Présidentielle 2011 : la volonté populaire ou l’essence du triomphe du candidat de l’UMP

Par I.O.H | 09 avril 2011
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Présidentielle 2011 : la volonté populaire ou l’essence du triomphe du candidat de l’UMP

Source: ADI

La démocratie a parlé, n’en déplaise à M. Aden Robleh Awaleh et ses acolytes qui appelaient au boycott des élections avant de se rétracter devant l’évidence et de basculer au dernier moment dans le camp du candidat indépendant, le peuple djiboutien a clairement exprimé son choix. Sa maturité politique aussi. A la tête de la coalition de l’UMP, le Chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, va donc continuer de présider aux destinées de notre pays pour les cinq années à venir après avoir triomphé face à son challenger, M. Mohamed Warsama Ragueh, au terme d’un scrutin dont les résultats (provisoires bien sûr pour le moment) sont sans appel. S’il est vrai que de nombreux facteurs entrent naturellement en jeu pour expliquer la victoire de celui qui incarne aux yeux de la plus grande majorité des Djiboutiens l’espoir d’un avenir meilleur, il n’en demeure pas moins que l’on peut retracer le cheminement du "choix IOG". Or, c’est ce que nous avons essayé de faire dans ce modeste travail. Pour cela, revenons en arrière, remontons le temps et prenons un peu de distance par rapport aux opérations de vote et à leurs résultats. Loin d’être anodin, ce procédé va nous permettre de comprendre et de dégager aisément les raisons profondes susceptibles d’expliquer le succès du Président Ismaïl Omar Guelleh à qui le peuple a décidé de renouveler sa confiance en lui accordant la possibilité de briguer un troisième mandat pour une durée de cinq ans. Ce troisième mandat, parlons-en justement. Elément clé de ce qui vient de se produire, il implique en effet une dimension particulière quand on sait que ce même peuple qui l’a inspiré. Qui l’a voulu. Et qui l’a obtenu. Par le moyen des urnes. Parce que le peuple est souverain dans son choix comme dans ses aspirations qui ne peuvent être que légitimes. A moins d’être muselée, réduite au silence ou déformée à des fins politiciennes, la voix populaire s’entend. Partout et de tout temps. C’est exactement ce que l’on pouvait constater à de multiples occasions où le peuple s’est massivement mobilisé pour manifester sa volonté avec force, et surtout avec beaucoup de détermination. La plus importante en terme de participation et d’intensité, et de loin la plus éclatante aura lieu en avril 2009 et aura ainsi coïncidé avec les festivités commémoratives du dixième anniversaire de l’accession du Président Guelleh à la magistrature suprême. Conscient de cette réalité, se faisant l’écho de l’appel irrépressible des populations à l’endroit du Chef de l’Etat et décryptant le message sans grande peine, nos parlementaires se voient dans l’obligation d’agir en conséquence. Pour ce faire, ils s’attèlent à une réforme du texte constitutionnel qui sera ratifiée en deuxième lecture le 19 avril 2010 au terme d’un débat particulièrement houleux. La procédure est enfin approuvée à 59 voix pour un nombre total 63 votants. Ce jour-là, les environs du Palais du peuple où les membres de l’Assemblée nationale étaient réunis avaient été investis au petit matin par une foule en liesse. Des leaders de la société civile aux simples particuliers en passant par les représentants des mouvements associatifs et des organisations syndicales, simples particuliers, les mêmes mots revenaient comme un leitmotiv dans tous les discours. "Nous avons encore besoin du Président Ismaïl Omar Guelleh pour parachever le vaste chantier de réformes entamé en 1999 afin de mieux amorcer le cap pour le développement durable. Oui, nous avons encore besoin de lui pour consolider les acquis dans la perspective de mieux répondre aux attentes des populations, et plus spécifiquement celles de la jeunesse." Ainsi pourrait-on résumer le message véhiculé à travers les banderoles, tableaux et autres papiers brandis par la foule venue en nombre sur les lieux. Une fois la volonté du peuple pleinement entérinée par l’Assemblée en conformité avec ses devoirs les plus élémentaires, le Chef de l’Etat, qui s’était jusque-là abstenu de s’exprimer sur le sujet, sans doute dans le souci de rester en retrait par rapport à tout cela jusqu’au bout, est contraint à son tour de sortir de sa réserve. Entre-temps, il aura tout entendu. Il aura tout compris. C’est pourquoi il n’aura pas attendu longtemps pour répondre. En intervenant publiquement à la télévision nationale au soir du 21 avril, il lance en effet un "Je tiens à vous dire que je vous ai entendu" qui sonne comme un hymne à l’espoir. Celui entretenu par une large majorité des hommes et des femmes qui peuplent ce bout de territoire de la Corne de l’Afrique. En cet instant solennel où le rêve de milliers de jeunes Djiboutiens est en train de prendre forme, il n’hésite pas à rappeler que la "République est, avant tout, un projet inachevé que nous bâtissons, jour après jour, génération après génération, et que dans cet effort, dans ce travail, l’action d’un individu, tout seul, n’est pas déterminante." Autrement dit, "un dirigeant, tout seul, ne peut rien sans le concours actif de son peuple." De la très remarquable intervention faite ce soir-là par le Président Guelleh, on retiendra surtout ces mots qui sont restés chers dans les cœurs de ses concitoyens : "Etre président est une mission pleine de responsabilités mais ô combien exaltante quand on a le sentiment qu’on apporte les changements qui permettront à son peuple d’être grand, d’être fort, d’être uni dans la paix et dans la prospérité. Ce serait, pour moi, une source de fierté et un immense honneur de continuer à servir cette belle nation djiboutienne sous quelle que forme que ce soit."

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