Synthèse de la précédente réunion sur le phénomène de la piraterie de Dar-Es-salam

Par AM | 27 janvier 2009
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Synthèse de la précédente réunion sur le phénomène de la piraterie de Dar-Es-salam

Source: ADI

L’actuelle réunion sous-régionale sur le phénomène de la piraterie et les actes de banditisme lancée le 26 janvier a été précédée d’une autre rencontre de même type avec la même préoccupation. Cette réunion avait eu lieu à Dar es-Salam (en République-Unie de Tanzanie) à la mi-avril 2008. Le rapport établi par le Secrétariat de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) en cette circonstance (Dix neuf pages) énonce dans un premier temps que face à l’aggravation des actes de banditisme et de la piraterie des navires « dans les eaux et au large des côtes somaliennes », elle avait exhorté, dès novembre 2007, lors de la XXVème Session de son Assemblée, l’instauration d’un accord régional entre les gouvernements des pays de la zone sur la prévention, la dissuasion et l’élimination de tels actes. Une telle disposition étant consécutive à l’expérience de certains pays de l’Asie qui ont mis en commun leurs efforts et moyens pour juguler les menées des pirates qui infestaient leurs voies maritimes. Une expérience réussie selon l’OMI au vu du résultat obtenu dans cette partie du monde. Sont aussi rappelées dans la partie introductive de ce document les différentes rencontres et travaux impulsés par l’OMI dans la région. Le Séminaire sous-régional sur les actes de piraterie et les vols à main armée de Sana’a (au Yémen) en Avril 2005. L’Atelier Sous-régional de suivi sur la Sûreté maritime de Mascate (Sultanat d’Oman) en janvier 2006. Ce rappel pour indiquer que les travaux de l’actuelle réunion s’inscrivent dans un processus longtemps entamé. Avec comme soubassement une série de résolutions les unes plus affinées que les autres. Quelque vingt pays des régions de l’Océan Indien occidental, du Golfe d’Aden et de la Mer Rouge avaient pris part à cette réunion de Dar es-Salam. L’objectif de ces assises étant clairement posé, il importe ici de mettre en exergue la diversité et la qualité des personnalités officielles qui avaient pris part aux activités et débats de cette réunion. D’où un ensemble de communications très constructives. A l’issue des discussions et travaux, les participants ont convenu que la rencontre a été fructueuse ; notamment dans la perspective d’une coopération accrue entre les pays et gouvernements de la région face à la piraterie et aux actes de violence. Enfin, dans la partie « Résultats et Conclusions », est synthétisée l’intervention de la Représentante de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Mme Rokhayatou Diarra qui a fait la réflexion suivante : « la piraterie et les actes de violence à l’encontre des navires au large et dans les côtes somaliennes étaient induites, générées et consécutives à l’instabilité, la violence et les divers autres problèmes régnant à terre ; c’est-à-dire en Somalie. D’où la nécessité d’inciter la communauté internationale à instaurer la stabilité en Somalie afin d’endiguer drastiquement ce phénomène. » Par ailleurs, il a été clairement accepté d’amplifier et renforcer la coopération inter états, intergouvernementale et avec les institutions spécialisées existant dans la zone où doit se dérouler la lutte contre la piraterie. Voilà de manière succincte, les grandes lignes de ce document qui comporte plusieurs annexes avec notamment un Mémorandum d’Entente relatif à la répression des actes de piraterie.

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