La formation au cœur de la stratégie gouvernementale pour le développement durable
Par Isman O.
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08 février 2011
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Source: ADI
Comment envisager le développement durable dans un pays dépourvu de richesses naturelles ?
C’est le principal écueil sur lequel butte naturellement la politique nationale en matière de développement durable.
Malgré cette évidence, le gouvernement djiboutien, sous la houlette du Président Ismaïl Omar Guelleh, espère inverser la tendance en misant particulièrement sur la qualification et la formation du capital humain.
La pose, dernièrement, de la première pierre du futur complexe universitaire de Djibouti, suivie de celle du centre de formation des enseignants de l’enseignement fondamental, témoignent de l’engagement, et surtout des aspirations immenses qui caractérisent cette approche qui consiste à bâtir une société plus sûre, reposant avant tout sur des ressources humaines qualifiées.
Longtemps ressentie comme une nécessité, souvent considérée comme l’unique porte de sortie permettant d’échapper à la chape du sous-développement et d’entretenir l’espoir d’un avenir moyennant un travail d’innovation aussi intense que décisif, l’idée poursuit son petit bonhomme de chemin.
Mieux : elle est en train de se créer des appuis certains dans le but d’optimiser ses élans futurs. Il était temps.
"Il est tout à fait clair que la question de la formation professionnelle des enseignants, tous cycles confondus, ne se pose plus sous la forme dans laquelle elle se posait hier. Les transformations du paysage économique et technologique de notre pays et du monde exigent une mise à jour régulière et continue des connaissances et du savoir-faire professoral."
Ces petites phrases, empruntées au discours du Président de la République à l’occasion du lancement des travaux de construction du centre de formation destiné aux enseignants du fondamental, en disent long sur sa politique visant à forger les bases d’un développement durable dans un pays n’ayant de richesse que les hommes et femmes qui le peuplent.
Ce qui n’est pas, il est vrai, une sinécure, compte tenu de la multiplicité des obstacles à franchir, de l’énormité des attentes à satisfaire, du degré des exigences à remplir, de l’immensité des efforts à consentir.
Au milieu de cet enchevêtrement des défis à relever, la formation reste l’itinéraire sur lequel va se déployer principalement le futur de notre pays. Oui, le destin de notre chère nation va se jouer désormais en grande partie sur ce terrain-là .
"Demain, avec ces nouvelles infrastructures, comme jamais auparavant, la qualité du savoir et des compétences qui se transmettent et se développent à l’université seront les garants de l'avenir de notre nation."
Voilà une autre citation, également extraite de l’intervention du chef de l’Etat lors de la pose de la première pierre de ce qui deviendra dans un peu moins de deux ans l’université de Djibouti, qui pourrait renseigner sur la façon dont l’exécutif djiboutien entend amorcer le développement durable.
Si elle peut paraître ambitieuse, celle-ci a au moins le mérite d’attirer l’attention sur un volet déterminant : le capital humain.
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