Violents actes de malveillance à l’issue d’une manifestation de l’opposition

Par YHB | 18 février 2011
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Violents actes de malveillance à l’issue d’une manifestation de l’opposition

Source: ADI

Quelque 500 à 800 personnes selon la police, ont manifesté ce vendredi 18 février devant les sièges des partis d’opposition avenue Nasser, pour dénoncer la tenue de la prochaine élection présidentielle fixée au 8 avril 2011. Les manifestants sont sortis à l’appel des deux coalitions des mouvements de l’opposition l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) et l’Union des Mouvements Démocratiques (UMD). Alors que le gouvernement a donné son autorisation pour l’organisation pacifique de ce rassemblement et ce mouvement d’expression, des débordements et des actes de malveillances ont fort malheureusement eu lieu à la fin du meeting où des jeunes casseurs et délinquants manipulés s’en sont pris aux véhicules circulant à proximité du stade Gouled et tout au long de la route d’Arta, un axe très fréquenté. Le siège de l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD) et l’annexe du parti du Rassemblement Pour le Progrès ‘’RPP’’ à Ambouli, ont été saccagés ainsi que les locaux des Troisième et Quatrième Arrondissements. D’importants dégâts matériels sont enregistrés. Les forces de l’ordre se sont contentées de dispenser les perturbateurs par des tirs de gaz lacrymogènes et à procéder à des arrestations. Le gouvernement djiboutien tient à signaler qu’il rend entièrement responsables les leaders de l’opposition qui ont appelé à cette manifestation et n’ont pas voulu canaliser ensuite leurs partisans afin de prévenir tout débordement. Ils ont quitté le lieu du rassemblement laissant libre cours à des jeunes casseurs qui ont incendiés voitures et camions, saccagé des locaux et lancé des jets de pierres. Des tentatives d’incendie de certains commerces par des groupes mobiles ont été également constatées au centre-ville. Le gouvernement a condamné ces actes de malveillance. Les autorités politiques estiment que l’opposition sera entièrement tenue pour responsable de tout pourrissement de la situation d’autant que certains leaders radicaux appellent volontairement à la casse afin que la situation devient à leurs yeux incontrôlable pour le pouvoir légitime. Le Procureur Général de Djibouti, M. Djama Souleimen, a indiqué ‘’ que par ces agissements irresponsables les leaders de l’opposition ternissent l’image de la démocratie qu’ils sont censés défendre ‘’. Au cours de ce rassemblement les leaders de l’opposition ont tour à tour pris la parole pour dénoncer les amendements apportés à la Constitution il y a une année de cela le 19 avril 2010. Certains dirigeants de l’opposition ont même réclamé le report de cette élection présidentielle. L’opposition n’a pour l’instant présenté aucun candidat sérieux pour faire face au président sortant. L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) regroupe le l’Union pour la Justice et la Démocratie ‘’UJD’’ l’Alliance des Républicains Démocrates ‘’ARD’’ et des partisans de l’ancien MRD dissout. Quant à l’Union des Mouvements des Démocrates, elle est composée du Parti National Démocratique (PND) et du Parti Démocratique Djibouti (PDD).

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