Le plaidoyer djiboutien

Par MAAS | 19 janvier 2011
1,157 vues
Le plaidoyer djiboutien

Source: ADI

Le Président de la République, M Ismaïl Omar Guelleh, a prononcé devant ses pairs arabes un discours très remarqué autour de plusieurs points lors du second sommet économique et social de Charm El Cheick de la Ligue arabe. Le chef de l’Etat a abordé du haut de la tribune officielle diverses questions d’intérêt commun devant les dirigeants arabes réunis à Charm El Cheick. La première pensée du chef de l’Etat djiboutien, M Ismaïl Omar Guelleh, est allée d’emblée aux familles des victimes de l’attentat terroriste qui a ciblé une église de la ville égyptienne d’Alexandrie. Des familles éprouvées auxquelles il a présenté ses sincères condoléances au nom de la délégation nationale et du peuple djiboutien. Le chef de l’Etat a également présenté ses sincères condoléances au peuple et au gouvernement égyptien qui selon lequel visait à saper l’unité nationale de l’Egypte. Le chef de l’Exécutif djiboutien a, ensuite, qualifié la rencontre aujourd’hui de réelle opportunité pour le suivi des décisions du premier sommet de la Ligue arabe au Koweït tant sur l'aspect économique ou l'aspect social que l'évaluation des premières actions. Entre autre, le suivi des décisions antérieures est, selon le chef de l’Etat djiboutien, de nature à optimiser la réussite des prochaines initiatives de la Ligue arabe dans les secteurs économique et social. Concernant les liaisons maritimes entre les pays arabes, le Président de la République a déclaré que Djibouti inclut ce projet parmi la liste de ses priorités. Il a réaffirmé la disponibilité de son gouvernement et des autorités compétentes à mettre les infrastructures portuaires modernes du pays au service de la revitalisation du trafic maritime entre les ports des pays arabes, et donc des échanges commerciaux entre les pays arabes. Par ailleurs, la réduction de la fracture numérique demeure l’un des chevaux de bataille du chef de l’Etat djiboutien. L’objectif lui a valu de défendre un projet phare, celui de relier les réseaux Internet des pays arabes. Les exigences de l'époque nécessitent à ses yeux la mise en œuvre du chantier dès que possible. Car le projet est porteur de nombreux avantages tels la baisse du mûr tarifaire des connexions numériques, le partage des données et d’informations et, le maintien de la confidentialité. Le Président de la République a, en outre, mis l’accent sur d’autres chaînes de connectivité qui relieraient les réseaux d’électricité et de chemin de fer. Les deux idées seraient porteuses de coûts moindres pour les usagers arabes en matière d’énergie électrique et de transports en commun. Selon le président Guelleh, les derniers développements de la situation de mise au Moyen Orient imposent aux pays arabes une obligation, celle d’être à l’avant-garde dans l'évolution de la question palestinienne, qui est toujours au point mort, en raison de l'intransigeance israélienne, notamment sa politique continue de colonisation des terres palestiniennes, y compris la ville sainte de Jérusalem. On ne peut pas parler d'un Etat palestinien indépendant quand l’Etat d’Israël soutient la construction des colonies dans les territoires de la Palestine. Enfin, le chef de l’Etat a réaffirmé la volonté de la République de Djibouti de défendre la légalité et la paix en Somalie. Autrement dit, Djibouti fait ce qu’elle peut, a précisé le président Guelleh, pour restaurer le contrôle du gouvernement somalien dans la gestion de ses affaires, en fournissant un soutien logistique dans la formation des forces somaliennes et de la police. Et ce, faut-il rappeler, malgré toutes les difficultés rencontrées par le gouvernement national de transition somalien depuis sa fondation à Djibouti au mois de janvier 2009. Le Président de la République n’a pas manqué d’évoquer la situation qui prévaut en Tunisie, appelant peuple tunisien de l’intérêt général pour surmonter la passe difficile qu’il traverse au présent. Il a appelé de ses vœux un retour à la normale en Tunisie. Un pays avec lequel le nôtre entretient des liens étroits. Au terme du vote du référendum sur l'autodétermination du Sud Soudan, le Soudan vit, explique le chef de l’Etat, un tournant de son existence. Une phase délicate où notre voisin soudanais a besoin du soutien politique et matériel des pays frères arabes si l’on suit jusqu’au bout le raisonnement du chef de l’Exécutif djiboutien.

Tags

Partager cette histoire