2005 à 4,8% en 2006, 5,3% en 2007, 5.8% en 2008, 5% en 2009.
En raison de la crise économique et financière mondiale, la croissance a légèrement décliné en 2010 (3.5% en 2010). Mais elle est appelée à se redresser en 2011.
La croissance enregistrée a été essentiellement tirée par l’accroissement des investissements directs étrangers (IDE) mais surtout par les activités du Port de Djibouti, notamment grâce à la récente ouverture du port de Doraleh, l’extension du réseau routier, l’extension de la zone franche, et l’amélioration des télécommunications.
A l’instar des autres économies africaines, l’économie djiboutienne a connu au cours de ces cinq (5) dernières années une croissance soutenue, même si en 2009 et 2010, du fait de la crise économique mondiale, la croissance du PIB a marqué un ralentissement avec des taux de croissance respectifs de 5% et 3,5% contre 5,8% en 2008.
Cette performance a été rendue possible, en plus d’importantes réformes structurelles et réglementaires, par l’afflux des investissements directs étrangers et les nombreux investissements publics qui ont été engagés par le gouvernement.
Afin d’asseoir les perspectives d’une croissance durable, les autorités Djiboutiennes ont également engagé des nombreuses reformes structurelles pour améliorer le recouvrement fiscal (introduction de la TVA), promouvoir l’investissement privé (révision du Code des Investissements) et la compétitivité extérieure du pays (rénovation du Code de Travail, et du Code du Commerce).
Les reformes engagées dans le secteur financier ont permis l’installation de nouvelles banques offrant une plus grande diversité de produits et services financiers.
Pour ancrer durablement cette stratégie nationale de développement, le gouvernement a fait de la gestion efficace et durable de la dette extérieure une priorité absolue.
Ainsi, depuis 2005, le Ministère de l’Economie et des Finances s’est fortement impliqué dans la mise en place d’une politique d’endettement soutenable, améliorant sans cesse la mobilisation et l’allocation efficace des financements extérieurs.
Les nombreux investissements publics réalisés depuis 2005 ont creusé la dette publique extérieure (56% du PIB en 2010) ainsi que le stock du service de la dette (+ 34% entre 2005 et 2009).
Néanmoins, une dynamique positive d’assainissement des finances publiques et d’amélioration de la gouvernance a permis un renforcement de la crédibilité et de la transparence des actions gouvernementales auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux.
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