L’Afrique se mobilise contre la piraterie maritime

Par HM | 05 mai 2011
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L’Afrique se mobilise contre la piraterie maritime

Source: Afrique Avenir

Plus de 164 attaques contre des navires au large des côtes somaliennes et 37 captures de navires pendant les neuf premiers mois de 2010, c’est le dernier bilan sur l’état de la piraterie dressé par l’ONU en novembre 2010. Consciente de ce fléau, l’Afrique se mobilise aujourd’hui pour tenter d’endiguer ce phénomène. Signé le 29 janvier 2009, par plusieurs Etats de la région comme Djibouti, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, les Maldives, les Seychelles, la Somalie, le Yémen et la Tanzanie, l’accord de Djibouti a mis en place un nouveau mécanisme régional afin de lutter contre la piraterie maritime. En février 2010, les pays concernés se sont à nouveau réunis à Djibouti pour s’accorder sur la mise en oeuvre de cette lutte à l’échelle régionale. La stratégie de lutte contre la piraterie : La lutte contre la piraterie dans les eaux de l'océan indien et en mer rouge fait l'objet d'une coopération internationale. Les pays de l'océan Indien et de l'Union européenne (UE) ont ainsi adopté en octobre 2010 à Maurice une "stratégie régionale" pour améliorer la lutte anti-piraterie. Cette stratégie régionale de lutte contre la piraterie consiste de mettre en place un plan d'action à terre en Somalie pour combattre les causes de la piraterie et d’encourager les pays de la région à intenter des poursuites contre les pirates arrêtés dans la région avec l'appui financier et technique de la communauté internationale. Il a été établi également de renforcer la capacité des pays concernés par ce fléau à sécuriser leurs zones maritimes. La mise en oeuvre de la stratégie régionale : La rencontre des pays riverains de la mer rouge à Djibouti en février 2010 a permis aux participants de discuter des moyens de mettre en application le code de conduite de Djibouti adoptée en janvier 2009. L’instauration de la paix et de la stabilité en Somalie, le renforcement des institutions publiques, le développement économiques et social et le respect des droits de l’homme sont nécessaires pour créer les conditions indispensables à l’éradication totale de la piraterie et des vols à main armée au large des cotes somaliennes. Le gouvernement somalien a déjà décidé de s’attaquer au problème de la sécurisation de l’espace maritime. Il devrait ouvrir très prochainement un centre de formation destiné aux gardes-côtes des pays de la région. Djibouti, centre névralgique de lutte contre la piraterie : Avec la recrudescence des actes de pirateries, au large de la Somalie et dans le Golfe d’Aden, la position géostratégique de Djibouti, n’a cessé de se confirmer. Djibouti abrite déjà les bases des flottes françaises et américaines qui luttent contre la piraterie maritime dans la région. Selon le ministre djiboutien des transports, plus de 300 navires de guerres de forces coalisées utilisent les infrastructures portuaires et aéroportuaires de Djibouti pour opérer dans la région. Les spécialistes de la gestion de crise de l’Union européenne étudient actuellement une nouvelle action dans le Golfe d’Aden et l’Océan indien, visant à doter ou renforcer l’action des Etats riverains (Djibouti, Yémen, Kenya, Somalie) en matière de surveillance maritime et notamment de lutte anti-piraterie. Cette action s’inscrirait dans le cadre de la Politique de défense commune et prendrait ainsi place aux cotés de l’opération EUNAVFOR Atalante de lutte anti-piraterie, lancée depuis décembre 2008, et en complément de la mission EUTRA de formation des forces armées somaliennes qui pourrait être lancée bientôt.

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