Les Djiboutiens s’apprêtent à fêter l’Aïd el-Fitr dans la joie retrouvée

Par Isman O. | 29 août 2011
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Les Djiboutiens s’apprêtent à fêter l’Aïd el-Fitr dans la joie retrouvée

Source: ADI

Les préparatifs de la fête de l’Aïd el-Fitr, qui entretenaient ces derniers jours une certaine frénésie dans les centres commerciaux de la place, laissaient flotter comme un parfum d'espoir : celui de rencontrer demain, comme à l'accoutumée, le sourire sur le visage des enfants tout de neuf vêtus. Cet espoir, c'est également celui de voir nos ménages recouvrer leur bonne santé économique. Rêve ou réalité ? Peut-être les deux à la fois. Cependant, au-delà du remue-ménage manifeste, une chose est claire comme l'eau des roches : la solidarité, gage d'une société plus sûre et d'un avenir meilleur, fut de rigueur en ces jours où l'on s'apprêtait à appréhender dans la convivialité et la joie retrouvée la fin du mois béni de ramadan. Oui, la générosité proverbiale des Djiboutiens a parlé. Haut et fort. En témoignent les actions de bienfaisance en faveur des orphelins qui s'opéraient ça et là à Djibouti et dans les districts de l'intérieur. De Diwan al-zakat aux mouvements associatifs locaux en passant par tous les contributeurs de bonne volonté, l’on a pensé avant tout et surtout à tous ceux et celles que la sécheresse a ébranlé les conditions de vie déjà précaires, à tous ceux et celles qui n'avaient plus rien à offrir à leurs enfants, à tous ceux et celles qui ne pouvaient compter sur personne pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, à tous ceux et celles pour qui l'Aïd relève du luxe … bref, à tous ceux et celles qui, en proie à l'exclusion et à la marginalisation, étaient réduits à broyer du noir, ruminant leur amertume à longueur de journée. En pareilles circonstances, le peuple djiboutien a donc refusé d'adhérer à la théorie de l'individualisme qui est malheureusement très prisée sous d'autres cieux. Uni derrière ses nobles valeurs ancestrales et les obligations de la foi en Allah, il s'est abstenu de succomber aux affres de l'indifférence et de l'arrogance. Cette réalité, on pouvait la pressentir connaissant les hommes et femmes qui peuplent ce bout de terre de la Corne de l'Afrique. Cette réalité, on peut maintenant la sentir et la ressentir en suivant de près l'actualité nationale à la télévision. A l'écran, le sourire des orphelins réceptionnant lots de vêtements et autres jouets a de quoi faire rêver. Rêve d'une société djiboutienne plus solidaire, plus juste et mieux attachée à ses propres racines. Rêve de voir l'esprit d'appartenance à une communauté de destins emporter sur l'égoïsme et les frustrations des uns et des autres. Rêve d'un monde meilleur où plus rien ne sera comme avant.

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