Djibouti / Japon : L’aide japonaise en chiffres
Par MAAS
|
19 mars 2011
1,179 vues
Source: Revue de presse (La Nation)
Formelles de juin 1977 à décembre 1985 au niveau diplomatique, les relations bilatérales djibouto-nipponnes ont depuis franchi différents paliers au gré d’évènements internes et externes qui ont touché l’une et l’autre des deux parties prenantes. Rétrospectives.
La République de Djibouti et le Japon entretiennent des relations bilatérales depuis plus de trois décennies. Plusieurs facteurs ont servi de catalyseurs au raffermissement des liens entre les deux pays.
Le premier épisode date de l’année 1986 avec l’accueil amical que Djibouti avait réservé à quelques 138 ressortissants japonais en provenance du sud yéménite où des troubles politiques avaient éclaté jadis.
L’hospitalité djiboutienne d’alors avait favorisé le réchauffement des relations djibouto-nipponnes. Ainsi, la décennie 90 marque une concentration de l’aide japonaise dans les secteurs de l’éducation, l’eau et des infrastructures.
Le collège Fukuzawa est un symbole fort des chantiers d’écoles que le Japon a financés. D’autres interventions de la coopération japonaise ont permis les travaux d’aménagement du port de Djibouti et la construction des forages d’eau dans la première moitié des années 90.
Puis, un terrible tremblement de terre tue sept mille personnes dans la ville japonaise de Kobé en 1995. Aux lendemains du séisme, Djibouti avait manifesté sa solidarité au peuple Japonais. La solidarité djiboutienne est non seulement allée droit au cœur des sinistrés de Kobé mais aussi des autorités de Tokyo.
Dix années plus tard, la diplomatie nipponne a établi des contacts de proximité avec la partie djiboutienne à travers l’ambassade du Japon d’Addis Abeba qui avait hérité du suivi de la coopération djibouto- japonaise.
Laquelle s’est consolidée au fil du temps.
Le mois d’avril 2008 sonne la signature du mémorandum d’entente relatif au statut des forces d’autodéfense nipponnes stationnées à Djibouti dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime.
L’ouverture aussi d’une ambassade dans la capitale qui est un nouveau palier franchi dans le resserrement des liens entre les deux pays. Année charnière : 2008 s’est caractérisée par un dépassement du seuil des 20 millions de dollars américains sous forme de dons de l’aide japonaise.
A titre de comparaison, l’aide bilatérale japonaise pour l’exercice 2007 dépassait à peine les 2 millions de dollars américains. En 2008, la manne de l’aide japonaise, de l’ordre de 22 millions de dollars américains, avait servi de financement aux projets de développement national dans les domaines de la sécurité alimentaire, du renforcement des capacités de la presse audiovisuelle et du transport maritime grâce à l’acquisition du ferry boat Mohamed Bourhan Kassim, du nom d’un ancien chef coutumier de la région de Tadjourah.
Durant l’exercice 2009, Djibouti a bénéficié de dons au montant cumulé de 35 millions de dollars américains de la part du Japon. L’effort de ce pays ami s’est accentué l’année écoulée en faveur des initiatives de développement du gouvernement djiboutien sur le terrain.
La liste des projets cibles est exhaustive. Citons, entre autres, le don japonais de 770 millions de yens, soit l’équivalent d’un milliard 360 millions de nos francs, au profit du futur centre de formation pour les enseignants des niveaux 1 et 2 de l’enseignement de base, le financement d’un milliard de nos francs de la coopération nipponne qui vise le renforcement de capacités des autorités compétentes dans la lutte contre la soif et la sécheresse sous nos cieux.
Tags
Articles connexes
Le ministre de la Défense préside la cérémonie de commémoration du 22e anniversaire de l’accession de la Gendarmerie nationale à son autonomie
il y a 5 ans
Le ministre de la Défense inspecte le bataillon Hill 8 à Maryama avant son départ pour la Somalie
il y a 5 ans
Insertion socioprofessionnelle des jeunes : l’ANEFIP implante des antennes dans tous les CDC
il y a 5 ans
Reprise des négociations au sujet du barrage sur le Nil
il y a 5 ans
Publicité