Une délégation du Conseil de sécurité en Ethiopie, au Soudan et au Kenya
Par MAAS
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21 mai 2011
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Source: AFP
Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU a entamé samedi à Addis Abeba une tournée régionale sur les enjeux de paix et de sécurité en Afrique de l'Est, consacrée notamment aux tensions actuelles dans l'enclave soudanaise d'Abyei.
Cette visite de cinq jours mènera les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité, actuellement présidé par la France, en Ethiopie, au Soudan puis au Kenya.
Dans la capitale éthiopienne, la délégation a rencontré dans la matinée le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, avant de s'entretenir avec les dirigeants de l'Union africaine (UA).
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU doivent discuter avec leurs homologues du Conseil de paix et de sécurité (CSP) de l'UA de plusieurs crises sur le continent: le Soudan, la Somalie, ainsi que la Libye et la Côte d'Ivoire.
Ils se pencheront également sur les moyens de renforcer la coopération entre les deux institutions, dont c'est la 5e réunion consultative.
La Côte d'Ivoire a été un succès commun de l'ONU et de l'UA, s'est félicité l'ambassadeur de France auprès des Nations Unies, Gérard Araud: nous devons faire en sorte que le règlement de la crise soudanaise soit aussi un succès commun.
Les ambassadeurs se rendront ensuite au Soudan, à Khartoum puis Juba, officiellement pour y féliciter les parties à l'Accord de paix global (CPA, signé en 2005) et le peuple soudanais pour avoir mené à terme le référendum d'autodétermination du Sud Soudan en janvier.
Cette étape soudanaise de deux jours sera essentiellement consacrée aux tensions actuelles dans l'enclave d'Abyei, à la limite du Nord et du Sud Soudan.
Abyei connaît une recrudescence des violences depuis le référendum en janvier sur le Sud Soudan, qui a vu une écrasante majorité en faveur de la sécession de cette région censé devenir un Etat indépendant le 9 juillet.
Un référendum, qui devait avoir lieu, également en janvier, pour permettre à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, a été reporté sine die, notamment en raison d'un différend sur le droit de vote des Misseriya, une tribu de nomades arabes.
Quatre mois plus tard, les négociations Nord-Sud sur l'avenir de la province n'ont pas avancé. Les deux camps s'accusent depuis lors d'avoir envoyé un grand nombre de soldats irréguliers, en violation d'une trêve signé en janvier, et les incidents armés s'y sont multipliés.
Si les conditions de sécurité le permettent, les ambassadeurs auprès du Conseil de sécurité sont attendus sur place lundi pour un passage de quelques heures.
A Abyei, ils doivent être reçus par le chef de l'administration locale, Deng Arop, les chefs de la tribu sudiste Dinka Ngok (qui vit toute l'année sur ce territoire), mais également des représentants de la tribu rivale des Misseriya.
A Khartoum, la délégation aura une série d'entretiens avec des officiels soudanais, dont le vice-président du pays, Ali Osman Taha.
Ils se rendront également à Juba, capitale du Sud Soudan, pour y rencontrer notamment Salva Kiir, président du gouvernement semi-autonome et chef du futur Etat indépendant.
A Nairobi, dernière étape de leur tournée, les ambassadeurs auprès du Conseil de sécurité seront reçus par les dirigeants kényans, ainsi que des membres du gouvernement de transition somalien (TFG).
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