L'UA plaide pour une "solution politique" à la crise libyenne lors d’un sommet extraordinaire à Addis-Abeba

Par YHB | 28 mai 2011
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L'UA plaide pour une "solution politique" à la crise libyenne lors d’un sommet extraordinaire à Addis-Abeba

Source: ADI

L’Union africaine (UA) a tenu mercredi et jeudi à Addis-Abeba, en Ethiopie, un sommet extraordinaire consacré à l'examen de l'état de la paix et la sécurité en Afrique et à la situation en Libye, sur la base du travail que mène le Comité ad hoc de haut niveau de l'UA sur la Libye, et d’autres situations de conflit, aux fins d’articuler des réponses collectives africaines en vue de leur règlement rapide.     Cette réunion du "comité ad hoc" de l'UA sur la crise en Libye, présidée par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, s'est ouverte en présence des chefs d'Etat et représentants de haut niveau de l'Ouganda, du Congo-Brazzaville, du Mali et de l'Afrique du Sud, les cinq pays membres de la médiation, et de la Libye. «La réunion du Comité se tient à un moment crucial de l’évolution de la crise en Libye, qui reste pour notre Union une source de profonde préoccupation, pour l’avenir de la Libye elle‐même, mais également pour les pays de la région et les voisins, ainsi que pour la paix et la sécurité internationales», a indiqué le président de la commission de l'UA, M. Jean Ping. M. Ping s’est dit par ailleurs convaincu «que seule une solution politique peut apporter une paix durable et satisfaire les aspirations légitimes du peuple libyen à un destin choisi dans la liberté, la démocratie et l'Etat de droit». Il a ajouté qu'à «cet égard, la feuille de route de l'UA offre tous les éléments d'une telle solution". "Encore faudrait-il qu'il nous soit donné l'opportunité de la mettre en Å“uvre». Le président de la commission de l'UA, M. Jean Ping, a reconnu dans son discours d’ouverture que «les frappes aériennes de l’OTAN ne font qu’accroître le risque de pertes en vies humaines supplémentaires et de destruction de l’infrastructure socioéconomique du pays. «L’Afrique, à travers le Comité ad hoc, doit jouer le rôle qui lui revient dans le règlement pacifique de cette crise, d’autant que la campagne militaire, étendue au‐delà des objectifs pour lesquels elle a été initialement autorisée, soulève un questionnement sur la légalité et la légitimité de certaines des actions menées et des objectifs poursuivis», a-t-il dit, ajoutant que «c’est sur ce paysage, fait d’incertitudes et de risques, que le Comité ad hoc est interpelé pour donner une impulsion à l’action qu’il conduit au nom de toute l’Afrique». Rappelons que dans le cadre de sa médiation, l'UA tente toujours de convaincre les  protagonistes libyens d'accepter une "feuille de route" prévoyant un cessez-le-feu, un acheminement de l'aide humanitaire et l'instauration d'une période de transition et de dialogue conduisant à des élections démocratiques.   Ces propositions ont été favorablement accueillies par le régime libyen, mais refusées par les rebelles armés, rassemblés au sein du "Conseil national de transition (CNT)".

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