Ismaïl Omar Guelleh: Le combat pour une école citoyenne

Par Isman O. | 30 mars 2011
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Ismaïl Omar Guelleh: Le combat pour une école citoyenne

Source: ADI

Il y a de cela exactement 11 ans, les Etats Généraux de l’Education nationale éveillaient les esprits sur la nécessité d’en finir avec un système devenu rétrograde. Il était temps. Les longues séances de concertation et de réflexion auxquelles furent conviés tous les acteurs concernés, enseignants et parents d’élèves en tête, permirent de dégager les horizons en traçant un itinéraire vierge sur lequel les réformes à venir étaient appelées à se déployer. Une nouvelle école djiboutienne est née. Obligatoire pour tous les enfants djiboutiens de 6 à 16 ans. Moderne. Et efficace car mieux adaptée à l’environnement de l’apprenant, et surtout plus proche de la communauté. 11 ans plus tard, les résultats sont là. Palpables. Visibles de près ou de loin. Cependant, si les progrès réalisés jusque-là impliquent avant tout l’accès et l’équité à l’école, force est de constater que la qualité semble marquer le pas sur la quantité. Or, l’avènement de l’école citoyenne tant espérée et vers laquelle tendent tous les objectifs de la réforme éducation passe par l’addition de ces éléments. Une équation à deux inconnues donc, que l’on peut résumer ainsi : jamais un sans deux. Une équation dont le résultat, il est vrai, va aider à la fois à mesurer l’étendue des errements du passé et à soutenir les promesses du futur. C’est pourquoi le candidat de l’UMP, parfaitement conscient de cela, propose dans son programme d’"améliorer les performances de notre système éducatif en perfectionnant les outils d’évaluation." "Nous devons disposer, préconise-t-il, d’indicateurs fiables des acquis des élèves pour mieux piloter le système éducatif. La priorité sera, également, d’établir une série d’indicateurs de performance pour mesurer les efforts fournis par chaque établissement scolaire à l’aune des moyens injectés dans le système." Parallèlement à ce qu’il appelle "la bataille de l’efficacité", le Président Ismaïl Omar Guelleh entend "autonomiser l’Enseignement Supérieur et la Recherche : Depuis plus d’une décennie, l’Enseignement Supérieur et la Recherche s’affirment de jour en jour comme étant le fer de lance de notre avenir." Et le Président de déclarer en substance : "Je pense qu’il est temps de leur donner des ailes en leur accordant une autonomie pleine et entière. Une autonomie qui leur attribue les moyens de bâtir un projet d’établissement, de faire des choix stratégiques de recherche et de formation, de mener une véritable politique de recrutement et de gérer un budget global. Une autonomie qui leur donne les moyens et la liberté indispensables pour être plus réactives dans la compétition mondiale de la connaissance." Autant dire que, plus d’une décennie après avoir décidé de redéfinir le mode de fonctionnement de notre système éducatif, nous sommes à mi-chemin de la réforme amorcée sur la base des recommandations issues des Etats Généraux. Autant dire que nous sommes à la croisée des chemins entre ce qui a fait et ce qui devra l’être. Sur ce chapitre, le Schéma directeur 2010-2019, conçu pour guider sur le nouvel itinéraire à partir duquel va se déployer désormais le travail de réformes, ne s’embarrasse pas quant à lui de nuances : "pour  répondre  à cet  enjeu,  la  politique  éducative  2010-2019  place  la  qualité de  l’éducation  au  coeur  des  préoccupations de la stratégie décennale à travers la mise en  place de mesures d’accélération de  l’accès  à l’école pour tous, et de traitements efficaces de la qualité au premier desquels le rétablissement de l'école dans sa mission fondamentale de transmission des connaissances, de compétences et de valeurs. "

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