La solidarité au cœur du programme du candidat de l’UMP
Par I.O.H
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26 mars 2011
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Source: ADI
"C’est dans la solidarité, le patriotisme et la sauvegarde de l’intérêt général que chacun de nous s’accomplira. Car chacun de nous existe par ce que la République de Djibouti existe. Se rassembler, c’est dire non aux égoïsmes qui empêchent certains de voir les véritables enjeux qui déterminent l’avenir du pays."
Cet extrait, emprunté au programme formulé par le candidat de l’UMP dans la perspective des échéances électorales du 8 avril prochain, a ceci de particulier qu’il met l’accent sur un volet important de l’action du chef de l’Etat au cours des douze dernières années : la solidarité.
Conçues dans le seul but de forger une société plus solidaire et donc plus sûre, les réalisations dans ce domaine parlent en effet d’elles-mêmes. Et non seulement par leur nombre, mais aussi et surtout par l’engagement profond qui les détermine : celui de réduire encore et toujours le fossé entre riches et pauvres en tendant la main aux couches les plus vulnérables.
Pour vous donner une petite idée de ce qui a été fait, remontons dans le temps.
En prenant en 1999 les rênes de ce pays, le Président Ismaïl Omar Guelleh lève le voile sur ce que nous allons appeler ici l’aspect humain de son projet de société.
Ainsi, voit le jour un département ministériel en charge de la question de la solidarité nationale.
Conscient qu’on ne pourrait parler de solidarité sans agir contre les inégalités et resserrer les liens entre les différentes catégories sociales, le chef de l’Etat s’est attelé très vite à la tâche.
C’est dans cet élan sans précédent que sont créés aussitôt l’ADETIP et le FSD qui ont mission l’un et l’autre de traduire sur le terrain la volonté manifeste du Président de prendre à bras-le-corps les mille et un maux qui enfreignent à la base le développement social et économique.
Ainsi en est-il de la mise en place de la Banque de Développement de Djibouti dans le but de soutenir la lutte contre la pauvreté en finançant des projets porteurs susceptibles de générer des revenus mais aussi de l’emploi à travers l’instauration et la vulgarisation d’un système de micro crédits.
Cet ensemble, il est vrai, ne pouvait mieux réussir que s’il allait de pair avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce qui faut fait avec le lancement dès janvier 2007 de l’INDS, fruit de la fusion de l’ADEPTIP et du FSD dont l’efficacité n’était plus à démontrer sur le terrain.
Or, un peu moins d’une décennie après leur création, l’idée de réunir leurs forces et de fructifier ainsi les expériences acquises par l’une et l’autre de ces deux agences s’imposait d’elle-même. Il était temps.
Cette stratégie, dont le principal mérite est qu’elle résume à elle seule le long cheminement d’un projet de société –celui-là même que nous venons d’évoquer ci-dessus- désormais mûr, va ouvrir la voie au lancement, près d’une année et demie plus tard, de l’ADDS placée sous l’autorité du Secrétariat d’Etat à la Solidarité lui-même chapeauté par la Primature.
Avec cette nouvelle structure, le combat permanent contre la précarité s’intensifie. Les objectifs aussi. Tout comme le budget alloué à cette fin.
Pour la seule année 2011, l’ADDS, dont la mission se prolonge jusqu’en 2015, est ainsi dotée d’une enveloppe de 90 millions de nos francs pour couvrir ses activités destinées à juguler la pauvreté et soutenir le développement durable à travers tout le pays, y compris les zones les plus reculées et forcément les plus vulnérables.
La solidarité est une affaire de cœur avant d’être celle des décideurs politiques.
Ceci dit, il serait peut-être injuste d’attribuer tout ce qui a réalisé dans ce domaine à la seule action gouvernementale. Et pour cause : dans l’arrière-pays, où la sécheresse et ses effets dévastateurs ont sérieusement entamé la vie des populations nomades, l’appel lancé dernièrement par la Première Dame a immédiatement porté ses fruits.
C’est peu dire que, dans un monde incertain, en quête d’un nouvel ordre et où il est question plus que jamais d’entraide, la solidarité nationale a fait ses preuves.
ONG, mouvements associatifs locaux, commerçants de la place et personnalités se sont très vite mobilisés en faveur de leurs compatriotes durement affectés par cette calamité sans précédent.
Il en va de même pour la construction des cités "Gargar" et "Doumeira", la première destinée aux sinistrés des inondations d’avril 2004, la seconde bâtie au profit des familles de nos hommes tombés sur le champ d’honneur lors de l’agression érythréenne en juin 2008 à la frontière nord.
Nous ne pouvons conclure ce modeste article consacré à la solidarité sans évoquer toute la détermination et toute la générosité derrière la fondation de "Diwan Al-Zakat" instituée en juillet 2004 par décret présidentiel et dont le nom indique clairement la mission : recueillir les donations consenties au titre de la "zakat", pilier de l’Islam et en même temps l’un des enseignements majeurs que l’ère moderne doit à ce dernier.
Une fois ces fonds réunis, cet organisme parraine chaque année un nombre important d’enfants orphelins et procède à des distributions de vivres (et parfois des kits scolaires) aux familles les plus nécessiteuses sur l’ensemble du territoire national.
Il y a de cela un peu moins de 7 ans, au lendemain de la création de "Diwan Al-Zakat", ils étaient 500 orphelins à bénéficier de son action infiniment noble.
En l’espace de quelques années seulement, ce chiffre a triplé.
Ce qui explique largement le succès de la fondation dans son travail de lutte contre la précarité moyennant les préceptes de notre religion.
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