1er anniversaire de l’intronisation à Zeïla du 19ème Ogaas des Issas
Par Isman O.
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05 mars 2011
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Source: ADI
Il y a de cela tout juste un an, Zeïla attirait soudain les caméras de télévision. Gardant toujours un œil sur son passé légendaire tout en restant résolument tournée vers l’avenir, la vieille ville abritait en effet ce jour-là la cérémonie d’intronisation du 19ème Ogaas des Issas qui venait d’être désigné.
Cela faisait déjà plus de 15 ans que l’on attendait l’arrivée du successeur de feu Ogaas Hassan Hersi Issa.
Le souverain, qui avait régné pendant 66 ans, avait laissé derrière lui une communauté en paix avec elle-même aussi bien qu’avec les autres en disparaissant un jour d’août 1994 à Dire-Dawa où le site qui abrite son tombeau porte aujourd’hui son nom.
Plus qu’un vide, la place laissée vacante apparaissait dès lors comme un véritable défi que les Issas auront mis 15 ans pour le relever. D’où le « rapt » d’un nouvel Ogaas en septembre 2009.
Sur les pas de ses prédécesseurs, l’Ogaas Moustapha Mohamed Ibrahim, qui préside désormais aux destinées de la confédération Issa, s’était alors rendu lui aussi dans la ville mythique de Zeïla pour y être intronisé à son tour. C’était le 1er mars 2010, plus précisément un lundi.
Il y avait été soumis lui aussi, comme le veut la tradition, à un certain nombre de rites, comme celui du rasage qui s’était tenu la veille sur le site historique de Geed Ogaas.
S’ensuivront le lendemain à Zeïla un bain en mer et une visite guidée sur le sanctuaire d’Ebo Abdallah, ancêtre de la lignée des Ogaas, puis de celui d’Ibrahim Zeïlici, figure emblématique qui, ayant fait de sa vie une profession de foi, avait marqué le passé de la région.
Le choix de la date retenue pour le couronnement du roi des Issas résumait à lui seul toute la philosophie derrière sa désignation.
L’avènement d’un Ogaas étant naturellement soumis à certaines conditions, deux exigences, et non des moindres plus qu’elles s’inspirent directement d’un héritage traditionnel ancestral, avaient déterminé ce choix.
Primo : le sacre du nouvel Ogaas, tout comme celui de chacun de ses dix-huit prédécesseurs, ne pouvait s’accomplir que s’il coïncidait avec la pleine lune.
Secundo : le lundi, jour de piété et de recueillement dans la tradition de notre Prophète (SAW), l’emportait sur le reste de la semaine, et était donc propice à l’organisation des festivités prévues à cet effet.
Le lieu, resté inchangé depuis la naissance de cette véritable institution qu’est l’Ogaas, ne devait être que la ville de Zeïla.
Ce qui fut fait. Avec beaucoup de succès. Et c’est sans doute pourquoi cette date restera gravée dans les mémoires.
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