Le PM inaugure la Conférence internationale sur la piraterie maritime

Par Arteh | 26 janvier 2009
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Le PM inaugure la Conférence internationale sur la piraterie maritime

Source: ADI

Le Premier ministre, Dileita Mohamed Dileita, a inauguré aujourd’hui lundi, à l’hôtel Kempiski, une Conférence internationale sur la piraterie maritime, en présence notamment du ministre djiboutien des Transports et de l’Equipement, Ali Hassan Bahdon, et du Secrétaire général de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), Eftimios E. Mitropoulos. Cette conférence de 4 jours qui regroupe les délégués de vingt-deux pays d'Afrique et du Moyen-Orient, est organisée à l’initiative de l’OMI, en collaboration avec le ministère des Transports. Elle vise à conclure un accord sur la sécurité maritime, la piraterie et les attaques à mains armées contre les bateaux, entre les Etats côtiers de l'ouest de l'Océan Indien, du golfe d'Aden et de la mer Rouge. Des membres du gouvernement, des ministres et délégués des pays de la sous-région, le corps diplomatique et consulaire, les représentants des organisations régionales et internationales, ont assisté à l’inauguration. La Conférence intervient alors que l’on assiste à la très forte croissance des actes de pirateries dans la région depuis l’année 2008. Cette situation est largement imputable à la situation en Somalie et dans le Golfe d’Aden. Le Bureau Maritime International a recensé 120 attaques durant l’année 2008, dont 35 ayant conduit à la capture du navire en échange d’une rançon et la détention de plus de 600 membres d’équipage. Toujours selon les chiffres du BMI, les attaques au large de la Somalie et dans le Golfe d’Aden, ont augmenté de près de 200%. Rappelons en outre que la Somalie est le deuxième pays, après l’Afrique du Sud à avoir des côtes dépassant les 3900 kilomètres. Dans un discours prononcé à cette occasion, le Premier ministre djiboutien a indiqué combien il était très important de restaurer la libre circulation dans cette zone maritime très fréquentée. Pour le PM « les efforts qui seront entrepris, que ce soit sur le plan financier ou sur le plan humain, en mettant en jeu la vie des militaires chargés de cette lutte, seront vains à moyen terme, si les véritables causes de cette piraterie ne sont pas, parallèlement combattues ». Le Premier ministre a déclaré enfin qu’ « il est essentiel que la paix et la démocratie soient rétablies en Somalie et que les institutions somaliennes soient restaurées. C’est notre engagement, car dans ce combat le temps n’est pas notre allié ». Le ministre des Transports et de l’Equipement, Ali Hassan Bahdon, à quant à lui soulevé quelques ambiguïtés quant au principe de la liberté des mers et du droit international. Pour lui, une chose est sûre, « les actes de piraterie et attaques armées à l’encontre des navires sont aussi très souvent des crimes réprimés par le droit international ». Le ministre qui a abouti à la même conclusion que le Premier ministre, n’a pas manqué d’expliquer que l’absence de stabilité étatique en Somalie depuis près de deux décennies maintenant, a donné naissance aux problèmes de pirateries dans la Mer Rouge, le Golfe d’Aden et la zone occidentale de l’Océan Indien ». Le ministre des Transports a affirmé qu’ « aujourd’hui, il est une réelle préoccupation de la communauté internationale à l’égard de ces actes criminels au large des côtes somaliennes ». Ali Hassan Bahdon, qui a avancé les bases d’une coopération future entre les états de la sous-région, a déclaré que la République de Djibouti soutient tous les efforts de l’OMI pour la création d’une synergie entre les états riverains. De son coté, le Secrétaire générale de l’OMI, Eftimios E. Mitropoulos a affirmé la nécessité des actions conjointes. M. Mitropoulos a par ailleurs salué les résolutions 1846 et 1851 du Conseil de Sécurité, qui autorisent les pays à poursuivre sur terre en Somalie, les pirates, sous certaines conditions. Il a présenté également le mémorandum d’entente concernant la répression de la piraterie et des attaques à main armées contre les navires dans la zone occidentale de l’Océan Indien et dans le golfe d’Aden. Ce mémorandum facilitera selon lui, la mise en place d’un mécanisme régional de coopération anti-pirates et la création d’un centre de collectes d’informations qui pourrait être selon lui, implantés à Sana’a, Mombassa où à Dar es Salam.

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