Face à la violence urbaine
Par Isman.O
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27 janvier 2011
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Source: ADI
Les forces de l’ordre peuvent-elles venir à elles seules à bout de la violence urbaine ? Le débat est plus que jamais lancé tant les scènes de bagarre entre bandes de gamins rivales sont fréquentes qu’elles ont dépassé désormais les limites du supportable. Le seuil de la tolérance vient donc d’être franchi. Dès lors, la question qui se pose est : que faire pour mettre un terme aux jets de pierre qui entravent le quotidien des habitants dans certains quartiers populaires de la capitale, s’étendant parfois jusqu’aux axes routiers et gênant ainsi la circulation ?
Sur ce point-là , les avis divergent naturellement. D’aucuns soutiennent que la solution passe par une action conjointe dont la mise en œuvre regrouperait autour d’une même table parents, police, oulémas, enseignants, mouvements associatifs.
D’autres, les plus hardis, n’en finissent pas de répéter qu’il ne suffit pas de concocter de "beaux discours" et de les débiter à longueur de journée devant les foules pour parvenir à l’éradication du phénomène. Il faut, martèlent-ils, attraper le taureau par les cornes.
Autrement dit, il faut aller droit au but en remontant à la source du phénomène, en coupant les racines du mal. Pour cela, ils agitent la menace de la sanction, criant déjà tolérance zéro contre les "petits fauteurs de troubles", les "hors-la-loi"…. bref, le banditisme en gestation.
Il y a aussi ceux qui préfèrent relativiser, s’égarant très souvent dans de longs exposés qui dont la particularité est qu’ils s’inscrivent à mi-chemin entre la sociologie, la psychologie et la philosophie. Cette dernière catégorie ne compte pas beaucoup de membres mais elle existe.
Oui, elle existe puisque ses membres pensent… que les gamins en sueur armés de lance-pierres et d’objets tranchants qui bravent parfois le dispositif de sécurité dans les rues sont, au-delà de la crise d’adolescence, confrontés à de multiples problèmes. Qui s’appellent quête d’identité, manque de repères, affirmation de soi, perte de confiance… N’avançons pas plus loin au risque de nous laisser entraîner par une vague de théories sans fin.
Quelle que soit la pertinence de toutes ces réflexions, une chose est sûre : la violence urbaine demeure. Pour combien de temps ?
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