6ème conférence de l’ALDEPAC : la Déclaration de Djibouti

Par Arteh | 07 février 2011
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6ème conférence de l’ALDEPAC : la Déclaration de Djibouti

Source: ADI

A l’issue de la cérémonie de clôture de la 6ème conférence de l’alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe, le pacifique, l’Afrique et les caraïbes (aldepac) tenue à Djibouti, du 5 au 7 février 2011, intitulée « la paix, la sécurité et le développement dans la Corne de l’Afrique », le député Ali Soubaneh a lu les recommandations de l’ALDEPAC. Lire in extenso l’intégralité de la Déclaration de Djibouti. Recommandations d’ALDEPAC du 07 février 2011 sur la paix, la sécurité et le développement dans la Corne de l’Afrique. ALDEPAC, Considérant la conférence de l’alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe, le pacifique, l’Afrique et les caraïbes (aldepac) tenue à Djibouti , du 5 au 7 février 2011, intitulée « la paix, la sécurité et le développement dans la Corne de l’Afrique » ; Considérant l’ouverture officielle par M. Ismail Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, Idriss Arnaoud Ali, président de l’assemblée nationale, Niccolo Rinaldi MPE (Italie), président de l’aldepac et vice-président de l’ADLE (l’alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe) au parlement européen, par Guy Verhofstadt MPE (Belgique), président du groupe ADLE au sein de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE et Mme Hodan Hadji-Mahamoud, Coordinatrice résidente du Systeme des Nations Unies, Représentante du PNUD, et Représentante Résidente de l’UNFPA, Djibouti ; qui ont tous souligné l’importance du rôle politique et stratégique de Djibouti ; Considérant la session portant sur les causes profondes et le contexte global des conflits et développements dans la Corne, co-présidée par Anneli Jaatteenmaki MPE (Finlande) et Etienne Ouedrago (Burkina Faso) ; Considérant la session portant sur comment combattre le terrorisme, co-présidée par Nathalie Griesbeck MPE (France) et Christophe Lutundula Pen’Apala MP (République Démocratique du Congo) ; Considérant la session portant sur la lutte plus efficace contre la piraterie, co-présidée par Catherine Bearder MPE (Royaume Uni) et Netty Baldeh MP (Gambie) ; Considérant la session portant sur les défis humanitaires dans la Corne, co-présidée par Niccolo Rinaldi MPE (Italie) ; Considérant la session portant sur les signes de l’Espoir dans la Corne co-présidée par Johannes C. van Baalen MPE (Pays-Bas), president de LI (Liberial International) et Joseph Mugambe MP (Ouganda) ; Considérant la session de clôture par Cellou Dalein Diallo, ancien premier Ministre de la Guinée Conakry, président de l’UDF, Pr. Magaret Kamar (Kenya), Ministre adjoint de l’Environnement et des Ressources Minérales et ancienne co-présidente de l’ALDEPAC, Moses Mzila Ndlovu, Ministre de la Réconciliation et de l’intégration du Zimbabwe, Ali Soubaneh Atteyeh, membre de la commission de la législation et de l’administration général et délégué ACP-UE du parlement de Djibouti ; Rappelant les résolutions adoptées sur la Côte d’ivoire qui condamnent les tentatives du M. Gbagbo de s’accrocher au pouvoir après la victoire de M. Ouattara, du « Rassemblement des Républicains » (RDR), membre plein de l’International Libéral, le réseau libéral international et la résolution sur le sud Soudan et le résultat du référendum ; Adresse les recommandations suivantes : Les membres d’ALDEPAC : 1. Réaffirment que l’Afrique, avec ses ressources naturelles et humaines exceptionnelles, est un continent d’avenir. L’enjeu sera de combiner le formidable potentiel africain avec les avantages de l’économie de marché et les vertus d’institutions politiques impartiales. 2. Rappellent la riche dimension culturelle et historique de la Corne de l’Afrique. 3. Sont alarmés par la souffrance des populations civiles, guerres, famine, violences et violations envers les femmes, manque de scolarisation ; l’insécurité alimentaire structurelle reste aussi une préoccupation majeure dans la région ; les sécheresses récurrentes, les inondations ont un effet dévastateur sur les populations et sont de nature à provoquer des tensions ethniques et des conflits ; 4. Rappelle que dans la Corne de l’Afrique, c’est aussi la situation des réfugiés et des personnes déplacées au sein de leur propre pays ; c’est aussi la situation des migrants qui viennent « s’échouer » et mourir aux frontières de l’Europe. 5. Font appel à la communauté internationale pour affronter ces problèmes sans hésitation. 6. Rappellent qu’au plan géostratégique, la Corne de l’Afrique revêt une importance stratégique majeure qui en fait la proie de tous les enjeux : 50% du trafic mondial de gaz et de pétrole passe par le Golf d’Aden. 7. Soulignent le rôle politique de Djibouti en tant que partenaire incontournable dont la coopération est éminemment précieuse. Le gouvernement joue un rôle crucial dans la lutte contre le terrorisme et la flibusterie. 8. Se réjouissent d’avancées positives suite au processus de Djibouti, même si la situation en Somalie reste indiscutablement inquiétante. L’AMISOM incarne un rôle pionner en Afrique, en Somalie, mais elle a un urgent besoin de moyens supplémentaires. 9. Réaffirment que l’Afrique et la Communauté internationale ne peuvent pas se résigner à ce que la Somalie devienne un espace de non droit générateur d’instabilité, d’insécurité et de radicalisme. 10. Demandent la relance d’une initiative internationale pour mettre fin aux conflits entre les différents clans en Somalie et une réconciliation inclusive de tous les acteurs, aussi en améliorant la capacité de gouvernement de transition. 11. Félicitent l’UE et l’OTAN de mettre en place ces derniers mois un dispositif maritime anti- piraterie, l’opération navale EUNAVFOR ATALANTA, mais rappelle que la solution durable sera toujours de nature politique et que celle-ci nécessite des mesures rapides au niveau de droit international afin d’éviter toute impunité. 12. Soulignent que pour la première fois en plus de cinquante ans on a une opportunité de paix entre le Nord et le Sud Soudan ; se réjouissent que le référendum se soit déroulé dans des conditions crédibles et transparentes. 13. Invitent la communauté internationale, y compris les pays voisins, à la plus grande générosité pour faire face aux besoins des réfugiés, tant par des ressources financières plus importantes, que des programmes de relocalisation plus ambitieux. 14. Invitent l’Union européenne à ouvrir une ambassade à Juba ; souhaitent que le Sud Soudan puisse devenir membre de l’ACP le plus vite possible pour qu’il ait une relation privilégiée avec l’Union européenne. 15. S’inquiètent pour la situation des abus des droits de l’homme en Erythrée et de son rôle parfois déstabilisateur pour la région. 16. Rappellent que les mécanismes de sécurité collective sont plus nécessaires que jamais. Dans le cadre de la stratégie commune Afrique –UE, il faut soutenir le renforcement des capacités africaines dans le domaine de la gestion des crises, notamment les forces régionales et le système d’alerte rapide. 17. Exigent que l’Afrique soit représentée de façon appropriée dans la gouvernance mondiale, que ce soit au Conseil de sécurité des NU, au G8 (bientôt G14) ou au G20. 18. Invitent les médias à marquer leur intérêt pour la situation de la région qui nécessite une attention accrue de l’opinion publique et mondiale et des acteurs politiques. 19. Invitent tous les parlementaires du réseau ALDEPAC de sensibiliser la société civile sur ceux problèmes afin d’y apporter une réponse appropriée. 20. Rappellent qu’il est essentiel d’engager les institutions sur un parlementarisme vigilant, et interprète des attentes du peuple. 21. Proclament que l’Afrique à besoin des partis libéraux – démocrates pour construire une prospérité à partager. 22. Réaffirment les déclarations précédentes faites à Kigali, Dakar, Lomé, Kampala et Bujumbura, et déclarent solennellement les valeurs de la démocratie libérale comme étant les moyens de relever les défis énumérés dans la présente recommandation.

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