Mohamed Warsama Ragueh Candidat à la présidentielle d’Avril 2011
Par Arteh
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02 février 2011
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Source: ADI
Aujourd’hui en fin d’après midi, Mohamed Warsama Ragueh s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle d’Avril prochain, au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulé au Sheraton Hôtel. Magistrat de formation Mohamed Warsama fut nommé successivement président du tribunal de première instance en 1994, président de la cours d’appel en 2000 et président du conseil constitutionnel en 2005. Ne dépendant d’aucun parti, c’est en qualité d’indépendant qu’il se déclare candidat pour le compte des présidentielles d’Avril 2011. Conviés à cette conférence de presse, les journalistes de la presse écrite et de l’audio visuel ont axé leurs questions sur les raisons de sa candidature, ou encore sur ce qu’il compte défendre comme programme. Pour vous mettre au parfum de cette nouvelle candidature, L’ADI vous propose l’essentiel de cette conférence.
Sa candidature : Je me porte candidat aux élections présidentielles du 8 Avril Prochain parce que la constitution me le permet en tant que djiboutien, âgé de plus de 40 ans, mais également parce que je pense que je peux faire quelque chose pour mes concitoyens les moins chanceux dans la vie. Mon intention est d’aider ceux qui sont pauvres, souffrants et délaissés en leur rendant la vie plus facile à vivre. Dans un pays où la majorité de la population vit au dessous du seuil de pauvreté, le rôle de l’état est d’être au service de ceux qui n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour se déplacer, s’éduquer et se soigner.
L’égalité entre les citoyens : Je veux rétablir le principe d’égalité entre tous les citoyens de la République de Djibouti en bannissant de notre pays le tribalisme et le clanisme. Tous les djiboutiens sont égaux et cela quelque soit leur provenance ou appartenance tribale et clanique. Nous ne voulons nullement vivre dans l’horreur que le tribalisme et le clanisme ont plongé la Somalie voisine. L’égalité permet d’éviter la confrontation qu’engendre systématiquement la haine tribale et clanique. C’est la seule manière de préserver cet îlot de paix qu’est la République de Djibouti dans un contexte géopolitique très instable. Tous les djiboutiens sont égaux devant la loi et ont droit à un procès transparent pour être juger sur la gravité de leur crime et non sur celui d’une quelconque appartenance tribale ou clanique.
Le volet économique : Je préconise l’entrée des djiboutiens dans les capitaux des grandes sociétés existantes tels que l’ONEAD, l’EDD, le PORT, cela permettrait à notre pays de se développer davantage. Actuellement, l’état est le seul actionnaire de la quasi-totalité des entreprises et l’état ne peut à lui tout seul assurer la gérance du patrimoine économique du pays. Il faut accepter que les citoyens participent à l’œuvre économique. Même les grandes puissances ont du mal à gérer leur pays parce que les gens ne sont pas intégrés dans la gestion du tissu économique de leur pays.
Le transport en commun : Il est malheureux de voir à midi sur la place Rimbaud, tous ces gens qui attendent désespérément un bus ou un minibus pour rentrer chez eux. La cause est le peu de professionnalisme qu’affichent les conducteurs des bus et minibus. La création d’une société de transport permettrait une meilleure structuration de ce secteur dans notre pays. Ainsi le transport en commun serait soumis à des circuits diversifiés desservant du coup l’ensemble des quartiers de la capitale.
La CENI : Si nous prenons l’exemple de la Côte d’Ivoire, le président sortant monsieur Bagbo a mis en place une commission électorale indépendante. Pourtant à la fin, nous savons tous que celui-ci n’a point accepté les résultats publiés par cette même commission. Alors que la constitution de cette commission relevait d’un véritable consensus entre le président sortant et son principal adversaire politique. C’est pourquoi, je dis qu’il ne faut guère avoir peur de la CENI.
Le djiboutien et la participation électorale : Pourquoi les djiboutiens se désintéressent de la politique parce qu’il n’y a pas de véritable débat entre les citoyens. Les citoyens sont écartés de toutes les questions se rapportant à la politique et à la gestion électorale. Les djiboutiens doivent se rendre compte que le vote est un droit, renoncer à ce droit c’est renier sa liberté d’expression. L’abstentionnisme est une forme de démission civique qui nuit gravement au principe même de la démocratie. Mais il faut quand même que les gens puissent voter pour pouvoir aspirer à un éventuel changement.
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