Revue de presse : "A partir de dimanche prochain, les téléspectateurs Djiboutiens pourront suivre le journal télévisé de la mi- journée à 14 heures’’, selon le Ministre de la Culture et de la Communication

Par HM | 16 juin 2011
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Revue de presse : "A partir de dimanche prochain, les téléspectateurs Djiboutiens pourront suivre le journal télévisé de la mi- journée à 14 heures’’, selon le Ministre de la Culture et de la Communication

Source: ADI

Le Ministre de la Culture et de la Communication, M. Abdi Houssein Ahmed, a accordé ce jeudi une interview au journal «La Nation». Le journal gouvernemental entend donner la parole chaque jeudi à un membre du gouvernement. L’objectif est de donner l’opportunité aux nouveaux ministres de donner aux djiboutiens les grandes lignes des reformes qu’ils envisagent d’impulser au sein de leurs départements respectifs. Monsieur Le Ministre, cela fait exactement trente quatre jours que vous êtes à la tête de votre département qui englobe trois grands secteurs de développement, à savoir la Culture, la Communication et les télécommunications. Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ? Je suis très serein quant à cette mission gouvernementale dont je m’acquitterai bien sur avec beaucoup de rigueur selon les termes de la feuille de route du Président de la République. Dans cette dynamique de changement, la dénomination de votre département a connu une modification et se dit Ministère de la Culture et de la Communication. Monsieur Le Ministre, pouvez-vous nous dire ce qui a pu motiver ce recadrage ? Cela traduit une réelle volonté du Président de la République Son Excellence Ismail Omar Guelleh, visant à mettre la Culture au service du développement économique et social. Cela dit laissez-moi vous donner quelques repères sur la notion de culture et vous démontrer son importance dans la société. La culture est l’ensemble des valeurs, des normes, des croyances et des modes de vie propres à un groupe social donné. Elle permet aux individus du groupe social d’adopter des comportements homogènes pour agir dans l’intérêt de la collectivité. La culture intervient, dès l’enfance, dans la socialisation des jeunes et leur insuffle une identité commune à partager. De ce fait, on peut dire que la culture est fondamentale pour toute société désireuse de construire durablement son avenir. La culture est notre passé certes, mais aussi notre présent et notre futur. Sans culture, personne ne sait d’où il vient et celui, qui ignore ses racines, ne pourra jamais aller de l’avant. C’est pourquoi, nous comptons entreprendre des actions concrètes afin de donner à la Culture ses lettres de noblesses. Quels projets envisagez-vous pour promouvoir la culture dans notre pays ? Déjà nous projetons d’organiser, à la prochaine rentrée politique de Septembre, les Assises de la Culture à l’issue desquelles seront établis des nouvelles stratégies visant à donner à la culture le rôle de moteur du développement économique et social de notre pays. Des Assises auxquelles participeront toutes les tranches socio professionnelles de la République et qui s’articuleront autour de plusieurs thèmes de réflexion qui répondront à des questions telles que : 
- Quelles sont les différentes caractéristiques de la culture djiboutienne ?
- Connaissons-nous la culture et les traditions héritées de nos parents et grands parents ? 
- Qu’est-ce qui fait la spécificité de notre culture par rapport aux cultures éthiopiennes et soudanaises ? 
- Quelle place pourra-t-on lui réserver au sein du dispositif de développement ?
- Comment faire usage de la culture pour lutter contre le spectre de la violence juvénile ? Autant des questions qui nous serviront à tracer les lignes directrices des projets de promotion de la culture. Dans la nouvelle configuration gouvernementale, les médias auront certainement un véritable rôle à jouer dans notre quête vers un développement intégral. Que comptez-vous faire dans ce sens ? Le président de la République a toujours manifesté un intérêt particulier à l’égard des médias, notamment dans ses diverses actions visant à donner aux médias les moyens de s’exprimer pleinement, et d’accompagner cette dynamique de développement accéléré que connaît notre pays depuis 1999. Toutefois la priorité a toujours été le traitement de l’information, notamment au sein de la Radio télévision de Djibouti (RTD). C’est pourquoi je nourris une réelle volonté pour permettre à la RTD de jouer pleinement le rôle qui lui revient, et cela avec le matériel technique performant dont elle dispose aujourd’hui. Dans ce sens nous comptons réaliser trois projets d’ici la prochaine rentrée politique prévue au mois de Septembre. Le premier projet que j’ai le plaisir d’annoncer, concerne le journal télévisé qui connaîtra sa première révolution à travers le lancement de l’édition de la mi journée du journal télévisé que les téléspectateurs pourront suivre tous les jours à 14 heures, et cela à partir du dimanche 19 Juin 2011. Désormais tous les événements qui auront lieu dans la matinée pourront être suivi dans le journal télévisé de 14 heures. Le second projet consiste à diffuser les programmes de la chaîne nationale sur l’ensemble du territoire. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisque les populations de certaines régions de l’intérieur ont des difficultés de réception de la télévision nationale. Il s’agit des régions d’Ali-Sabieh et de Dikhil. Ces régions n’auront plus aucun problème pour suivre les programmes de la télévision. Aussi afin de permettre à l’ensemble des nos concitoyens de suivre les festivités du 27 Juin dans les régions de l’intérieur ainsi que dans la capitale, en direct, une équipe de Djibouti Télécom travaille d’arrache-pied. Le troisième projet permettra à tous les téléspectateurs Djiboutiens de pouvoir regarder le journal télévisé de leur choix. C'est-à-dire qu’ils n’auront pas à attendre selon un cérémonial qu’on connaît (le journal en arabe- en somali- en afar-en français). Désormais et c’est à partir du mois de Septembre, le téléspectateur pour choisir entre les versions du journal télévisé, sans pour autant que le programme s’interrompe. La radio sera également renforcée. S’agissant de la presse écrite, elle fera l’objet d’une redynamisation tant le renforcement structurel que sur la diversité des supports médiatiques. Excellence, vous n’êtes pas sans savoir que notre pays occupe la deuxième place après l’Afrique du Sud dans la maîtrise des télécommunications avec des moyens modernes et performants. Que prévoit votre département pour maintenir et renforcer cette position ?  Djibouti, malgré l’étroitesse de son marché intérieur due à sa faible population, occupe une place de choix dans la région dans le domaine des télécommunications. Les cinq dernières années écoulées ont vu la consécration de Djibouti en tant que hub régional de télécommunications avec l’atterrissement de trois nouveaux câbles sous-marins qui sont nommément : EASSy (East African Submarine System), SEACOM et EIG (Europe India Gateway). Lorsqu’on ajoute les deux câbles déjà existants que sont le SEA-ME-WE (South East Asia- Middle East- Western Europe) et Aden-Djibouti, cela place Djibouti aux côtés de ce géant qu’est l’Afrique du Sud dans la façade orientale de l’Afrique. Des câbles à fibres optiques terrestres tels que Djibouti-Galilé-Dire-Dawa et Djibouti-Galafi-Samara viennent compléter ce dispositif. J’entends poursuivre et renforcer cette politique en lui impulsant un nouvel élan. Ainsi, un nouveau câble appelé MENA (Middle East North Africa) est actuellement en négociation entre Djibouti et ses promoteurs d’Orascom. En outre, j’ai demandé à Djibouti Télécom promouvoir la position de Djibouti en tant que Téléport de services Satellite qui viendra idéalement compléter sa place de hub régional d’atterrissement de câbles sous-marins. L’activité de hub régional de télécommunications est, avec la téléphonie mobile type GSM, l’un des moteurs de la croissance de Djibouti Télécom et il convient de lui accorder la place qui lui revient dans notre stratégie. Je pourrais également citer le projet, actuellement en cours au sein de Djibouti Télécom, d’un nouveau réseau GSM 3G, d’une capacité de 600 000 abonnés dont 100 000 en 3G, qui marquera un nouveau tournant dans l’histoire des télécommunications du pays par sa globalité et la diversité des services offerts ; mais je pense que ces quelques précisions apportent quelques éléments de réponses à votre question. La poste de Djibouti manifeste des faiblesses d’ordre économiques. Avez-vous mis en place un plan destiné à redynamiser cette institution ? Des mon arrivée, j’ai constatée que la Poste de Djibouti s’enfonçait dans une crise d’ordre structurel et conjoncturel sans précédent. En effet après la scission de l’ancien OPT en deux entités distinctes à savoir Djibouti Télécom et La Poste, cette dernière s’est retrouvée démunie. Rien n’était fait pour qu’elle puisse engranger des recettes importantes. Parallèlement aucune stratégie permettant de diversifier ses activités n’était mise au point. Ainsi La Poste a commencé à perdre du terrain face à des nouveaux opérateurs privés travaillant dans le même domaine tels que TNT, DHL, FEDEX…etc. Ainsi, nous avons mis en place au sein de notre ministère une commission chargée d’étudier les vois et moyens de faire sortir La Poste de la crise. Nous y parviendrons avec l’aide du Tout Puissant, et nous comptons travailler avec toutes les bonnes volontés pour faire renaître La Poste de ses cendres.

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