‘’ L’EASBRIG doit désormais passer à la phase opérationnelle’’ déclare le Chef de l’Etat djiboutien

Par Arteh | 30 janvier 2011
1,201 vues
‘’ L’EASBRIG doit désormais passer à la phase opérationnelle’’ déclare le Chef de l’Etat djiboutien

Source: ADI

Le Président de la république qui a prononcé, hier une importante allocution à la XVI Session ordinaire de la conférence de l’Union Africaine a demandé aux Chefs d’Etats et de gouvernements une plus grande implication de l’UA aux problèmes de paix et de sécurité que rencontre la région. Le Chef de l’Etat a dans ce sens, rappelé à ces pairs qu’ils étaient réunis ici ‘’pour renforcer notre engagement pour la paix et la sécurité et prendre les mesures nécessaires afin de rendre notre force régionale pleinement opérationnelle’’. Afin de rendre la région plus sure, le Président Ismaïl Omar Guelleh n’a pas manqué de déclarer que ‘’ l’EASBRIG doit désormais passer de la phase de planification à la phase d’opérationnalisation’’. Lire ci-dessous l’intégralité de l’allocution du Président de la république. Les institutions africaines à la fois au niveau régional et au niveau continental ont joué un rôle clé en contribuant à fournir des « solutions africaines aux problèmes africains» et ont pris des mesures importantes dans le renforcement des mécanismes de la paix et la sécurité. Nous nous sommes dotés des mécanismes institutionnels et des outils opérationnels pour non seulement promouvoir mais aussi imposer la paix. En effet, notre continent a atteint un plus grand niveau de paix et de sécurité et c’est ce qui a permis à la plupart des pays africains d’atteindre des niveaux durables de croissance économique et de développement. L'Afrique est sur la bonne voie. Nous sommes ici aujourd'hui pour renforcer notre engagement pour la paix et la sécurité et prendre les mesures nécessaires afin de rendre notre force régionale pleinement opérationnelle. Comme l'un des éléments constitutifs de la Force africaine en attente est la cohésion, nous devons renforcer notre collaboration et la coordination au niveau régional. Il faut aussi réaffirmer notre attachement aux principes de la coexistence pacifique et la coopération. Nous apprécions hautement et nous encourageons le dynamisme et l’engagement de l'Union africaine pour permettre à notre continent de faire face à tous ses problèmes en général et de la paix et les défis de sécurité en particulier. Nous sommes également conscients de notre responsabilité en tant que communauté régionale de prendre les devants pour prévenir et atténuer les conflits au sein de nos frontières. Dans cet esprit, nous sommes ici aujourd'hui pour assister à un moment historique pour notre région et nous allons encore plusieurs étapes à surmonter dans la réalisation de la vision et la mission de EASBRIGCOM. Nous savons tous que lorsque nous avons créé cette institution, nous avions pour objectif d'aider ceux parmi nos frères et sœurs qui étaient confrontés à des défis de sécurité au sein de leurs frontières. La parole est à vous, les chefs d'État et de gouvernement il faut saisir cette occasion et réaliser la vision que nous avions il y a 8 ans de cela lorsque nous avons signé le Protocole portant création du Conseil de paix et de Sécurité de l'Union africaine à Durban, et par la suite lorsque nous avons signé le Protocole d'entente établissant l’EASF en avril 2005. Nous devons comprendre qu’EASBRIG dans sa mission de force d’intervention de l’Afrique de l’Est, mais aussi en tant qu’instrument de prévention de conflit ou de crise majeure dans notre sous-région, se trouve aujourd’hui dans une phase de transition. Cela suppose qu’EASBRIG doit désormais passer de la phase de planification à la phase d’opérationnalisation. Nous nous sommes d’ores et déjà préparés; des manœuvres destinées à évaluer les capacités de regroupement et d’action, dans le cadre du FTX 09 se sont déroulés avec succès à Djibouti en décembre 2009. Par conséquent, en notre qualité de Chef d’Etats et de Gouvernements et conformément aux prérogatives qui nous sont attribuées dans l’article 4 du MOU établissant l’EASF, Il est impératif de tout mettre en œuvre pour renforcer les capacités de planification et d’opérationnalisation de cette institution afin qu’elle puisse s’acquitter de ses tâches dans les meilleures conditions possibles. En outre, en vue de disposer d’une institution plus efficace et plus cohérente dans sa vision et dans ses missions, nous avons besoin du soutien permanent de tous les états membres, et cela à tous les niveaux de consultation et d’action. Nous savons tous que si la sécurité est essentielle pour améliorer la situation en Somalie, la solution ne peut pas être purement militaire. La réconciliation politique est essentielle pour assurer l'avenir de la Somalie. Je voudrais à ce stade, rendre hommage aux victimes des choquants attentats de Kampala l'année dernière. Ce qui s’est passé à Kampala continue de se produire tous les jours en Somalie. Cela est inacceptable. À cet égard, je tiens à féliciter les efforts et les sacrifices de la Mission de l'Union africaine (AMISOM), en Somalie, pour ramener la paix et la sécurité dans ce pays frère. Comme nous sommes bien dans le XXIe siècle, et conscient des défis auxquels ont fait face notre région et nos peuples, nous insistons sur l'impérieuse nécessité de raviver les aspirations de nos peuples pour l'unité, une plus grande solidarité et la cohésion dans une communauté plus large des peuples qui transcende les différences culturelles, idéologiques, ethniques et nationales. Sur cette note, nous considérons les instruments qui régissent notre institution, à savoir le Cadre stratégique pour l'établissement de la Région Afrique de l'Est et le Mémorandum d'accord. Comme nous le savons l'institution a connu beaucoup de changements et dans notre dernière réunion, aux Comores, nous avons convenu de ces changements et nous avons donné des instructions au Secrétariat pour convoquer une réunion d’experts pour développer davantage ces instruments. Messieurs, les deux documents ont été placés en face de nous aujourd'hui pour des discussions, nous devrions accorder à cette question le sérieux qu'elle mérite. Enfin, je voudrais vous souhaiter à tous de fructueuses discussions.

Tags

Partager cette histoire