Le conseil de Djibouti se prononce en faveur de l’adhésion du pacte d’Istanbul pour l’eau et l’assainissement
Par Arteh
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04 juin 2011
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Source: ADI
Dans le cadre de leur réunion trimestrielle, les membres du conseil de Djibouti réunis samedi, à la mairie, se sont prononcés à l’unanimité en faveur de l’adhésion du pacte d’Istanbul pour l’eau et l’assainissement.
Au cours de cette session ordinaire, les 34 membres du conseil de Djibouti ont également discuté de la pénurie d’eau qui affecte en cette période estivale la capitale et la banlieue de Balbala.
C’est dans cette optique que le directeur technique de l’Office national de l'eau et de l'assainissement de Djibouti (ONEAD), M. Ali Youssouf, a fait le point sur la situation de l’eau à Djibouti, expliquant les raisons du manque d’eau dans plusieurs quartiers de la capitale.
Insistant sur les besoins en eau de la population qui, selon lui, sont énormes en cette période de forte chaleur, M. Ali Youssouf a fait savoir que cette situation est notamment due à un déficit de production de l’ONEAD qui ne peut couvrir que 70% des besoins en eau.
"Nous avons beaucoup de difficultés, avec une production globale de 15 millions de m3 par an, pour satisfaire notre clientèle en cette saison qui se distingue par une montée en flèche de la consommation de cette denrée vitale", a-t-il reconnu.
"Chaque été, entre le mois d’avril et de septembre, un problème d’eau récurent affecte le pays depuis plusieurs années", a renchérit le directeur technique de l’ONEAD, pointant du doigt les coupures d'électricité et le prélèvement illégal d'eau par des particuliers à l’aide des puissantes pompes.
Estimant que le gouvernement ne ménage pas ses efforts pour réduire le pourcentage de la population n’ayant pas accès de façon durable à l’eau potable et à l’assainissement de base, M. Ali Youssouf a indiqué que l’ONEAD a, depuis 2007, procédé à l’augmentation de la production d’eau à Balbala.
"Le volume a plus que doublé et est de l’ordre de 12.000 m3 par jour mais la production d’eau reste toujours insuffisante", a-t-il toutefois souligné.
"C’est pourquoi nous avons été contraints de mettre en place dans certaines circonscriptions comme par exemple à Barwaqo, à Balbala, un système d'alternance en vue d'une meilleure rationalisation des ressources en eau", a poursuivi le responsable de l’ONEAD.
Selon M. Ali Youssouf, "seul le projet de dessalement de l’eau de mer qui est en bonne voie pourra mettre un terme à cette situation intenable de déficit de production d'eau potable".
Rappelons enfin qu’en mars 2009, lors du 5ème forum mondial de l’eau à Istanbul, les maires et différentes autorités locales présentes ont adhéré au pacte d’Istanbul pour l’eau en vue de développer des stratégies de gestion de l’eau mieux adaptées aux changements de la planète.
Accord non contraignant, ce pacte est un instrument politique qui a pour objectif d’impliquer les politiques locales dans une gestion de l’eau intégrée et de renforcer le poids des villes et des régions face aux pressions externes et contribuer ainsi au développement durable.
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